Eko Eko Azarak

Wizard of Darkness


ORIGINE
Japon
Eko Eko Azarak Affiche

ANNEE
1995
REALISATION

Shimako Sato

INTERPRETES
Kimika Yoshino
Miho Kanno
Kanori Kadomatsu
Naozumi Takahashi
Shûma
Miho Tamura
Mio Takagi
AUTEUR DE L'ARTICLE: André Quintaine
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Critique Eko Eko Azarak
{Photo 1 de Eko Eko Azarak} Tokyo est le théâtre de crimes atroces. Cinq personnes ont déjà été assassinées.

Mizuno est lycéen et passionné de sciences occultes. Il ne lui a pas échappé qu'on pouvait dessiner un pentagramme en reliant sur une carte les points indiquant les cinq crimes. Plus étrange encore, au centre du dessin diabolique se trouve son école.

C'est alors qu'arrive dans le lycée une nouvelle camarade de classe. Misa Kuroi est une jeune fille pour qui la magie noire ne semble pas non plus être une science complètement abstraite. D'ailleurs, elle en sait beaucoup plus que Mizuno à ce sujet et s'attire l'antipathie de ce dernier. Elle le remet même à sa place alors qu'il fait le beau devant les filles en essayant de jeter un sort à l'un des intendants du lycée qui a la main un peu trop{Photo 2 de Eko Eko Azarak} baladeuse.

Pendant que Misa se fait une amie d'une camarade dénommée Mizuki, leur professeur, la belle Shirai, décide de retenir 13 élèves pour un contrôle surprise. Alors que la prof joue à touche pipi avec Kazumi, l'une de ses élèves, la retenue imposée se transforme en piège meurtrier. Les adolescents se retrouvent enfermés dans le lycée et sont massacrés par une force invisible...

WIZARD OF DARKNESS verse dans une sensualité latente, très nippone. Les filles sont jeunes, jolies et titillées par l'homosexualité. On nage également dans le fantasme typique de l'univers écolier avec la prof nymphomane qui a une aventure avec l'une de ses élèves.

Jamais vulgaire, l'érotisme est très soft et les ébats amoureux saphiques entre Shirai et Kazumi se limitent à des attouchements torrides. L'érotisme est un peu à l'image de cette caméra qui est décidément toujours bien placée pour subrepticement dévoiler sous leurs uniformes les petites culottes en coton des lycéennes.

Dans cette atmosphère joliment pudique, les adolescents se font néanmoins décimer violemment. Si le gore est rare, l'ambiance est malgré tout dramatique et le film verse sans concession dans de l'horreur dénuée de tout second degré. La scène où des gamins sont massacrés dans une salle pendant que les autres assistent impuissants au carnage dans le couloir reste un moment fort du film.

Grâce à un rythme soutenu, WIZARD OF DARKNESS s'avère diablement efficace. Le huis clos qui se déroule de nuit dans le lycée est inquiétant à souhait et les rebondissements incessants. La vision de ces enfants qui meurent sans concession rend le film imprévisible et surprenant. Les personnages ne sont d'ailleurs pas superficiels. Le jeu amoureux entre la prof Shirai et son élève Mizuki est troublant. De même, le personnage de Mizuno, sorte d'élève magicien qui connaît tout de cet art mais n'arrive pas à le mettre en oeuvre est très intéressant. Il connaît la magie noire sur le bout des doigts mais n'arrive pas à passer à la pratique, peut-être est-ce par peur car il sait qu'elle peut être dangereuse ? L'arrivée de Misa dans l'école va le pousser à essayer d'user de la magie noire pour se débarrasser de sa nouvelle camarade. En face, Misa est bien entendu le personnage central de l'histoire. Elle, en revanche, pratique la magie noire mais souf-fre car elle n'est tout simplement pas assez douée pour protéger ses amis. Les passages où Mizuno et Misa s'affrontent et forment deux clans chez les élèves car ils ne sont pas d'accord sur la façon de se sortir de ce guêpier enrichissent considérablement le film.

WIZARD OF DARKNESS n'a pas pris une ride, à l'image des ses jolis effets spéciaux numériques qui apparaissent vers la fin du film. WIZARD n'est pas un simple film d'exploitation et va plus loin que l'étalage d'écolières en sous-vêtements. Shimako Sato, la réalisatrice, a parfaitement su gérer la demande des producteurs avec des visions personnelles qui étaient assurément plus ambitieuses.

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André Quintaine
22/12/2009
Cet article est paru dans Sueurs Froides n°29
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