7 Courts-Métrages de Thierry Carteret


ORIGINE
France
7 Courts-Métrages de Thierry Carteret Affiche

REALISATION

Thierry Carteret

INTERPRETES
Xavier Carteret
Frédéric Mouton
Clarisse Hetzel
Thierry Carteret
AUTEUR DE L'ARTICLE: André Quintaine
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Critique 7 Courts-Métrages de Thierry Carteret
{Photo 1 de 7 Courts-Métrages de Thierry Carteret} Depuis 1993, Thierry Carteret réalise, avec grosso modo la même équipe, des courts-métrages en Super 8 ou vidéo. Il aborde un fantastique poétique, plutôt que trash comme on en a plus généralement l'habitude ici.

Son premier court-métrage est ECHEC ET MORT, qui comme son titre l'indique, s'articule autour d'une partie d'échecs dont l'issue sera fatale. On retrouve le goût du réalisateur pour les personnages torturés dans son second film, SKIZONYRIK, mis en scène en 1994 et qui se déroule cette fois-ci en extérieur, dans une forêt morte. Plus joyeux est assurément LA SOUPE, réalisé l'année suivante. En super 8, le film trace la cueillette joyeuse de champignons par un gnome qui va ensuite s'affairer à cuisiner ce qu'il aura ramassé dans les bois. La même année, Thierry Carteret met en scène LA PANNE, un cou{Photo 2 de 7 Courts-Métrages de Thierry Carteret} rt-métrage plus classique, plus facile d'accès que ses deux premiers et qui pourrait ressembler à un Slasher dans lequel un jeune homme est traqué chez lui par une espèce de monstre. Dans PLANETE MORTE qui se déroule dans un avenir lointain, Thierry Carteret nous fait assister aux dernières images tournées sur Terre par une équipe d'explorateurs ; la planète ayant été dévastée par une catastrophe. Dans ROBIN DES VILLES, un jeune garçon vole un homme qui était en train de retirer de l'argent à un distributeur automatique. Ce dernier va lui en vouloir à mort et pourtant finalement laisser tomber... Pourquoi ?

Ces 6 films sont d'une durée courte, variant entre 3 et une dizaine de minutes. A chaque fois, Thierry Carteret nous offre des films différents, métaphoriques, avec délires visuels (ECHEC ET MORT), psych{Photo 3 de 7 Courts-Métrages de Thierry Carteret} o-analytique (SKIZONYRIK), gentiment féerique et proche de l'univers des contes (LA SOUPE), social (ROBIN DES VILLES), d'anticipation (PLANETE MORTE).

Le court-métrage est un format souvent ingrat. Le spectateur attend toujours un petit quelque chose de plus de la part de ces films : une idée originale, une chute renversante... Avec ECHEC ET MORT et SKIZONYRIK, Thierry Carteret nous offre des films plus intellectualisés. En ce qui concerne les autres films, ils sont plus faciles d'accès. LA PANNE et ROBIN DES VILLE fonctionnent sur leur chute. Celle du premier est prévisible, celle du second laisse à réfléchir. PLANETE MORTE mériterait sans doute d'être développé plus longuement. Quant à LA SOUPE, le film est réussi mais n'a pas vraiment de sens.

Plus ambitieux est le dernier projet de Thierry Carteret : R{Photo 4 de 7 Courts-Métrages de Thierry Carteret} EFLEXIONS DANS L'AU-DELA, c'est aussi son film le plus long puisqu'il atteint les 20 minutes. Le film est adapté d'une nouvelle et cela se ressent immédiatement puisque le réalisateur utilise beaucoup la voix off ; les dialogues font également théâtraux. Il y est question d'un homme qui vient de perdre son épouse. Une espèce de Diable apparaît à lui et va se mettre à le tourmenter. On aurait apprécié que le film soit moins abstrait. Si l'on accepte de revoir plusieurs fois un David Lynch pour essayer de comprendre de quoi il est question, il en est autrement pour un film amateur, tourné en vidéo avec des acteurs peu crédibles. C'est d'autant plus dommage que le film est particulièrement soigné. Influencé par l'expressionnisme et plus généralement par le cinéma muet, Thierry Carteret nous plonge dans une atmosphère étrange. L'ambiance est sombre, désespérée. Les angles de vues sont inquiétants, tout comme le noir et blanc. Le Diable qui tourmente le héros est franchement angoissant avec son visage blafard, ses yeux cernés de noir et sa manie de parler à l'envers. Il y a des idées farfelues qui renforcent le décalage avec la réalité et qui mettent mal à l'aise, comme l'image du héros s'évertuant à creuser la terre tous les jours à la même heure par exemple, ou encore le diable se déplaçant constamment avec une échelle pour être plus grand.

Si l'intérêt que l'on portera aux différents films de Thierry Carteret est aussi varié que les genres qu'ils abordent, leur qualité, elle, est constante. Les curieux pourront s'aventurer sans risque sur le site du réalisateur pour en savoir plus : http://thierry.carteret.free.fr/.

André Quintaine
22/12/2009
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