Adios Sabata

Indio Black
Sai che ti dico : sei un gran Figlio di...


ORIGINE
Italie
Adios Sabata Affiche

ANNEE
1970
REALISATION

Gianfranco Parolini

INTERPRETES
Yul Brynner
Dean Reed
Pedro Sanchez
Gerard Herter
Critique Adios Sabata
{Photo 1 de Adios Sabata} Indio Black (alias Sabata dans la VF !) se joint à la révolution mexicaine dans sa lutte contre l'occupant autrichien. Accessoirement, il cherche aussi à s'emparer d'un chargement d'or...

Après Sartana et Sabata, Frank Kramer crée ici un troisième héros : Indio Black ! Un héros un peu fait dans le même moule, vêtements noirs et arme bizarre à l'appui. Dans certains pays, dont la France, ce film a d'ailleurs été exploité comme une nouvelle aventure de Sabata !

Yul Brynner personnifie magnifiquement Indio Black, avec son regard de glace à faire pâlir un mort.{Photo 2 de Adios Sabata} Tout de noir vêtu, il n'a pas beaucoup changé depuis les 7 MERCENAIRES... Beaucoup moins ironique que le Lee Van Cleef des SABATA, Yul Brynner, un étrange fusil au poing, campe un héros classique mais superbe.

A ses côtés Pedro Sanchez, cette fois en révolutionnaire mexicain, un acrobate, un lanceur de billes d'acier muet (deux types de personnages que l'on retrouve dans les SABATA, sous des formes légèrement différentes) et un allié ambigu, petit malin qui tente de récupérer le magot pour son propre compte. Cet équivalent du Banjo de SABATA ou du personnagede Reiner Schöne dans LE RETOUR... est ici interprété par l'incroyable Dean Reed. Un sosie de Roger Moore dans un rôle... à la Roger Moore ! Etonnant : on s'attendrait presque à entendre la célèbre musique du Saint d'un instant à l'autre...

Comme dans les SABATA, l'intrigue n'est qu'un prétexte à l'action. La révolution mexicaine est seulement esquissée, et nous ne sommes évidemment pas en présence d'un film comme les très bons EL MERCENARIO ou COMPANEROS de Sergio Corbucci. Bien qu'il conte aussi la venue d'un gringo parmi des révolutionnaires... Contrairement au second SABATA, qui vire à la comédie pure, le ton est ici plutôt sérieux, à l'image de la belle musique morriconnienne de Bruno Nicolaï. Les figurants tombent comme des mouches, et le méchant principal est vraiment méchant. Comme lorsqu'il s'amuse à tirer sur des peones en fuite dans une scène qui rappelle les jeux du major Jackson de DJANGO. L'excellent Gerard Herter qui le personnifie s'amusera d'ailleurs un peu de la même façon dans le sympathique LOS MACHOS di Giovanni Fago.

A part le curieux fusil à canon court de Indio, au rayon gadgets, on trouve : un journal intime qui cache de la nitroglycérine et, coup de génie, une maquette de bateau dont les canons tirent pour de bon ! Même le méchant a son gadget... Rappelons que c'est quand même la marque de fabrique de Frank Kramer.

Le film exploite bien le bon budget dont il a visiblement disposé : figurants et explosions sont au programme. Comme à l'habitude chez Kramer, il témoigne d'une réalisation et d'une photo soignées. L'aventure se suit avec beaucoup de plaisir, et l'on ne s'ennuie jamais - sans pour autant être en présence d'un grand western européen.

Patryck Ficini
22/12/2009
Cet article est paru dans Sueurs Froides n°27
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AUTEUR DE L'ARTICLE: Patryck Ficini
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