Devil Blade

Passi di danza su una lama di rasoio
Death carries a cane


ORIGINE
Italie, Espagne
Devil Blade Affiche

ANNEE
1972
REALISATION

Maurizio Pradeaux

INTERPRETES
Robert Hoffmann
Nieves Navarro
George Martin
Anuska Borova
AUTEUR DE L'ARTICLE: André Quintaine
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Critique Devil Blade
{Photo 1 de Devil Blade} Voilà un Giallo dans lequel le fan de Bis trouvera tout ce qui fait un bon produit d'exploitation. En effet, DIE NACHT n'est pas avare en femmes dénudées, en égorgements saignants et il contient également tous les ingrédients qui font le succès d'un giallo. L'assassin est donc ganté, porte un magnifique chapeau, est tout de noir vêtu et frappe à l'arme blanche. Bien sûr il s'agit de celui qui paraît le moins suspect...

C'est peut-être justement là que le bât blesse. DIE NACHT est terriblement classique et tout au{Photo 2 de Devil Blade} ssi prévisible. Celui qui ne devine pas avant la fin du film le coupable n'est vraiment qu'un amateur !

Les personnages sont tout aussi stéréotypés et agissent au sein d'une intrigue qui semble incohérente. Tous les moyens sont bons pour imposer le héros journaliste dans l'enquête menée par la police alors que rien ne le justifie.

Le film s'avère d'ailleurs souvent gratuit, voire même brouillon. On est d'autant plus déçu qu'il partait plutôt bien. Une jeune femme est témoin d'un assassinat alors qu'elle était en{Photo 3 de Devil Blade} train d'admirer le paysage à travers une longue vue. Comme la police ne la croit pas, elle se retrouve à mener sa propre enquête, aidée par son compagnon, le fameux journaliste, qui va finir par aider la police un peu plus tard.

Les personnages sont nombreux mais pas vraiment intéressants. Seules les filles s'avèrent réellement fascinantes... Principalement pour leur plastique. Les actrices sont absolument superbes et s'offrent sans pudeur. Au bout d'un moment, les jeux érotiques finissent malgré tout par lasser{Photo 4 de Devil Blade} car ces scènes n'ont pas vraiment de raison d'être non plus.

Le film n'est heureusement pas à jeter complètement aux orties. Les scènes d'assassinat sont souvent excellentes de par leur violence et versent, en plus, dans le crade giallo. On a droit à des gros plans bien écoeurants sur les chairs tailladées par les lames de rasoir et le choix des victimes est également étonnant. Les octogénaires sont rarement sélectionnés pour se faire trucider au cinéma.

Encore plus que lors des précédents meurtres, le climax est particulièrement réussi et magnifiquement mis en image. Le réalisateur se permet alors quelques excentricités visuelles intéressantes pour simuler la folie, la peur et la rage qui se dégagent de l'attaque finale du serial killer, juste avant la révélation de son identité. Les scènes de meurtre sont excellentes, soignées, mêlant suspense et violence. Elles représentent les meilleurs moments du film. Grâce à elles, il se termine donc sur une note qui reste positive malgré le fait que l'on s'y ennuie plus qu'un peu.

André Quintaine
22/12/2009
Cet article est paru dans Sueurs Froides n°26
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