Black House

Geomeun jip


ORIGINE
Corée
Black House Affiche

ANNEE
2007
REALISATION

Terra Shin

INTERPRETES
Jeong-min Hwang
Jeong-min Hwang
In-gi Jung
Shin-il Kang
Seo-hyeong Kim
Critique Black House
{Photo 1 de Black House} Film d'épouvante coréen, BLACK HOUSE est le remake d'un métrage japonais homonyme de 1999. Basée sur un roman réputé de Yusuke Kishi, le métrage débute de manière intrigante en proposant des personnages intéressants et originaux. Le « héros », Jun Oh, est un homme sans histoire, à la vie d'une rassurante banalité. Il enquête pour une compagnie d'assurances et se doit de démêler le vrai du faux afin d'éviter les arnaques en tous genres. Un jour, Jun Oh reçoit un appel téléphonique de détresse et atterrit chez un homme qui souhaite renégocier son contrat d'assurance. Mais l'employé découvre rapidement le fils de son client pendu et quoique la police semble convaincue qu'il s'agisse d'un suicide, Jun Oh mène son enquête. Rapidement, il parvient à la conclusion que son client, un psychopathe redoutable, a assassiné son f{Photo 2 de Black House} ils pour toucher la prime...et qu'il pourrait être tenté de supprimer également sa charmante épouse.

BLACK HOUSE débute comme un thriller réaliste, glauque et bien noir, riche en atmosphère, en suspense et en mystère. Hwang Jeong-Min, dans le rôle principal, se montre d'ailleurs parfaitement à la hauteur en composant un personnage de travailleur sans histoire, marqué par un traumatisme enfantin, décidé à prouver la culpabilité de son client psychopathe. Installant son ambiance en usant d'un rythme lent, bercé par de douces mélopées au piano, BLACK HOUSE, durant environ 50 minutes, apparaît comme une belle réussite qui développe un climat poisseux et oppressant. Oui mais voilà, les 50 minutes suivantes sont résolument...euh...différentes !

En effet le cinéaste change totalement son fusil d'épaule au terme de la pre{Photo 3 de Black House} mière heure de projection, délaissant le thriller pour une sorte de slasher décomplexé et excessif. Un twist (bien prévisible !) survient à mi-film et oblige le réalisateur à prendre une toute autre approche que précédemment. Ayant épuisé la plupart de ses cartouches « à suspense », BLACK HOUSE se vautre alors dans la surenchère en lançant aux trousses de son héros (et de sa copine) un meurtrier quasiment invincible pouvant donner des leçons d'endurance à Jason Voorhees ou Michael Myers. Difficile de ne pas sourciller devant les excès de la dernière demi-heure, laquelle se complait dans les effets gore, les rebondissements idiots et les scènes improbables voire totalement incroyables.

BLACK HOUSE amorce aussi quelques sous-intrigues mais les expédie sans beaucoup de subtilités avant de sacrifier (au sens figuré et{Photo 4 de Black House} parfois au sens propre) ses personnages secondaires modelés à la truelle. Dommage car davantage de rigueur aurait crédibilisé un métrage en ayant grand besoin, d'autant que bien des scènes resteront inexpliquées et que le climax versera allègrement dans le portnawak le plus complet.

Difficile de ne pas rigoler doucement devant ce brave agent d'assurance partant secourir sa fiancée captive du grand méchant loup psychopathe, seul et sans arme. Difficile également de prendre au sérieux le jeu du chat et de la souris qui s'ensuit même si le cinéaste se permet des joyeusetés sympathiques telle une clé plantée en plein œil et retirée dans un flot écarlate bienvenu

Production coréenne oblige les flics sont de parfaits incapables se fichant de protéger le citoyen et il pleut toujours aux moments opportuns, permettant de classiques mais toujours agréables plans nocturnes sous une belle averse. Bref, rien à redire au niveau du visuel et des coquetteries cinématographiques à condition de n'être pas encore lassé de cet esthétique « tape à l'œil », devenue une norme au Pays du Matin Calme.

BLACK HOUSE débute donc comme un suspense rigoureux avant de basculer dans un territoire beaucoup plus « bis », où règnent l'excès, les meurtres spectaculaires et les séquences outrancières. Bref, le cinéaste ne sait pas sur quel pied danser et le grand écart entre le réalisme angoissant de la première partie et l'outrance sanglante de la seconde laissera dubitatif la majorité du public. Pour les autres, qui apprécient les conclusions abracadabrantes et grandguignolesques, le métrage se laissera suivre sans enthousiasme mais sans déplaisir.

Frédéric Pizzoferrato
22/12/2009
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Sueurs Froides.fr > Critique > Asian Scans
AUTEUR DE L'ARTICLE: Frédéric Pizzoferrato
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