Bread and Circus


ORIGINE
Norvège
Bread and Circus Affiche

ANNEE
2003
REALISATION

Martin Loke

INTERPRETES
Martin Loke
Miriam Johansson
Benjamin Rørstad
Oliver Boullet
Magne Jahrestein
AUTEUR DE L'ARTICLE: André Quintaine
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Critique Bread and Circus
{Photo 1 de Bread and Circus} Dès le premier coup d'œil, BREAD AND CIRCUS fait tout de suite penser à BAD TASTE. La mise en scène, les mouvements de caméra, le montage et l'utilisation de la musique pour combler le fond sonore rappellent irrémédiablement le film de Peter Jackson. L'humour qui y est présent continuellement renforce également cet aspect des choses. Et l'on en est encore plus persuadé lorsque les premières scènes gores arrivent.

Malheureusement, le film n'insiste pas longtemps dans le domaine du sanglant rigolard et gerbant. Il préfère se concentrer sur son côté symbolique.

B{Photo 2 de Bread and Circus} READ AND CIRCUS est en effet un film indépendant qui a quelque chose à dire. La première scène met dans le bain. On assiste à un accouchement. C'est un homme adulte qui sort d'un vagin. En fait, le vagin se trouve au beau milieu d'une prairie. L'homme tout nu se met à pleurer comme le ferait un nouveau-né. Un moine arrive alors, coupe le cordon ombilical et lui fait prendre une douche. Ensuite, il l'habille comme le commercial moyen. A l'aide de menottes, le moine attache une petite valise au poignet du " nouveau-né " et l'envoie prendre un petit chemin fléché. Il est{Photo 3 de Bread and Circus} sensé livrer la valise à un autre moine. En cours de route, un homme armé d'un pistolet tire dans la valise qui s'ouvre. A l'intérieur, il n'y a que des feuilles blanches. Le " nouveau-né " quitte alors le chemin pourtant bien fléché pour faire quelques pas dans l'herbe et retrouver le type qui lui a tiré dessus. Celui-ci lui explique que les citoyens qui se sont éloignés du système se sont retrouvés dans cette forêt. Livrés à eux-mêmes, ils se sont transformés en zombies, et s'entredévorent.

Pourtant, de cette trame plutôt sympathique des premières minutes de film{Photo 4 de Bread and Circus} , le réalisateur s'éloigne assez rapidement pour se concentrer cette fois-ci sur une histoire plus symbolique encore. Il ne m'a pas vraiment été possible de comprendre la substantifique moelle de BREAD AND CIRCUS, mais nul doute que plusieurs visions suffiraient à éclairer ma lanterne. Le problème est que, même si le message du réalisateur est sans doute intéressant, son film ne donne pas vraiment envie de s'y pencher plusieurs fois. On ne s'y ennuie pas vraiment, le film est plutôt original dans sa réalisation, il y a même pas mal de scènes d'action et même un peu de gore, mais, on ne s'intéresse toujours pas à ce qui se passe à l'écran.

Peut être que BREAD AND CIRCUS était un projet quelque peu trop ambitieux. BAD TASTE était peut-être inepte, mais ses ambitions étaient simples et Peter Jackson les remplissaient sans problème. Au final, on obtient un film puissamment jouissif. BREAD AND CIRCUS, quant à lui, ne fonctionne pas car il reste trop obscur. Les scènes sont sympathiques à regarder mais mises bout à bout, on a un peu trop l'impression de regarder quelque chose qui n'a aucune cohésion et ça devient vite gavant à la longue.

André Quintaine
22/12/2009
Cet article est paru dans Sueurs Froides n°17
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