Egomaniac


ORIGINE
UK
Egomaniac Affiche

ANNEE
2016
REALISATION

Kate Shenton

INTERPRETES
Nic Lamont
Adam Rhys-Davies
Laurence R. Harvey
AUTEUR DE L'ARTICLE: Philippe Delvaux
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Critique Egomaniac
{Photo 1 de Egomaniac} Catherine Sweeney, une jeune réalisatrice underground et désargentée, tente de faire produire son premier long métrage, une zom-rom-com (une comédie romantique avec des zombis). Mais les producteurs et producteurs financiers qu'elle rencontre ont des exigences farfelues qu'elle doit accepter, avalant couleuvre sur couleuvre, diluant son intention initiale. Nous suivons mois après mois son journal de production.

Présenté au 35e BIFFF, EGOMANIAC est un petit non-budget qui se révèle finalement assez intéressant. Tourné pour 5.000 misérables livres, EGOMANIAC parvient pourtant à maintenir notre intérêt. Certes, l{Photo 2 de Egomaniac} e film ne peut s'autoriser d'extravagances couteuses, mais il n'en déploie pas moins une certaine efficacité et un commentaire approprié sur le métier de « faiseur » de films. Et notamment sur le rapport entre l'art et le business, une dialectique qui traverse toute l'histoire du cinéma et dont l'équation reste perpétuellement irrésolue.

La réalisatrice avouait d'ailleurs le caractère partiellement autobiographique de son scénario, qui en devient dès lors un méta-film : la réalisatrice Kate Shenton signe d'ailleurs au générique son film du nom de son personnage Catherine Sweeney (lequel dans ce même générique{Photo 3 de Egomaniac} est crédité à de nombreux postes). Et le personnage de Catherine Sweeney est une réalisatrice de courts métrages et de documentaires... tout comme Kate Shenton, qui attribue même à son alter ego la réalisation de son documentaire ON TENDER HOOKS. EGOMANIAC semble donc un film cathartique !

Kate Shenton n'a pas encore réalisé grand-chose, mais on citera quand même son documentaire ON TENDER HOOKS qui traite de ceux qui se suspendent par des crochets perçant leur dos (pour avoir vu en live de telles performances, on peut vous dire que ça ne laisse pas indifférent). Vous aurez peut-être déjà vu ON TENDER HOOKS, qui fut programmé en France à une Absurde séance en 2014 et en Belgique au Razor Reel festival de 2013.

Pour l'anecdote, le BIFFF présentait à sa 35e édition une œuvre agissant en miroir d'EGOMANIAC : DIRECTOR'S CUT prenait en effet le point de vue opposé, celui du producteur (ou plus précisément un crowdfunder). Voir côte à côte les deux œuvres se révèle passionnant.

EGOMANIAC se veut une comédie. La réalisatrice Catherine Sweeney n'épargne pas son alter ego à l'écran, laquelle se révèle égocentrique (mais n'est-ce pas nécessaire pour monter un film ?) et avoue in fine son besoin de reconnaissance comme motivation principale. Elle est flanquée d'une palanquée de nullités : le producteur qui exige de la 3D et un chien qui parle, celui qui l'enfume de promesses mais vit misérablement dans sa voiture, l'actrice aussi concernée que folle, l'acteur laideron et no-life imposé pour jouer le rôle sexy...

Au casting, Dan Palmer, croisé dans STALLED (2013), FREAK OUT (2004) et SMALL TOWN FOLK (2007). Michael, l'homme-qui-a-joué-le-placenta, est incarné par l'adipeux et dégarni Laurence R. Harvey vu dans THE EDITOR (chroniqué sur Sueurs Froides) et révélé par HUMAN CENTIPEDE II (chroniqué sur Sueurs Froides).

Philippe Delvaux
20/04/2017
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