Darling


ORIGINE
USA
Darling Affiche

ANNEE
2015
REALISATION

Mickey Keating

INTERPRETES
Sean Young
Lauren Ashley Carter
Larry Fessenden
Critique Darling
{Photo 1 de Darling} Darling est embauchée pour garder une immense maison. La propriétaire, avant de partir, lui avoue que l'ancienne concierge s'est suicidée dans la demeure. Darling explore la maison, s'y installe tranquillement, mais commence à avoir d'étranges visions, peut-être liées à cette pièce fermée à clé, dans laquelle elle n'a pas le droit de se rendre.

Mickey Keating est réalisateur et scénariste de DARLING, son quatrième film. Il réalise et scénarise tous ses films et, pour celui-ci, en compétition 7ème parallèle de la 34ème édition du Brussels International Fantastic Films Festival, il a opté pour un tournage en noir et blanc. Son actrice principale, souvent{Photo 2 de Darling} filmée seule dans la maison, est la ravissante Lauren Ashley Carter. Ce n'est pas la première fois qu'elle joue dans une œuvre du réalisateur, puisqu'elle était au casting de POD, mais elle était aussi à l'affiche de THE WOMAN, le film choc de Lucky McKee.

Dès les premières minutes de DARLING, la sublime photographie s'imprime dans l'esprit du spectateur, et le choix du noir et blanc se révèle des plus judicieux. Outre son utilisation comme référence à REPULSION, il contribue des plus habilement à créer une ambiance déstabilisante, malsaine, dans laquelle la maison, personnage à part entière, joue un rôle essentiel.

Mickey Keating joue avec sa{Photo 3 de Darling} réalisation pour rendre l'immense édifice oppressant, et il est facile de se sentir écrasé, alors que la belle Darling déambule dans les pièces, et commence à sentir les visions la déstabiliser. Le réalisateur met tellement bien en scène l'édifice que, même quand l'héroïne n'est pas à l'intérieur, le spectateur ressent son influence et, alors qu'elle s'en approche, il filme le bâtiment de telle sorte que nous avons l'impression qu'il nous observe, nous juge.

Le spectateur devient ainsi voyeur de la déchéance de Darling, qui bascule lentement dans la folie. Cette folie est tout aussi bien mis en scène que le reste, et le réalisateur nous la laisse entrev{Photo 4 de Darling} oir par des flashs qui s'impriment en nous, qui font sursauter, mettent mal à l'aise, mais sans que l'on n'en comprenne tous les tenants et aboutissants.

Lauren Ashley Carter porte littéralement le film sur les épaules, et l'actrice, magnifique et extrêmement douée et bien mise en avant, arrive à nous faire ressentir tout autant sa fragilité que sa démence. Les flashs qui nous montrent la jeune femme, le visage tordu ou crispé, sont sublimes, et l'actrice se révèle un véritable atout pour DARLING, aidant à créer l'ambiance abominable du film.

Le rythme de DARLING est lent, très lent, mais il n'est pas difficile de se laisser enliser dans cette maison malsaine, et le rythme même est un atout. En effet, le spectateur se laisse engluer dans une ambiance craspec mais calme, et la réalisation nous prend par surprise avec des visions, bruits, chocs mentaux qui gardent le spectateur en éveil, attentif à l'horreur qui risque d'exploser. Et, quand un meurtre survient, le réalisateur ne lésine pas sur le gore et le sang gicle violemment.

L'histoire de DARLING se révèle plutôt nébuleuse, le réalisateur préférant les sensations et, à ce titre, s'en sort avec brio. DARLING se ressent plus qu'il se réfléchit et, de ce côté là, se montre comme une superbe pépite, point d'orgue d'un festival empli de films mémorables.

Yannik Vanesse
01/05/2016
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AUTEUR DE L'ARTICLE: Yannik Vanesse
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