Breeders


ORIGINE
USA
Breeders Affiche

ANNEE
1986
REALISATION

Tim Kincaid

INTERPRETES
Teresa Farley
Lance Lewman
frances Raines
Natalie O'Connell
Amy Bretano
AUTEUR DE L'ARTICLE: André Quintaine
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Critique Breeders
{Photo 1 de Breeders} Dans le New York des années 80, un alien recrute de jolies jeunes filles pour engendrer une race nouvelle. BREEDERS fait partie de ces séries B/Z injustement méprisées. Pourtant, aussi fauché et racoleur qu'il soit, BREEDERS est un honnête produit.

Déjà, pour commencer, il faut savoir que le film regorge de filles toutes plus attirantes les unes que les autres. Chacune possède une plastique superbe et porte coiffure et maquillage à la mode désuète mais attendrissante des années 80 (une grande décennie, je vous le dis). En outre, elles nous offrent un échantillon de formes de poitrine tout à fait intéressant. Il faut savoir que la première chose que chacune de ces demoiselles fait au moment où elles apparaissent pour la première fois devant la caméra est de se déshabiller. Certes, les prétextes pour arriver au déballage ne sont pas toujours très opportuns. Ils sont même parfois particuliè{Photo 2 de Breeders} rement risibles. J'adore la toute première scène de ce type, où la jeune femme s'envoie de la cocaïne (ou de l'héroïne, je sais jamais) dans les narines avant de se déshabiller pour faire de l'aérobic complètement nue devant la grande baie vitrée. Il y a aussi ce moment d'anthologie où une infirmière vierge et très vieux jeu (pas de coucherie avant le mariage !) rentre chez elle, prend la direction de la cuisine pour lancer sa popotte et finalement décide de se mettre à poil pour prendre un bain. On découvre alors que cette charmante jeune se trimballe en fait au boulot et dans la rue non seulement sans soutien-gorge, mais également sans culotte ! Ah, ben, j'étais choqué de voir tant de libertinage ! Bref, en ce qui concerne la chair fraîche, BREEDERS est en effet on ne peut plus généreux et on ne va certainement pas le lui reprocher !

Du côté des facilités, BREEDERS ne se limite pas qu'à l'érotisme. Pour s'en rendre compte, il faut voir avec quel brio Tim Kincaid réussit à faire passer une discussion entre deux femmes pour une conversation entre un docteur et une infirmière. Une simple blouse suffit à faire passer une superbe noire manucurée et permanentée pour un docteur extrêmement sérieux. Ensuite, un simple petit chapeau blanc suffit à faire passer l'autre fille pour une infirmière. Tout le film est de ce niveau. On fait dans la facilité outrancière mais Tim Kincaid a suffisamment de talent pour que son film réussisse malgré tout à rester cohérent. Car, en effet, on y croit finalement à son film et on le suit avec beaucoup de plaisir. BREEDERS est fauché, certes, mais il en donne pour son argent au spectateur avec un monstre baveux et pétrolé particulièrement convaincant (sauf dans les scènes où on le voit courir), quelques effets gores absolument excellents etun rythme soutenu. Ce rythme soutenu, il suit prioritairement la sélection, par une sorte d'Alien, de jeunes filles vierges et super sexy. Une fois le recrutement terminé, on retrouve notre demidouzaine de donzelles dans la scène culte du film, celle où elles prennent un bain dans une sorte de grosse baignoire remplie de sperme !

Devant tant de bonne volonté (ou de mauvaise foi, ça dépend si vous êtes un cinéphile intello ou non) pour en donner toujours plus en matière de gore et surtout d'érotisme au spectateur, on ne peut qu'applaudir à deux mains.

En ce qui concerne le dvd, MGM nous offre le strict minimum. Ne rêvez pas, vous aurez beau chercher dans tous les coins, vous ne trouverez aucun making-of, aucun commentaire audio, ni même une pauvre bande-annonce. De toute façon, le plus important reste la qualité du transfert numérique du film et dans ce domaine-là, il n'y a vraiment pas de quoi se plaindre. En particulier pour un film qui revêt une importance aussi minime pour le cinéma. La définition est correcte et le master utilisé comporte très peu de griffures ou tâches. Les couleurs sont quelque peu baveuses mais BREEDERS ne dispose pas non plus d'une photographie exceptionnelle, c'est le moins que l'on puisse dire. A côté de sous-titres en différentes langues (dont le français, bien sûr), la galette dispose également de deux pistes sons en 2.0 mono. La version française est mal doublée et manque franchement d'ampleur. La version anglaise est bien meilleure. Certes, là aussi, on ne peut certainement pas parler d'envoûtement ou de dynamisme, mais encore une fois, BREEDERS est une petite série B fauchée et suffisamment grandiose pour ne pas avoir à masquer son vide avec un pauvre 5.1. Finalement, pour les amoureux des séries B US des années 80, cette édition sera déjà un vrai bonheur.

André Quintaine
22/12/2009
Cet article est paru dans Sueurs Froides n°21
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