Burning Moon, the


ORIGINE
Allemagne
Burning Moon, the Affiche

ANNEE
1992
REALISATION

Olaf Ittenbach

INTERPRETES
Olaf Ittenbach
Andrea Arbter
André Stryi
Susanne Nebbe
Sonja Berg
Ivo Tischler
Alfons Siglechner
AUTEUR DE L'ARTICLE: André Quintaine
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Critique Burning Moon, the
{Photo 1 de Burning Moon, the} On peut comparer Olaf Ittenbach à Andreas Schnaas, mais il semble avoir plus d'ambition et de sérieux. Il voulait sans doute réaliser avec The Burning Moon un des plus grands films gore, du moins dans le domaine de la vidéo.

Il faut tout de même admettre que le budget semble démesuré par rapport au résultat final. Mais The Burning Moon est sans conteste un grand film gore.

Au début du film, lors d'une soirée, un jeune délinquant et ses amis se mesurent à une autre bande. Plus tard, en rentrant chez lui, il se querelle avec ses parents qui veulent qu'il s'occupe de sa petite soeur. Après leur départ, il se drogue puis va raconter deux histoires à sa soeur pour l'endormir.

La première histoire raconte la fuite d'un serial-killer amoureux d'une jeune fille. Classique, il cherche l'amour. Une jeune fille qui l'aimerait entièrement. Malhe{Photo 2 de Burning Moon, the} ureusement il est un peu trop possessif et expressif... Il massacre toute la famille de la pauvre fille, effrayée par ses actes passés.

Bien plus intéressante, la seconde histoire décrit, à la manière de Lucio Fulci dans La Longue Nuit de l'Exorcisme, la bêtise et l'ignorance du monde rural. Un prêtre passionné de magie noire viole et sacrifie des jeunes filles en dehors de ses heures d'office. Les habitants du bourg ne se doutent pas qu'il puisse être le coupable et soupçonnent "l'idiot" du village qui est d'ailleurs protégé par le prêtre. Mais lorsque le prêtre se suicide pour "rejoindre" son maître Satan, les villageois se défoulent sur le pauvre bougre et payent l'un des leurs pour le tuer. La nuit venue, le prêtre rappelle son protégé d'entre les morts afin qu'il se venge de son meurtrier pour ensuite envoyer ce dernier brûler en Enfer.

Les deux histoires n'ayant apparemment pas plu à la petite soeur qui ne s'est pas endormie, le jeune homme la poignarde avant de se mettre une balle dans la tête.

Même s'il est vrai que la première histoire est assez banale, il n'en reste pas moins de nombreux points positifs. Le début est assez lent (comme celui de la seconde histoire) mais la fin est sensationnelle et entraîne le court-métrage dans un déluge d'effets gore et brutaux. Décapitations et démembrements sont au menu de ce massacre final. On n'oubliera pas non plus ce serial-killer, au visage aussi angélique que celui de William Baldwin, contrastant merveilleusement avec sa folie destructrice.

La seconde histoire, par contre, est extraordinaire à tous points de vue et réussit à faire de The Burning Moon un véritable chef-d'oeuvre. Ittenbach nous offre une nouvellefois sa vision de l'Enfer, un Enfer qui n'a jamais été aussi effrayant que dans son film. Le pécheur est torturé de façon atroce par une sorte de cénobite qui lui troue les dents avec une perceuse, l'éventre et fouille dans son abdomen avec différents outils. L'Enfer selon Ittenbach mêle des éléments emprûntés à Zombie (des zombies se disputent des morceaux de barbaque) et à Hellraiser (ce fameux cénobite aux clous plantés dans un oeil et ces moments de pur sadisme où l'on se tue et se torture mutuellement). De véritables hommages!

Cette dernière scène est longue et il n'est pas un plan sans que la couleur rouge du sang ne soit présente. Les effets gore rivalisent d'originalité et d'efficacité. Je n'ai encore jamais rien vu de plus époustouflant, les effets étant vraiment extraordinaires et ultra-réalistes. Nul doute qu'une grande partie du budget leur fût consacrée.

Mais cet instant d'anthologie ne doit pas éclipser les autres moments forts du film. Le meurtre de "l'idiot" du village, par exemple, est aussi violent qu'émouvant. Le villageois désigné par les autres frappe sa victime avec une massue alors qu'une musique douce et mélancolique accompagne ses actes. La scène est presque insoutenable tant elle est triste et bouleversante. Ittenbach a ici réussi ce qui est très difficile dans un film amateur: faire éprouver au spectateur des sentiments pour les personnages.

En définitive, The Burning Moon est un film très ambitieux qui atteint ses objectifs. Bien souvent, il étonne et surprend. Les effets, répétons-le, sont saisissants de vérité. La musique est jolie, les personnages existent et les images sont belles. Bref, un des grands films gore de ces dernières années.

André Quintaine
22/12/2009
Cet article est paru dans Sueurs Froides n°4
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