Cello


ORIGINE
Corée du Sud
Cello Affiche

ANNEE
2005
REALISATION

Woo-cheol Lee

INTERPRETES
Ho-bin Jeong
Da-an Park
Hyeon-a Seong
Critique Cello
{Photo 1 de Cello} Mi-ju (Hyeong-a Seong, vue dans THE SCARLET LETTER) enseigne le violoncelle depuis qu'elle a dû abandonner sa pratique à cause d'un accident de la route qui a coûté la vie à sa meilleure amie. Plusieurs années plus tard, les origines et les causes de cet accident refont surface dans son existence et mettent en péril sa famille composée de son mari, de sa belle-soeur et de ses deux filles, dont l'une est muette.

CELLO se propose de mettre un peu d'ordre dans la vie de Mi-ju en nous expliquant ce qui s'est effectivement déroulé dans cet accide{Photo 2 de Cello} nt qui est à l'origine de son existence morne et triste.

Il transpire effectivement de CELLO une ambiance véritablement morose. Malgré le train de vie confortable que mène la petite famille, il semble évident que quelque chose ne tourne pas rond. Pourquoi la plus grande des filles de Mi-ju est muette, pourquoi Mi-ju préfère-t-elle cet enfant à la cadette, quelle est l'origine de la cicatrice sur sa main, etc ?

Des réponses, le film tend à ne pas véritablement en donner et, lors de son final, cherche à maintenir le spectateur dans le flou en{Photo 3 de Cello} le laissant réfléchir. L'attitude est noble mais on a plutôt l'impression d'un

film non abouti. Le principal problème de CELLO reste néanmoins son rythme mollasson. Il ne se passe pas grand-chose tout au long du film et il faut bien attendre une bonne heure pour que les choses se bousculent un peu. A partir de ce moment, les événements s'enchaînent et CELLO étonne par son manque de concession. Brutal, étonnant et même sanglant, le film de Woo-cheol Lee verse dans l'Horreur brute et fait sombrer son personnage principal dans un véritable cauchemar qui égale un peu celui que l'on rencontrait dans le sympathique ACACIA. Malheureusement, le réveil est un peu tardif et même un peu gratuit.

On ne ressent en effet que peu d'émotions face au drame qui défile sous nos yeux. Les personnages torturés qui apparaissent dans CELLO sont les mêmes que ceux que l'on rencontre dans les autres films d'Horreur coréen et les causes de leur trouble sont également identiques, comme les moyens employés par les réalisateurs pour les mettre en image.

CELLO est sorti cet été en Corée avec THE WIG et RED SHOES et s'avère assez proche, qualitativement, du premier. Des trois films, RED SHOES s'en sort grâce à sa photographie qui nous offrait certaines scènes magnifiques, domaine dans lequel CELLO brille que lors de son final.

Mille fois vu et revu, l'intrigue de CELLO ne parvient pas à captiver, malgré le choix de surprendre par l'absence de concession. On a envie de répondre que trop de films d'Horreur coréen finissent par tuer le cinéma horrifique coréen, mais c'est un peu facile. Il faudrait simplement essayer de renouveler un peu le genre.

André Quintaine
22/12/2009
Cet article est paru dans Sueurs Froides n°28
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AUTEUR DE L'ARTICLE: André Quintaine
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