Doomsday


ORIGINE
Grande Bretagne
Doomsday Affiche

ANNEE
2008
REALISATION

Neil Marshall

INTERPRETES
Rhona Mitra
Bob Hoskins
Adrian Lester
Alexander Siddig
David O'Hara
AUTEUR DE L'ARTICLE: Philippe Delvaux
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Critique Doomsday
{Photo 1 de Doomsday} Entre Neil Marshall et le Festival du film fantastique de Bruxelles (BIFFF), c'est une histoire d'amour : en 2002, DOG SOLDIER raflait doublement la mise avec le Grand prix et le Prix du public et DESCENT y était triomphalement accueilli quelques années plus tard. Il en a été de même de DOOMSDAY, que le réalisateur - sur un petit nuage - présentait comme un film typiquement fait pour le BIFFF, soulevant parmi les festivaliers une vague d'enthousiasme qui n'allait plus retomber avant le générique final.

Et en effet, comment ne pas craquer pour cette ode au cinéma des années 80 (décennie qui a d'ailleurs vu naître le Festival du film fantastique de Bruxelles). Neil Marshall est généreux et nous offre{Photo 2 de Doomsday} une relecture déguisée de quelques classiques que les aficionados s'amuseront à reconnaître. Ainsi, et de manière non exhaustive, l'intrigue générale « repompe » NEW YORK 1997, surlignant au bic rouge certains éléments constitutifs ou décoratifs (le héros - ici féminisé - borgne, la ville - ici toute l'Ecosse - coupée du monde et retombée dans le chaos). Pour que même le distrait du fond de la classe le note bien, un des personnages secondaire porte le nom de « Carpenter ».

Mais outre le film fondateur de Big John, c'est tout le « post nuke » à qui hommage est rendu, et plus spécialement à deux autres œuvres majeures : 2019 APRÈS LA CHUTE DE NEW YORK (Sergio Martino), certainement le meilleu{Photo 3 de Doomsday} r post apocalyptique italien, qui lègue une bonne partie de l'intrigue ainsi que l'idée des « chevaliers » du futurs ; quant à la course poursuite finale, elle effectue plus qu'un simple clin d'œil à celle de MAD MAX II (dont les divers opus sont d'ailleurs cités). Et si on sort du genre « post nuke », on trouvera encore d'autres références. Ne relevons que la visite de l'hôpital qui reprend des pans entiers de la découverte du vaisseau ALIEN du film homonyme (les combinaisons, les rayons de visée...).

Pour bien ancrer cet hommage aux années 80, la musique n'est pas en reste : les « Fine Young Cannibals » (pour une scène de cannibalisme, évidemment), « Adam and the Ants », « Siouxie and the B{Photo 4 de Doomsday} anshees », etc. côtoient des thèmes à la Carpenter (on y revient toujours).

Cependant, et c'est ce qui fait toute la force du film, ce collage d'éléments disparates fonctionne étonnamment bien et pourra sans problème parler au spectateur qui ignore tout des œuvres citées. Il s'agit bien sûr d'enclencher notre « suspension d'incrédibilité », comme l'exige le cinéma à grand spectacle de type hollywoodien, dans la cour duquel joue l'anglais DOOMSDAY. Alors certes, le script est absolument farfelu, mais on s'en fout : Neil Marshall joue avec les codes d'un genre bien balisé et ne prétend pas nous livrer une peinture réaliste d'une société post-nucléaire (pour ce faire, voyez LA BOMBE de Peter Walkin).

A l'instar du travail de Danny Boyle sur 28 JOURS PLUS TARD (tiens, un autre sujet de Sa majesté...), Neil Marshall tente lui aussi de réanimer un genre alors tombé en désuétude. Aux zombies de Boyle (genre de création américaine, mais qui s'est épanoui en Italie) succèdent ici les punks post-apocalyptique de Marshall (genre également issu des Etats-Unis et régulièrement visité par les italiens - hélas avec souvent moins de brio que pour leurs zombies). Fera-t-il école ? Depuis 28 JOURS PLUS TARD, les zombies jouissent d'un regain de popularité. Le succès éventuels de DOOMSDAY pourrait créer un effet similaire, que la sortie prochaine de MAD MAX 4 viendrait alors confirmer. Affaire à suivre...

Philippe Delvaux
22/12/2009
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