Body girls


ORIGINE
Usa
Body girls Affiche

ANNEE
1983
REALISATION

Bob Chinn

INTERPRETES
Hyapatia Lee
Bud Lee
Erica Boyer
Shanna McCullough
AUTEUR DE L'ARTICLE: Frédéric Pizzoferrato
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Critique Body girls
{Photo 1 de Body girls} Puisqu'ils sont rassemblés sur le même DVD, il est intéressant de comparer LET's GET PHYSICAL et BODY GIRLS, tournés à la même période charnière de l'Histoire du X par le même cinéaste (Bob Chinn) et écrits par le même couple (Hyapathia Lee et Bud Lee). Tous deux se déroulent en outre dans un environnement semblable, une école de danse pour le premier, un club de sport pour le second. Réalisés à la fin de ce qu'il est convenu d'appeler « l'âge d'or du hard » (une période qui s'étend, grosso modo, sur une décade, de 1973 à 1983), ces deux longs-métrages témoignent de deux orientations ultérieures de la pornographie. LET's GET PHY{Photo 2 de Body girls} SICAL se révèle encore fermement ancré dans les principes des seventies et du porno chic : la dramaturgie y fait jeu égal avec les scènes chaudes et le film développe un véritable scénario qui se soucie de présenter des personnages crédibles servis par des comédiens relativement convaincants. Les scènes X, intégrées à l'intrigues, restent peu nombreuses (six) et sont filmées de manière plus érotique que gynécologique, laissant la part belle aux préliminaires, baisers et autres caresses. Le film est en outre joliment photographié et annonce ce qui deviendra, par la suite, le porno pour couple ou porno romantique. Bref, nous somme{Photo 3 de Body girls} s dans un cinéma érotique « hard » que qualité.

BODY GIRLS, pour sa part, suit une autre voie : le récit est similaire (les turpitudes des adeptes d'un cour de culturisme) mais délaisse rapidement toute ambition scénaristique pour aligner les scènes chaudes, nettement plus présentes (neuf... dont sept impliquent la star Hyapathia Lee!) et beaucoup plus longues (l'inévitable orgie dépasse les vingt minutes !). Le film reste cependant amusant avec quelques passages gorgés d'un humour gras et forcément situé en dessous de la ceinture qui rappelle les comédies américaines de l'époque (style PORKY's ou AMERICAN COLLEGE) sans oublier quelques clins d'œil et référence (comme Arnold Ferrigno). Tout cela annonce ce que sera la seconde moitié des années '80 pour le X américains : des films bénéficiant encore d'un certain savoir-faire mais assez quelconques et impersonnels, sans l'originalité prévalant durant la précédente décennie. Bref, des titres pas désagréables à regarder, loin de là (les comédiennes ont un physique certes déjà stéréotypés mais sans les excès de silicone à venir), emballés de manière compétente (le bâclage des tournages à la chaine n'est pas encore de mise) mais qui se contentent de ressasser les mêmes clichés, les mêmes performances sexuelles agencées de manière mécanique (girl on girl, triolisme, orgie en guise de climax).

Si BODY GIRLS trahit son statut de production porno de consommation courante, la mise en scène, fonctionnelle, n'est toutefois pas bâclée et la photographie est typique du genre au milieu des années '80, avant la déferlante des sous-produits vidéo. Ici, nous sommes encore devant du 35 millimètre bien mis en valeur par la belle restauration proposée par Vinegard Syndrome. Le tout se laisse donc voir sans déplaisir (Hyapathia Lee, Erica Boyer et leurs copines rendent l'entreprise attrayante) mais sans laisser de souvenir particulier.

Frédéric Pizzoferrato
23/03/2017
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