El Gringo, tire, prie ou ça va être ta fête !


El Gringo, tire, prie ou ça va être ta fête ! Affiche

LITTÉRATURE
AUTEUR DE L'ARTICLE: Patryck Ficini
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Critique Littéraire El Gringo, tire, prie ou ça va être ta f
{Photo 1 de El Gringo, tire, prie ou ça va être ta fête !} MAX BUNKER, immense scénariste, n'est pas que le créateur des cultissimes KRIMINAL et SATANIK (deux fumetti neri dont le dessin superbe signé MAGNUS fait parfois oublier l'excellence des intrigues violentes et pleines d'humour noir). D'autres genres et d'autres personnages sont à son actif : : l'hilarant ALAN FORD, le sous JAMES BOND DENNIS COBB SS 018 (tous deux dessinés par MAGNUS), DANIEL, MILORD, CLIFF, KERRY KROSS ou encore le souvent très gore ANGEL DARK (l'épisode STEVE KRONOS et ses arrachages d'yeux à la petite cuillère est un must dans le genre pola{Photo 2 de El Gringo, tire, prie ou ça va être ta fête !} r grand-guignolesque !). BUNKER, alias LUCIANO SECCHI a aussi écrit des romans ayant pour héros le détective privé RICCARDO FINZI. Des bouquins certes plus sages mais indéniablement bien fichus.

En octobre 1965 (année du RINGO de DUCCIO TESSARI), son heure de gloire, il créa même, sans son pote MAGNUS, la vraie réponse du fumetto au western italien qui déferlait alors sur les écrans du monde entier après le succès de POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS en 1964.

Même si son héros EL GRINGO (absurdement renommé ZAPATA en français) est aussi clean que le regretté PET{Photo 3 de El Gringo, tire, prie ou ça va être ta fête !} ER LEE LAWRENCE, c'est bien, et avant MORTIMER ou DURANGO, à 35 épisodes de vrai spaghetti western que nous convie BUNKER (en fait scénariste du premier épisode UN PUGNO DI ODIO et simple faiseur d'intrigues des 34 autres, des intrigues inventées pendant des mi-temps de foot (!) et scénarisées ensuite par le dessinateur). Assurément moins estimé que MAGNUS, PAOLO PIFFARERIO n'en signe pas moins des planches (de 2 cases, typiques du petit format italien) très réussies, avec de beaux personnages et des gunfights impeccablement chorégraphiés. L'artiste y démontre{Photo 4 de El Gringo, tire, prie ou ça va être ta fête !} un vrai sens du cadrage, qui a peu à envier à CORBUCCI ou CASTELLARI.

35 épisodes ! L'une des rares séries italiennes qu'on peut espérer complèter. Le dernier numéro verrait la mort du héros, cas rarissime qui fait songer aux fameux UNE MINUTE POUR PRIER UNE SECONDE POUR MOURIR et LE GRAND SILENCE, aux fins mythiques.

Dans EL GRINGO, notamment publié en France dans SHERIFF et YATACAN (RHODOS PRESSE), le héros tue plus vite que son ombre et fait face aux pires salopards que l'ouest ait connu. La corruption règne, les notables sont tous pourris (dans LA POLICE VEILLE, toute une ville est sous la coupe de hors-la-loi !) et l'on y viole et massacre allègrement.

EL GRINGO ? La fusion de la méchanceté et de l'humour noir du western spaghetti et du fumetto « per adulti ». Une volonté de réalisme affichée dans l'édito du N°1 bien vite, et fort heureusement, gagnée par une folie typiquement latine.

Note : les renseignements sur la création des aventures de EL GRINGO proviennent de la post-face signée BUNKER dans la réédition du N°1 (octobre 1999).l


Informations

Patryck Ficini
13/02/2011
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