Curse of the Faceless Man


ORIGINE
Etats-Unis
Curse of the Faceless Man Affiche

ANNEE
1958
REALISATION

Edward L. Cahn

INTERPRETES
Richard Anderson
Elaine Edwards
Luis Van Rooten
Gar Moore
Felix Locher
Adele Mara
Critique Curse of the Faceless Man
{Photo 1 de Curse of the Faceless Man} Lors de fouilles archéologiques sur le site de Pompéi, le corps d'un homme recouvert par la lave qui engloutit la ville en l'an 79 est exhumé, avec à ses côtés un coffre à bijoux. Lors de son acheminement dans un musée, un mystérieux accident se produit, provoquant la mort d'un chauffeur. Le corps parvient finalement à son lieu de destination, où il est étudié par une équipe de scientifiques. Parmi les bijoux recueillis dans les ruines de Pompéi figure un curieux médaillon n'ayant pas de valeur à proprement parler, mais sur lequel des inscriptions ont été gravées en langue étrusque. Les savants sont intrigués par cette suite de découvertes, et n'arrivent pas à expliquer pourquoi la croute de lave recouvrant le corps de « l'homme de Pompéi » semble élastique. Ils ignorent encore qu'à l'intérieur de celle-ci, celui qui fut jadis un esclave avait proféré une malédiction et juré de revenir d'entre les morts pour accompli{Photo 2 de Curse of the Faceless Man} r sa vengeance.

CURSE OF THE FACELESS MAN est une série B disposant d'un très petit budget mais réalisée avec savoir faire grâce au talent indéniable d'Edward L. Cahn (1899-1963). Ce cinéaste fut particulièrement prolifique puisqu'il réalisa sur trois décennies (entre 1931 et 1962) un peu plus de cent vingt films, dont une moitié de courts métrages durant sa première partie de carrière. Il a tourné des films d'action, des polars, des westerns, mais l'homme va surtout se faire connaître, au cours des années cinquante, pour ses œuvres fantastiques, alternant films d'horreur et de science-fiction à un rythme effréné.

Ainsi vont se succéder toute une série de classiques (de séries B, entendons-nous bien), parmi lesquels CREATURE OF THE ATOM BRAIN (1955), THE SHE-CREATURE (1956), VOODOO WOMAN (1957), IT ! THE TERROR FROM BEYOND SPACE (1958), INVISIBLE INVADERS (1959 - très fauché, celui-ci, avec la présence du gran{Photo 3 de Curse of the Faceless Man} d John Carradine) ou encore THE FOUR SKULLS OF JONATHAN DRAKE (1959).

Edward L. Cahn propose, avec CURSE OF THE FACELESS MAN, une version alternative du thème de la momie. Il met en scène une créature, en effet, dont les caractéristiques et les motivations sont calquées sur le célèbre monstre issu de la mythologie égyptienne. Qui plus est, il va reconnaître en la fiancée du héros (l'un des scientifiques) celle qui fut son aimée avant la destruction de Pompéi. On le voit, ce scénario est en partie emprunté à LA MOMIE de Karl Freund (1932), dans lequel Imhotep, campé par Boris Karloff, tombait amoureux de la fille du gouverneur, qui était le sosie de la princesse Ank-Sou-Namun. Un thème que la célèbre firme Hammer reprendra à sa tour, avec notamment LA MALEDICTION DES PHARAONS en 1959.

Evidemment, on ne trouve pas de Boris Karloff, de Christopher Lee ou de Peter Cushing au générique de CURSE OF THE FACELESS MAN, mais{Photo 4 de Curse of the Faceless Man} des acteurs à la filmographie plus modeste, comme Elaine Edwards, qui tourna néanmoins au côté de Vincent Price dans THE BAT (1959), et Gar Moore, qui eut l'occasion de côtoyer Boris Karloff dans DEUX NIGAUDS CHEZ LES TUEURS (l'une des nombreuses comédies de l'époque avec le célèbre duo Abbott et Costello).

Toutefois, on trouve quand même un nom familier au sein du casting, puisque le héros du film est campé par un certain Richard Anderson. Si on a pu voir l'acteur dans PLANETE INTERDITE et LES SENTIERS DE LA GLOIRE, entre autres, il reste avant tout connu pour son interprétation d'Oscar Goldman dans les deux séries TV mythiques que furent L'HOMME QUI VALAIT 3 MILLIARDS et SUPER JAIMIE.

Notons enfin que la musique a été composée par un certain Gerald Fried. Il est responsable des bandes originales des premiers grands succès de Stanley Kubrick : LE BAISER DU TUEUR, L'ULTIME RAZZIA et LES SENTIERS DE LA GLOIRE. Si Gerald Fried a œuvré pour le cinéma d'auteur (Kubrick, donc, mais aussi Robert Aldrich avec PAS D'ORCHIDEES POUR MISS BLANDICH), il livrera également, et régulièrement, des bandes originales pour un cinéma plus populaire, collaborant pour Roger Corman, par exemple (MITRAILLETTE KELLY) ou encore Albert Band (J'ENTERRE LES VIVANTS).

Pour CURSE OF THE FACELESS MAN, le compositeur livre une partition classique, à l'ambiance martiale rappelant par moments l'imagerie du péplum.

Comme dans beaucoup de films fantastiques américains de cette époque, le spectateur devra composer à intervalles réguliers avec une voix-off expliquant certains événements à venir, ou permettant de remédier à quelques ellipses liées à la modestie du budget alloué au film.

Edward L. Cahn, s'il ne fait guère preuve d'originalité, propose néanmoins une variation intéressante sur le thème de la momie, suffisamment distrayante pour retenir l'attention.

Philippe Chouvel
01/02/2013
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Sueurs Froides.fr > Critique > Retrospective
AUTEUR DE L'ARTICLE: Philippe Chouvel
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