Anecdotes et impressions sur le tournage de Zombi Killer par le staff technique


Anecdotes et impressions sur le tournage de Zombi Killer par le staff technique Affiche

AUTEUR DE L'ARTICLE: Antoine Cervero et Stéphanie Michel
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Critique Anecdotes et impressions sur le tournage
{Photo 1 de Anecdotes et impressions sur le tournage de Zombi Killer par le staff technique} Durant toute l'année 2018, Sin'Art fête les 25 ans de Zombi Killer, réalisé en 1993 par Joe Blood Benson et réédité en DVD en 2016.

À cette occasion, les bénévoles de l'association ont réalisé une édition particulièrement riche comprenant des bonus sur le DVD mais également un booklet de 24 pages accompagnant le film et dont nous allons partager les contenus.

Nous commençons avec les impressions de tournage de l'équipe tirées du booklet.


Anecdotes et impressions sur le tournage de ZK par le staff technique :

ANTOINE CERVERO

Maquilleur/directeur en effets spéciaux qui a fait ses preuves lors de nombreux tournages cinématographiques avec entre autres : Jean-Pierre Mocky, Joe Blood Benson, NG Mount, Richard J Thompson...

Directeur de l'atelier « L'Antre De Neptune » de 1997 à 2004

Comédien et figurant sur de nombreux courts et moyens métrages

Réalisateur du Péplum fantastique « EURYDICE »

Rédacteur des fanzines

• Moviegame - 1990

• Sylvanabella - 1996

• L'Antre de Neptune - 2004



Tout d'abord, je voudrais en profiter pour dire ici que le tournage de ZK a été et restera pour moi une expérience extraordinaire,

Tout d'abord, Franck m'a offert la possibilité de travailler et de collaborer à un film auquel je suis très fier d'avoir pu participer en tant que{Photo 2 de Anecdotes et impressions sur le tournage de Zombi Killer par le staff technique} maquilleur/prothésiste.

J'ai en effet eu la charge de concevoir les prothèses des zombies ainsi que les maquillages gores que l'on peut admirer sur ce film. Pour ce faire, j'ai bénéficié de l'aide de Stéphanie Michel et de Laurent « Celtik » Bleunven que je tiens par ailleurs, à remercier.

Mais remontons plutôt à la genèse de ZK. Tout d'abord, Le film repose sur le désir que Franck a eu de créer un univers, j'oserais dire, un monde ! Après tout, si l'on s'accorde bien à dire que M. Bava, A. Hitchcock ou J. Rollin ont créé leur univers, leurs mythologies ; alors on peut dire qu'il en va de même concernant Franck et son ZK !

ZK c'est tellement de choses... Nous avons tous énormément fantasmé sur cette histoire avant de la tourner ensemble, et puis le tournage a commencé, avec ses fous rires et ses grincements de dents, mais ça... C'est normal. Chaque week-end, le tournage reprenait, toujours intéressant, en dépit des problèmes. Et la bonne humeur reprenait invariablement ses droits malgré les difficultés et le manque de moyens !

Pour moi, ce film a du caractère. Il est en total démarquage avec ces films plutôt « Z » auxquels on voudrait l'assimiler. Dans ZK, il y a en plus de l'humour, parfois volontaire et parfois non. Il y a comme un mystère, ces scènes quasi oniriques. Il y a la séquence très bien troussée de la marche des morts-vivants au ralenti, écumant la plaine comme les spectres d'une guerre perdue... La scène du zombie brûlé au bras, bravo au comédien pour avoir pris ce risque de tourner sans « filet », il y a ce duo épatant d'acteurs entre Sylvaine Charlet et Guy Godefroy et enfin, il y a ce montage hyper cut qui provoque une montée rapide du climax avec ses points culminants que sont la séquence de l'oeil arraché, l'attaque des morts-vivants et la mort de Chuck.

Citons pour finir, la « Première » au bar Le Comte Dracula dans le 12ème arrondissement de Paris en présence de 60 personnes et d'une partie de l'équipe de Mad Movies et qui restera gravée dans ma mémoire...

Bien sûr, en son temps, le film a eu droit à des critiques, pas forcément malveillantes, de gens qui n'ont pas compris je pense la richesse et la poésie de ce film ! Je crois qu'il y a définitivement un côté désespéré dans ZK et là naturellement, je fais référence à la scène finale où Chuck (superbe Claude Becquet !) déambule dans l'usine désaffectée et à sa fin tragique, sa transformation en zombie, qui ne figure pas dans le director's cut de 2006 mais qui est dans la version originale.

STEPHANIE MICHEL

L'épopée ZK

Après avoir tourné dans la cave sous la boutique vidéo du célèbre NG Mount, en tant quecomédienne tenant les décors du retentissant Dinosaur From The deep (c'est quand même moi sur la jaquette !!!), grâce à Joe Blood Benson, j'ai retrouvé le bon air d'une nature envahie de Zombies (dont je faisais partie)... Hé oui, je joue pas moins de 3 rôles de zombies sur ce film !! (mais il y en a un qui est passé à la trappe au montage, le premier). Il faut dire qu'à ce moment-là, nous étions tous de véritables débutants : maquillages réalisés à l'aide de gouache, sang Buitoni aux raviolis... Et le soir, lorsque nous regardions les rushes tous ensemble, nous nous rendions compte qu'il faudrait rapidement progresser. Aussi, avons-nous mis tout le monde à contribution et je pense notamment que JBB peut remercier La Poste de Paris Conservatoire pour son vivier d'acteurs, Guerrisold pour ses magnifiques costumes d'époque et maman pour sa confiture de mûres, qui a meilleur goût que les raviolis froids, ah ! J'oubliais Leader Price pour sa farine qui donne ce petit côté « Romero » aux zombies et bien sûr Kronenbourg qui nous a permis de supporter ce froid glacial quand nous tournions sur le champ de tir de l'armée à Maisons-Laffitte en région parisienne en plein mois de novembre. Des anecdotes il y en a tellement, mais en gros, nous n'avons fait que nous marrer durant tout le tournage ! Il y a d'abord cette scène de l'éventration, avec Philippe « Détache-les » Bono (le comédien éventré) pendant laquelle celui-ci était mort de rire tellement nous le chatouillions (alors que nous sommes censés le déchiqueter). JBB a été obligé de monter le son en « off » et a dû faire un maximum de gros plans pour éviter qu'on ne voie qu'il se bidonne. Il y a ensuite la scène de l'énucléation pendant laquelle Claude « Chuck » Becquet se met tout à coup à nous sortir toute sa tirade en breton ??? Et enfin, il y a celles avec Christian « lada » Letargat, celui qui jouait tous les rôles de morts. Hé bien, un jour JBB a oublié qu'on l'avait enterré pour les besoins d'un plan et en reculant avec sa camera alors qu'il filmait, lui a marché dessus !!... Un autre jour, lors du tournage de la scène des radiations dans l'usine, on a fait boire à Christian une mixture qui devait s'apparenter à un curieux vomi, et du coup nous lui avons refilé du lait mélangé avec du shampooing. Hé bien, il a super bien joué, nous avions l'impression que cela lui sortait des tripes !... Bon, voila pour l'anecdote. Mais nous avons encore quelques idées en réserve pour nous marrer, alors pouvez-vous nous aider et signer la pétition réclamant à Joe Blood Benson la suite de Zombi Killer car nous avons tous envie de rempiler pour Zombi Killer 2.

Antoine Cervero et Stéphanie Michel
24/03/2018
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