Deux Soeurs (critique de Mehdi)

Tale of 2 Sisters


ORIGINE
Corée du Sud
Deux Soeurs (critique de Mehdi) Affiche

ANNEE
2003
REALISATION

Ji Woon Kim

INTERPRETES
Su-jeong Lim
Geun-yeong Mun
Jung-ah Yum
AUTEUR DE L'ARTICLE: Mehdi Benseghir
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Critique Deux Soeurs (critique de Mehdi)
{Photo 1 de Deux Soeurs (critique de Mehdi)} Comme tout film à twist qui se respecte, c'est dès le premier plan que le pot aux roses est dévoilé : regardez cette fragile jeune fille soutenue par l'infirmière, c'est à cause d'elle qu'on en est là ! C'est tout dans sa tête, rien n'est réel sauf le fantôme, mais chaque chose en son temps. Deux sœurs arrivent avec leur père dans la maison de campagne et la belle-mère qui les accueille est tout sauf sympa. La maison elle-même n'est pas un modèle d'hospitalité d'autant que d'étranges phénomènes s'y produisent : il y a des jeunes filles sous les éviers, les armoires bougent toutes seule{Photo 2 de Deux Soeurs (critique de Mehdi)} s, c'est décoré avec un goût douteux...

Ambiance « vacances forcées chez mémé » assurée avec odeur en subliminal-o-rama garantie. Donc on a deux sœurs, une belle-mère et un père transparent et on comprend à demi-mot que Su-mi, l'aînée, est cinglée. Il ne se passe pas grand-chose excepté un clone de Sadako qui apparaît de temps à autre avec un bruit strident pour réveiller le spectateur, et voici venir le premier twist : il n'y a pas deux sœurs mais une seule ! L'autre est morte, c'est le troisième twist qui dira comment. Mais ça ne s'arrange pas pour Su-Mi qui tient absolument{Photo 3 de Deux Soeurs (critique de Mehdi)} à ce qu'on la regarde alors elle se crêpe le chignon avec sa marâtre sous le regard d'endive profondément concerné du père et là c'est le twist (eh oui) : la belle-mère, elle est pas là ! Elle n'est pas morte, pas encore, mais elle n'est pas là. A propos, la mère génétique est morte pour les besoins du scénario : elle s'est suicidée dans l'armoire qui bouge et la gourdasse de deuxième sœur, en essayant de la détacher, s'est retrouvée coincée sous l'armoire... Sauf que la belle-doche a tout vu, et n'a rien dit alors elle est un peu meurtrière... Troisième twist.

Partez pas, c'est pas fini ! Et le fantôme qui a l'air de sortir de Ring, dans la tête à qui il est ? Dans la tête à personne ! Le fantôme, il existe. C'est la sœur qui revient se venger... Ca vous la coupe hein ? C'est filmé avec des jolies couleurs. Tous les interprètes pourraient être mannequins. Bienvenue dans le cinéma mainstream et racoleur du pays du matin calme... Pour justifier le côté branché et rentable de l'affaire, on a droit à un disque bonus où on voit le réal faire le malin avec les acteurs en essayant de justifier son passage de la comédie rentable au film d'horreur rentable, tout cela en sortant des énormités pour pas qu'on s'endorme (« j'espère que tu deviendras une bonne actrice »). Ca parle aussi des effets spéciaux mais pas trop, et de la musique si ça intéresse quelqu'un. Les scènes coupées ont été coupées et on apprend avec soulagement qu'on a échappé à une intrigue secondaire avec du poison et qu'il valait mieux supprimer tout ce qui risquait de rendre le film clair. Le plus drôle est certainement le psychologue qui dispose de sa plage à lui pour dire à quel point c'est un super film sur les personnalités multiples. Un bon cadeau pour votre neveu fan de films débridés...

Mehdi Benseghir
22/12/2009
Cet article est paru dans Sueurs Froides n°23
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