Célestine, bonne à tout faire


ORIGINE
Espagne
Célestine, bonne à tout faire Affiche

ANNEE
1974
REALISATION

Jess Franco

INTERPRETES
Lina Romay
Howard Vernon
Olivier Mathot
Critique Célestine, bonne à tout faire
{Photo 1 de Célestine, bonne à tout faire} Alors que la police arrive dans la maison close d'un village pour arrêter les filles de joie, deux d'entre elles parviennent à s'échapper et à semer les forces de l'ordre. L'une d'elles, Célestine, se cache dans l'écurie d'un gigantesque manoir, dont les employés de maison, séduits par son charme et ses atouts, interviennent auprès de leurs maîtres pour qu'elle devienne la nouvelle bonne. Dès lors, elle va mettre tout en œuvre pour satisfaire les différents habitants de la maisonnée.

Jess Franco est un réalisateur espagnol extrêmement prolifique, ayant œuvré dans différentes facettes du cinéma bis, s'intéressant surtout à l'horreur et à l'érotisme, et si possible mêlant les deux. Son égérie est sa femme, Lina Romay. Elle apparaît dans un{Photo 2 de Célestine, bonne à tout faire} très grand nombre de ses films, et CÉLESTINE..BONNE À TOUT FAIRE ne fait pas exception. Elle y incarne le rôle titre, pour le plus grand plaisir du spectateur : Célestine qui dévoile sa magnifique plastique à la moindre occasion.

Dès les premières minutes du film, le ton est donné. L'ambiance pourrait ici s'approcher d'une sexy comédie italienne, en plus sulfureux. La course-poursuite, sur une musique un peu rocambolesque, fait sourire avec ces policiers peu doués, poursuivant une demoiselle presque nue courant dans les ruelles d'un village. De nombreux gags, plus ou moins gras, rythment ainsi le métrage ; le summum étant atteint lorsqu'un majordome va traire les vaches et, en cherchant à tâtons les pis d'un bovidé, se retrouve avec les seins de Li{Photo 3 de Célestine, bonne à tout faire} na Romay entre les doigts. Bien évidemment, il ne s'en plaint pas en découvrant la méprise. D'autres scènes prêtent cependant à sourire, comme celle dans laquelle, chaque membre de la maisonnée vient, tour à tour, frapper à la porte de Célestine pour lui faire l'amour, et file se cacher dans un coin de la pièce quand on toque à nouveau.

Sorti de ces passages humoristiques, l'attrait du film est bien évidemment le côté érotique. Si les séquences de sexe proprement dites sont plutôt approximatives (gros plan sur les pieds de l'homme au moment de l'orgasme, partenaire féminine donnant l'impression de chevaucher un animal sauvage, secouant la tête en tous sens), les fellations mimées sont beaucoup plus intéressantes... Lina Romay se plaît à se dévêtir à l{Photo 4 de Célestine, bonne à tout faire} a moindre occasion, et chacune de ces scènes est un plaisir pour les yeux. La belle actrice porte le film sur ses épaules et, même si son jeu n'est pas formidable (elle est cependant la meilleure actrice du métrage), elle possède un charisme et une beauté telle, qu'elle fascine le spectateur. Célestine incarne ainsi l'ange de cette maisonnée, qui permettra à tous de comprendre ce qu'ils recherchent et qui les conduira au bonheur ; le film se concluant d'une manière délicieusement niaise qui colle assez bien avec ce qui a précédé.

CELESTINE... BONNE A TOUT FAIRE est aussi remplie de faux raccords. Ainsi, pendant la poursuite initiale, Lina Romay gagne une culotte au détour d'une scène. Mais le meilleur survient quand, au terme de cette course se déroulant sous un grand soleil, le spectateur apprend, grâce aux dialogues, que nous sommes au milieu de la nuit.

Pourtant, tous ces défauts aident à construire une ambiance agréable et, si CELESTINE... BONNE A TOUT FAIRE, n'est pas un film remarquable, il possède une identité reconnaissable entre mille. La patte de Jess Franco se sent dans chaque scène, et, pour les personnes sensibles à ce genre de métrages bis, désuets et sexy, le film demeure très intéressant. Malgré ses scories (et en partie grâce à elles) le spectateur, fasciné, se laisse emporter dans cette histoire de prostituée au grand cœur, de mâles moustachus et de nobles frustrés. Un film très agréable qui permet de passer un bon moment, et que Lina Romay domine de sa grâce et de sa prestance.

Yannik Vanesse
04/03/2013
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Sueurs Froides.fr > Critique > Retrospective
AUTEUR DE L'ARTICLE: Yannik Vanesse
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