Biohazardous


ORIGINE
USA
Biohazardous Affiche

ANNEE
2002
REALISATION

Michael J. Hein

INTERPRETES
Sprague Grayden
Al Thompson
Will Dunham
AUTEUR DE L'ARTICLE: Xavier Adam
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Critique Biohazardous
{Photo 1 de Biohazardous} Jamais un film n'aura aussi bien traité des désastres causés par la délocalisation d'entreprises ! Depuis son implantation dans une paisible petite bourgade du New Jersey, l'occulte laboratoire de recherche Gentech attire les foudres du voisinage. Et pour cause, derrière ce grillage électrifié, à l'abri des regards, s'y trame d'étranges expériences pas très catholiques ! Une nuit, un prêtre, ses acolytes ainsi qu'une bande de jeunes décident d'improviser une petite visite touristique. Ils ont mal choisi leur jour, ou plutôt leur nuit, car un incident a transformé tous les employés du complexe en zombies affam{Photo 2 de Biohazardous} és...

Il y a d'abord cette évidence : Biohazardous n'apporte rien de bien original au genre. Terriblement prévisible, le métrage ne peut empêcher la routine de s'installer peu à peu, en fait au fur et à mesure que le film avance. Les protagonistes sont très vite prisonniers du complexe scientifique, ce qui implique une limitation des actions et des possibilités. En peu de temps, on se retrouve devant un schéma répétitif : attaque des zombies/riposte à l'arme de poing/fuite dans les couloirs. Certes, me direz-vous, cette trame est plutôt caractéristique du film de zombies.

Mis à part le fond qui est peu inve{Photo 3 de Biohazardous} ntif, le film est réussi sur le plan artistique et technique. A quelques exceptions près, les comédiens sont assez crédibles. Sans pour autant briller par leur interprétation, ils restent naturels. La réalisation, peu dynamique, s'essaye par moments à quelques angles de vue fort intéressants qui, avec ces lumières acidulées vertes et violettes, confèrent au film un aspect très comics. D'ailleurs, on peut remarquer qu'en dépit des faibles moyens, un soin tout particulier a été prêté à la photographie, preuve irréfutable de la bonne volonté et de la démarche sincère du réalisateur. De même, les maquillages gores font montre d'un indiscutable savoir-faire. C'est un domaine dans lequel le réalisateur Michael J. Hein n'est pas néophyte puisqu'il a prêté ses talents à une poignée de films indépendants, comme ACTS OF WORSHIPS par exemple... Mais ici, c'est Anthony Pepe (qui apparaît également dans le film dans le rôle d'un propriétaire de supérette indien appelé Apu) qui prend en charge le gros oeuvre. Cela va du petit grignotage de bras ou de cou, aux maquillages faciaux des zombies, en passant par une paire d'éviscérations et une éventration à la tronçonneuse. Le clou du spectacle reste néanmoins un super zombie, impressionnant molosse d'une vigueur peu banale et pièce maîtresse des expériences du laboratoire. Il fait son entrée tardive mais remarquée dans le dernier quart d'heure.

Truffé de références aux films du genre (un scientifique se nomme Fulci, un reporter télé Romero ; le nom de code du projet scientifique est ROTLD...), BIOHAZARDOUS se révèle être un bon film indépendant à conseiller à tout fan de films de zombies. Côté bonus, à part une bande-annonce et une galerie photos, rien de bien passionnant à se mettre sous la dent mis a part peut-être un commentaire audio qui est très rare dans ce genre de production.

Xavier Adam
22/12/2009
Cet article est paru dans Sueurs Froides n°29
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