Carny


ORIGINE
Canada
Carny Affiche

ANNEE
2009
REALISATION

Sheldon Wilson

INTERPRETES
Lou Diamond Philips
Alan C. Peterson
Vlasta Vrana
Dominic Cuzzocrea
Simone-Elise Girard
Dan Petronijevic
Joe Cobden
Felicia Shulman
Matt Murray
Kyle Gatehouse
Pedro Salvin
Danielle Kind
Shaun McComb
Gustav Claude Ouimet
Critique Carny
{Photo 1 de Carny} Téléfilm produit par la chaîne câblée Sci Fi dans le cadre de sa série dédiée aux agressions animales, la bien nommée Maneater, CARNY choisit décide d'ignorer les prédateurs usuels pour mettre en scène une créature faisant partie intégrante du folklore américain, mais rarement représentée.

Reliance est une petite bourgade bien tranquille du Nebraska. Si tranquille que le shérif Atlas peut laisser dormir son arme dans un tiroir et patrouiller le holster vide tandis que son adjoint peaufine son nouvel appât pour la pêche. Pourtant, deux événements notables viennent briser la routine, la découverte d'un véhicule abandonné et l'installation d'un cirque aux abords de la ville. Alors que les tentes se montent, le shérif discute avec Cap, le gérant du show, et remarque que les forains viennent du New Jersey, tout comme la camionnette vide. Mais ce détail n'est finalement rien en compa{Photo 2 de Carny} raison du type d'attractions proposées par ce cirque qui tient plus de la foire d'exhibition de freaks, allant du tatoué adepte de la modification corporelle aux malheureuses victimes de difformités physiques impressionnantes, que du jovial spectacle familial incluant clowns, dompteurs et trapézistes. Le clou de la parade étant une créature monstrueuse récemment acquise par Cap et qu'il présente comme le diable lui-même. Lors de la première représentation, le monstre, passablement excité par un jeune homme, qui n'est autre que le fils du pasteur fondamentaliste Owen, brise ses chaînes et parvient à s'enfuir dans la forêt avoisinante. Se nourrissant de chair fraîche, cette créature ne tarde pas à laisser derrière elle une macabre piste faite de corps démembrés et éviscérés. Le shérif décide de la prendre en chasse pour éviter de nouveaux drames alors que de son côté, Cap est bien{Photo 3 de Carny} résolu à capturer son nouveau gagne-pain vivant, quitte à employer tous les moyens possibles...

Une décennie après LA NUIT DES CHAUVES-SOURIS, Lou Diamond Philips interprète à nouveau un représentant de la loi qui doit faire face à une menace ailée. Moins connu en dehors des États Unis que le Bigfoot, le Diable de Jersey est pourtant une créature mythique tenant une place importante dans l'imaginaire américain. Faisant parler de lui au début du XIXe, on attribuera à ce diable une bonne partie des disparitions et des meurtres non élucidés de la région, et ce jusque dans les années 60. Le folklore lui prêtant des origines sataniques, cette créature fut représentée sous la forme d'une gargouille dans le journal de Philadelphie en 1909. C'est en parti cet aspect qui est conservé pour les besoins de CARNY et, pour éviter de sombrer dans le ridicule avec un monstre en latex qui aura{Photo 4 de Carny} it pu pâtir d'un budget réduit, le Diable de Jersey est en images de synthèse. Choix risqué mais pari assez réussi tant la bestiole s'intègre bien aux prises de vue réelles. En ce qui concerne les autres effets spéciaux, à savoir les lacérations et les démembrements , ils ont été réalisés à l'ancienne, à base de prothèses, nous faisant ainsi profiter de quelques plans joliment sanglants et poisseux.

Quant au film lui-même, il débute comme un épisode des X-FILES, signalons par ailleurs que Mulder et Scully ont eux aussi enquêté sur le Diable de Jersey, avec une introduction mystérieuse et accrocheuse. Derrière la caméra, Sheldon Wilson, qui nous avait déjà livré les sympathiques L'ÉCORCHÉ et KAW, maîtrise son sujet et enchaîne les scènes en limitant les dialogues inutiles pour aller directement à l'action. Malgré un sujet très simpliste, CARNY se laisse voir sans ennui mais souffre par contre d'une dernière partie catastrophique qui vient conclure le tout sur une note négative.

En effet, le troisième acte qui voit le pasteur Owen, bardé d'intolérance et de folie, mener à grand coups de sermons les habitants de Reliance vers un massacre en règle des forains, est trop vite expédié et ne laisse pas le temps de comprendre ce qu'il se passe. De plus, la coupure brutale en fin de métrage, dont il faut se demander si elle est très couillue ou totalement stupide, prive le spectateur d'un bon affrontement qui aurait pu lui faire pardonner l'absence de vision du massacre précédent. Au lieu de cela, le générique se déroule, rythmé par une chanson rock écrite et interprétée par Lou Diamond Philips...

Bref, ce qui aurait pu être un bon petit téléfilm inoffensif s'est transformé en un vulgaire produit sans grand intérêt qui va provoquer plus de colère que de plaisir.

Éric Peretti
10/12/2010
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Sueurs Froides.fr > Critique > Review
AUTEUR DE L'ARTICLE: Éric Peretti
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