Comment claquer un million de dollars par jour

Brewster's Millions


ORIGINE
USA
Comment claquer un million de dollars par jour Affiche

ANNEE
1985
REALISATION

Walter Hill

INTERPRETES
Richard Pryor
John Candy
Lonette McKee
Critique Comment claquer un million de dollars pa
{Photo 1 de Comment claquer un million de dollars par jour} Joueur de base-ball obstiné mais sans grande envergure, Montgomery Brewster vivote avec son meilleur ami Spike Nolan. Un jour Montgomery apprend qu'il est renvoyé de son équipe mais également qu'il est le dernier héritier vivant d'un milliardaire excentrique. Celui-ci lui offre deux opportunités : toucher un million de dollars ou tenter de gagner un pactole de trois cent millions. S'il choisit cette seconde possibilité Montgomery devra dépenser trente millions en un mois. De plus il devra se plier à des règles strictes : ne rien dire à personne, ne pas détruire ce qu'il aura acheté, ne pas donner l'argent ou le jeter par les fenêtres et, surtout, terminer le mois sans un sou en poche. Après une brève hésitation, Montgomery tente le tout pour le tout.

Comédi{Photo 2 de Comment claquer un million de dollars par jour} e satirique signée par un Walter Hill alors en grâce après 48 HEURES et avant DOUBLE DETENTE, ce COMMENT CLAQUER UN MILLION DE DOLLARS PAR JOUR donne la vedette à deux stars du rire américain : Richard Pryor (1940 - 2005) et John Candy (1950 - 1994). Le premier, humoristique fameux dans son pays, est surtout connu dans nos contrées pour son rôle dans SUPERMAN III, le second a fréquenté des titres comme les BLUES BROTHERS, 1941, CANNONBALL III, LA FOLLE HISTOIRE DE L'ESPACE où l'excellent UN TICKET POUR DEUX dans lequel il trouvait un de ses meilleurs rôles.

Le postulat de départ de COMMENT CLAQUER UN MILLION DE DOLLARS PAR JOUR permet évidemment une satire (plutôt gentillette) du capitalisme et du matérialisme mais le manque de logique de l'intrigue handica{Photo 3 de Comment claquer un million de dollars par jour} pe rapidement la mécanique de l'ironie. Ainsi, la possibilité d'engager des personnes « pour des services rendus » donne au héros l'occasion de dilapider rapidement sa fortune. Toutefois, si Brewster peut « légitimement » engager un décorateur à 100 000 dollars la semaine qui l'empêche d'en engager une dizaine ? Ou de convier une célébrité quelconque ou un chanteur en vue pour une soirée hautement tarifée ? Le long-métrage propose bien sûr quelques moyens plus originaux de se débarrasser de sa fortune : ainsi Brewster acquiert un timbre hors de prix qu'il utilise pour affranchir une carte postale envoyée à ses rivaux. N'aurait-il pas pu en acheter une centaine et immédiatement gagner son « pari » ? De même lorsque notre héros remporte aux enchères des caissesde vin hors de prix qu'il distribue à ses invités pourquoi ne réitère-t'il pas la manœuvre ? Le film ne s'attarde pas trop sur ses questions et préfère avancer à un rythme soutenu (en dépit de quelques longueurs et de passages un peu moralisateurs pas toujours convaincants), se riant de Brewster lorsqu'il parie sur le pire canasson d'une course et remporte cinquante fois sa mise. Le businessman mal avisé place aussi des millions dans l'idée « géniale » d'un hurluberlu souhaitant amener des icebergs en Afrique...et remporte une fortune inespérée.

Le dernier acte de COMMENT CLAQUER UN MILLION DE DOLLARS PAR JOUR se veut plus politisé : après un commentaire affirmant que les candidats à l'élection au poste de maire jettent l'argent par les fenêtres, Brewster se lance dans la course sans vouloir être élu, ce que traduit son slogan : « ne votez pour aucun des candidats » (« Vote none of the above »). Evidemment il devient rapidement le gagnant le plus probable de la campagne et se voit contraint de s'en retirer. Malgré toutes les difficultés, notre héros finira (personne n'en doutait) par toucher le pactole et, accessoirement, sa charmante comptable.

Plus souriant que réellement drôle (on ne rit jamais), COMMENT CLAQUER UN MILLION DE DOLLARS PAR JOUR reste un « feel good movie » sympathique qui se regarde avec plaisir. Si on eut souhaité davantage de gags et d'imagination dans les manières de dilapider son pognon ne boudons pas notre plaisir devant ce petit classique de la comédie américaine des années '80.

Frédéric Pizzoferrato
20/02/2017
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Sueurs Froides.fr > Critique > Retrospective
AUTEUR DE L'ARTICLE: Frédéric Pizzoferrato
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Trailer Comment claquer un million de dollars par jour
Tags du film
Comédie
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