Dead Meat


ORIGINE
Irlande
Dead Meat Affiche

ANNEE
2004
REALISATION

Conor McMahon

INTERPRETES
Marian Araujo
David Ryan
Eoin Whelan
AUTEUR DE L'ARTICLE: André Quintaine
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Critique Dead Meat
{Photo 1 de Dead Meat} L'un des thèmes préférés des cinéastes amateurs est assurément l'épidémie qui se propage et qui transforme les gens en zombies.

DEAD MEAT, premier long métrage de Conor McMahon (retenez son nom !) n'invente rien mais nous livre un petit produit amateur on ne peut plus efficace.

Dans la campagne irlandaise, les bovidés sont victimes d'une variation de la maladie de la vache folle. Cette fois-ci, il faut prendre la dénomination de cette maladie au sens propre du terme puisque les vaches s'attaquent réellement aux humains. Pire encore, leurs morsures engendrent une mutation chez nos semblables alors infectés et qui se transforment en zombies ! Dans une Irlande qui est en train de sombrer dans le chaos, un petit groupe d'humains originaires de la région qui a vu naître le dangereux virus cher{Photo 2 de Dead Meat} che à s'enfuir en rejoignant une grande ville en voiture.

Avant de commencer la critique du film, sachez que DEAD MEAT ravira tous ceux qui fantasment sur l'Irlande. En effet, tout le film se déroule en pleine campagne irlandaise, ce qui donne corps à des images superbes. A ce titre, même si le film a été tourné en vidéo, la photographie a été travaillée et le résultat est très joli à l'image. Conor McMahon nous livre ici un bel exemple de ce que l'on peut visuellement faire avec une caméra vidéo. Le film est divisé en trois parties qui se déroulent à des moments différents de la journée. DEAD MEAT démarre l'après-midi et l'ambiance se concentre principalement sur l'aspect « paumé » de l'endroit où se déroule l'action. On ressent parfaitement l'isolement avec l'océan d'un côté, et, de l'au{Photo 3 de Dead Meat} tre, des champs qui séparent des maisons esseulées. Ensuite, c'est le crépuscule avec les zombies qui commencent à se faire plus nombreux. C'est le moment où la peur commence à s'installer. La photographie joue alors avec les zones d'ombre d'où surgissent les zombies.

La dernière partie correspond à la fuite de nos héros dans le néant et l'inconnu. Il fait nuit noire et il s'agit sans doute de la meilleure partie du film. La gestion du noir est vraiment excellente. L'écran est souvent complètement sombre avec nos héros perdus dans un coin légèrement éclairé. On retrouve également des effets à la BLAIRWITCH comme lorsque l'on entend le beuglement d'une vache qui se rapproche de manière inquiétante pendant que nos héros se cachent dans leur voiture immobilisée, embourbée dans une ornière. Ja{Photo 4 de Dead Meat} mais vous n'aurez autant craint l'apparition d'une vache !

L'interprétation, le récurrent talon d'Achille de ce genre de produit, est tout à fait satisfaisante. L'héroïne est même très jolie et pas en plastique comme dans les produits pros, ce qui ne gâte rien. Certes, on ne s'attache pas pour autant à eux. Ils sont vraiment très caricaturaux et en font un peu trop, en particulier le couple d'autochtones. Antipathiques à première vue, à la longue ils s'avèrent attachants... des personnages classiques en somme.

DEAD MEAT bénéficie également d'un rythme soutenu. Il a la bonne idée de ne pas être trop long (80 minutes). De toute manière, lorsque l'on n'a rien de très original à raconter, autant faire court.

En ce qui concerne le gore, nous n'avons pas ici affaire à du gros gore qui tache comme dans les films d'Andreas Schnaas. Conor McMahon sait comment mettre en images des effets sanglants et ne braque pas sa caméra plusieurs secondes sur l'un d'entre eux. Ici, c'est le rythme qui prévaut. Les effets sont de toute façon plutôt rudimentaires et n'auraient pas gagné à être mis en valeur avec insistance. DEAD MEAT est gore, mais ce n'est pas là sa qualité principale. Ainsi, l'accent n'a pas été mis sur cet aspect, même si le film se rattrape sur son final.

La qualité principale de DEAD MEAT se trouve là où on l'attendait le moins pour un film amateur. DEAD MEAT dispose d'une véritable ambiance et réussit même à faire peur à deux ou trois reprises. DEAD MEAT se hisse facilement au niveau d'une bonne série B et il est impressionnant de voir une telle qualité pour un film amateur !

André Quintaine
22/12/2009
Cet article est paru dans Sueurs Froides n°26
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