Elfie Hopkins


ORIGINE
Angleterre
Elfie Hopkins Affiche

ANNEE
2012
REALISATION

Ryan Andrews

INTERPRETES
Ray Winstone
Kimberley Nixon
Rupert Evans
Critique Elfie Hopkins
{Photo 1 de Elfie Hopkins} Elfie Hopkins est une adolescente, vivant dans un petit village morne et terne du Pays de Galle. Détestant sa vie quotidienne, et s'en voulant de ne pas avoir pu comprendre comment sa mère était morte (un accident de chasse apparemment) elle enquête sur les gens du coin, en compagnie de son seul ami, un looser un peu geek. Dans ce contexte, l'arrivée de nouveaux voisins est un évènement des plus alléchants. Ils sont mystérieux, grands voyageurs et aussi beaux que raffinés. Mais leurs safaris sur mesure semblent dissimuler un lourd secret, que la jeune fille veut à tout prix mettre à jour.

Ryan Andrews réalise ici son premier film, projeté en séance spéciale de{Photo 2 de Elfie Hopkins} la 5ème édition du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg. D'abord designer, il se lance dans la réalisation de long métrage après plusieurs courts, voulant mettre en images les chasses aux monstres qu'il faisait, enfant, dans ce petit village qui lui a servi de cadre pour son ELFIE HOPKINS.

Le film débute donc, en nous dépeignant cette punkette de village, luttant contre la bêtise, contre ses parents, et imaginant de sombres complots pour passer le temps et rendre son quotidien plus intéressant. Les acteurs, très bons, parviennent aisément à faire vivre les différents personnages, que ce soit les seconds rôles ou les personnages principaux. Le patr{Photo 3 de Elfie Hopkins} iarche des nouveaux voisins est particulièrement bon, ressemblant à un vampire, sophistiqué, sombre et dangereux. Il y a cependant quelques longueurs dans cette enquête, dont l'écriture manque peut-être un peu de rigueur. L'enchaînement des situations est également assez prévisible, comme la présentation des nouveaux venus, qui charment tout le monde, suivie des révélations de notre adolescente soupçonneuse que personne ne croit, avant qu'il ne soit trop tard, bien sûr.

Cette partie, agréable, fait replonger le spectateur dans l'adolescence, du temps du Club des 5, de Scoubidou ou des GOONIES ; ce dernier film étant une des références avouées du réalisateur. Tout{Photo 4 de Elfie Hopkins} spectateur réceptif, ayant lui-même, enfant, chassé monstres et démons, peut se retrouver dans Elfie Hopkins ou dans son acolyte. Ce dernier, fan d'informatique, se charge de faire les recherches sur le net, indispensables pour démêler certains fils de l'intrigue.

Et, tout à coup, tout bascule. Ce qui était jusque-là une intrigue policière campagnarde d'adolescente, se transforme quand les voisins révèlent leurs atroces habitudes et passent à l'action. Là, le réalisateur montre deux autres facettes de son film. Une certaine poésie macabre tout d'abord, au travers d'une mise à mort d'une très grande beauté formelle et poétique, mais surtout un goût pour le gore qui tache et la violence débridée. En effet, dans les dernières vingt minutes, ELFIE HOPKINS devient un home invasion sauvage, avec combats au sabre, à l'arbalète et autres ; notre héroïne se retrouvant rapidement recouverte de sang des pieds à la tête.

Ainsi, le métrage peut être perçu comme une version trash et déviante de la série Scoubidou. Et, bien que n'étant pas un chef-d'œuvre impérissable, il offre au spectateur, pour peu qu'il soit réceptif à ce genre de chose, un joli moment schizophrénique, entre enquête paysanne et massacre sauvage.

Retrouvez nos chroniques du FEFFS 2012.

Yannik Vanesse
21/10/2012
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Sueurs Froides.fr > Critique > Review
AUTEUR DE L'ARTICLE: Yannik Vanesse
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