Du Sang dans le Champagne

The "Black Dragon"... no dead !..


ORIGINE
France
Du Sang dans le Champagne Affiche

LITTÉRATURE
ANNEE
1953
AUTEUR

Maxwell George (Richard Esposito)

AUTEUR DE L'ARTICLE: Jérôme Dugast
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Critique Littéraire Du Sang dans le Champagne
En 1952 et 1953, George Maxwell écrit 22 volumes de la Môme Double Shot. Le 3 mars 1954, un arrêté interdit sa mise en vente sur l'avis de la commission de censure.

Dès sa première aventure, FALLAIT PAS ME DOUBLER, on comprend vite les méthodes de la belle : confrontée à des tueurs, criminels malsains et autres organisations de la pègre, elle est bousculée, culbutée, torturée mais s'en sort toujours. Son lüger fait mouche et plutôt deux fois qu'une !

Lorsque Charly conduit la Plymouth de Miss Hopy Travers alias la Môme Double Shot par une pleine nuit pluvieuse dans le cœur de Chinatown, il ne sait pas trop ce qu'il fait là. Sa patronne, elle, a une petite idée !

Ils repêchent le macchabé d'un chinois dans le ruisseau : des rouleaux de billets sous le chapeau, les poches chargées de cigarettes de « tabac brun » : de la marijuana. Voilà un centre d'intérêt qui attise la curiosité de Miss Travers...

Qui inonde ainsi le secteur où se situe son casino ?

Une femme mystérieuse, Miss Souvenance, lui conseille d'oublier cette soirée et de passer son chemin tout en l'invitant à son domicile le lendemain. Bien mal leur prendra de répondre à l'invitation : c'est un guet-apens !

La secte du Dragon Noir serait-elle derrière cette trouble histoire ?

Il faudra toutes les qualités de guerrière de Hopy pour déjouer les sales tours qu'on veut bien lui jouer !

Pieds et poings liés avec son gorille, elle voit défiler des suppliciés chinois dans une ambiance digne d'une messe noire : ça mutile, ça découpe, ça crève les yeux !

« Deux fanatiques s'amènent à ce moment avec une scie à deux poignées... la scie mord lentement dans la chair...le gars est vivant ! » (P. 97)

Il faudra l'intervention in extremis de Souvenance pour lui sauver la « rondelle ».

Voilà une aventure de la môme Double Shot où il ne fait pas bon être chinois. Ca dessoude à tout va caril ne faut pas bousculer Miss Hopy trop fort. Elle n'a pas son pareil pour faire chanter son lüger. Et son collègue Charly le Gorille a assez de muscle pour faire péter la baraque.

A croire qu'avec le Dragon Noir c'est le retour du Péril Jaune cher à Sax Rohmer. Avec sa Môme Double Shot, George Maxwell nous propose une solution plus radicale que Nayland Smith, l'ennemi juré de Fu Manchu : les Chinois tombent comme des mouches. Pour l'anecdote, la série suivante de George Maxwell, La Môme One Shot, narrera les aventures moins violentes de la fille de Hope Travers... et du Dragon Noir !

Le style est efficace, criblé d'argot bien grivois. La lecture est dynamique et enlevée comme nous l'aimons. Ici, pas de chichi : on rentre dans l'histoire avec délice et on en sort trop vite au bout de 190 pages d'action, de suspense, de sexe gratiné (Hopy en voit de toutes les couleurs !) et de bonne humeur !

Jean Rollin, qui caressa un temps l'idée d'une adaptation au cinéma, ne manquait jamais d'encenser l'oeuvre de Maxwell qu'il tenta en vain de rééditer aux Belles Lettres. 2 volumes de la Môme Double Shot seulement parurent... sur 22, hélas !

On en apprendra plus sur Maxwell et ses « drôles de dames » en lisant l'excellent dossier de ChériBibi N°5.

Jérôme Dugast
03/03/2013
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