Evil Breed


ORIGINE
USA
Evil Breed Affiche

ANNEE
2003
REALISATION

Christian Viel

INTERPRETES
Howard Rosenstein
Ginger Lynn Allen
Chasey Lain
Jenna Jameson
Brandi-Ann Milbradt
Critique Evil Breed
{Photo 1 de Evil Breed} SAMHAIN est longtemps resté dans les tiroirs de son producteur avant de sortir enfin en dvd sous le titre de EVIL BREED. Cette version qui a été diffusée s'est avérée de 10 minutes plus courte que celle montée par son réalisateur Christian Viel. Ce dernier a d'ailleurs renié la version présentée par son producteur. Celle critiquée ici semble être une version intermédiaire, partiellement validée par Christian Viel. Cette version, et celle d'origine également d'ailleurs, n'ont jamais été distribuées et ne le seront sans doute jamais puisque certains enregistrements originaux ont été perdus... Vous pouvez néanmoins « facilement » trouver l'une d'elles sur Internet... Il suffit d'avoir un peu d'imagination, on ne va pas vous faire de dessin...

L'histoire commence de manière on ne peut plus classique avec une bande de jeunes on ne peut plus classique également qui se retrouve (on ne peut plus classiquement) dans une grande maison perdue dans un bois. Les jeunes sont là pour étudier l'histoire de la région et plus particulièrement les fêtes célébrées par les sorcières i{Photo 2 de Evil Breed} l y a bien longtemps. Malgré les avertissements assénés par un hurluberlu, ils ne se doutent pas une seule seconde que les lieux sont hantés par une famille de dégénérés incestueux, issus en droite lignée des sabbats qu'ils étudient.

Le film s'ouvre sur une scène très sympathique où un couple de campeurs est attaqué par notre famille de freaks. La fille, coupée en deux, laisse ses entrailles se déverser sur le sol. Plus loin, son petit ami, démembré, est cuit comme un cochon au-dessus du feu. Cette séquence sert sans doute avant tout de prétexte afin de faire participer au projet Richard Grieco, has been que les minettes appréciaient en partenaire de Johnny Depp dans la série 21 Jump Street. Remarquez que, plus loin dans le métrage, Christian Viel utilise deux autres invitées de marque qui raviront plutôt les garçons cette fois-ci : Ginger Lynn Allen, l'une des stars du X dans les années 80 et Jenna Jameson qui a œuvré dans la même catégorie, mais plus récemment. Quoi qu'il en soit, l'insistance avec laquelle sont décrits les effets gores et un certain penc{Photo 3 de Evil Breed} hant pour le voyeurisme et le sordide dans cette première séquence (Richard Grieco démembré est en train de rôtir le pénis levé) évoquent indubitablement les petits films amateurs allemands de la trempe de ceux d'Andreas Schnaas. L'affiliation sera confirmée par la suite avec des effets gores nombreux et souvent crades. Un couteau enfoncé dans la bouche, un coup asséné violemment et de manière sanglante sur la tête d'une malheureuse, une décapitation spectaculaire et jouissive, la découverte près de sa mère d'un bébé mort-né ainsi que l'éviscération de l'ex -hardeuse font assurément partie des moments les plus grandioses du métrage... Enfin ! Enfin... du gros gore qui tâche comme au bon vieux temps des années 80 !!!

Pour assister à ces joyaux, il faudra néanmoins patienter une bonne demi-heure avec les bavardages ineptes entre les adolescents qui font partie des plus stupides qu'il peut être donné de voir dans un film du genre. Mais, la récompense sera très largement à la hauteur. Les personnes friandes d'un gore à l'ancienne seront comblées au-delà de leurs espér{Photo 4 de Evil Breed} ances. D'ailleurs, on remarquera le petit clin d'œil de Christian Viel, sincèrement fan du genre, réglant ses comptes avec Sam Raimi lorsque l'un des ados regrette amèrement que le réalisateur de EVIL DEAD se doit vendu aux majors pour ne plus désormais réaliser que de la « merde ».

Si l'on compare le work print de Christian Viel avec la version qui a été commercialisée, on se rend compte que le réalisateur pousse sans doute un petit peu le bouchon. Si son film n'est pas excellent, c'est principalement dû à la première partie du film qui fait la part belle à des protagonistes sans grand intérêt. Leurs discussions n'ont également rien de franchement très intéressant. En ce qui concerne le gore, on remarquera qu'il manque finalement assez peu de choses dans la version officielle. C'est surtout la première séquence avec le passage où l'on peut « admirer » les entrailles de la première victime s'étaler par terre qui a fait les frais du changement de monteur. On peut l'expliquer par la volonté de vouloir dynamiser ces quelques secondes, qui, il est vrai, avaient tendance à trop s'éterniser sur ses effets, à la manière des cinéastes amateurs allemands justement... Etrangement, c'est la séquence érotique du milieu du film qui a le plus souffert de ce remontage. Des images plus explicites sont en effet absentes du montage final. Pour terminer, une fin a été rajoutée au film de Christian Viel qui n'a évidemment pas du tout apprécié le geste. Une fin inutile d'ailleurs, même s'il n'y a pas non plus de quoi casser trois pattes à un canard. Au final, le reniement du film par son auteur paraît quelque peu disproportionné. Avant de devenir EVIL BREED, SAM HAIN n'était pas EVIL DEAD et le charcutage auquel il a eu droit ne l'a pas rendu foncièrement plus mauvais. Le scénario n'est pas devenu plus crétin qu'il ne l'était auparavant, les ados ne sont pas devenus plus immatures et l'on n'en sait tout aussi peu sur la famille de freaks. L'essentiel est finalement là puisque les effets gores n'ont pas été perdus en route. Et, en toute honnêteté, il faut bien l'admettre, dans ce genre de films, c'est bien ce qu'il y a de plus important...

André Quintaine
22/12/2009
Bookmark and Share

Page précédente    Revenir en haut de la page    Imprimer   Creer PDF

Sueurs Froides.fr > Critique > Review
AUTEUR DE L'ARTICLE: André Quintaine
SES DERNIERS ARTICLESSES FILMS FETICHES
Sandy Blanco
Avant l'Aube
Planet of Dinosaurs
Bad Boy Bubby
Amusement
Frayeurs
Freaks
Les Griffes de la Nuit
Made in Britain
Massacre à la Tronçonneuse

Vous aimez Evil Breed ?
Moteur de recherche
Tout est bénévole – si ce n’est pas déjà fait, versez votre obole annuelle à l'association Sin'Art : 5 €