Fantastic'Arts 2008


Fantastic'Arts 2008 Affiche

AUTEUR DE L'ARTICLE: Patrick Lang
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Critique Fantastic'Arts 2008
{Photo 1 de Fantastic'Arts 2008} Le festival du film fantastique Fantastic'arts à Gérardmer, qui compte déjà quinze éditions à son actif, est devenu petit à petit un évènement incontournable dans le paysage du film fantastique en France. Il roule tranquillement sa bosse, en proposant chaque année un florilège de films tous plus différents les uns que les autres. C'est ainsi qu'ont été projeté des oeuvres très personnelles et intimistes comme HEAVENLY CREATURES (Peter Jackson), THOMAS EST AMOUREUX (Pierre-Paul Renders) ou encore L'ECHINE DU DIABLE (Guillermo Del Toro), mais aussi des films plus ouvertement horrifiques, ou carrément gore. Dans cette dernière catégorie on retrouve notamment LA FIANCEE DE CHUCKY (Ronny Yu), JEEPERS CREEPERS (Victor Salva) et LE SANG DES INNOCENTS (Dario Argento). Le jury se compose lui aussi souvent de grands noms du cinéma: John Carpenter, Ruggero Deodato; ainsi que des personnalités françaises: Mimi Mathy, Bruno Salomone, Kad Merad, Richard Bohringer (on se demande des fois qui envoie les invitations!)

Cette année,{Photo 2 de Fantastic'Arts 2008} le jury réunit à nouveau quelques noms bien connus, qui ont au moins un vrai rapport au fantastique. On retrouve donc principalement Stuart Gordon (président du jury), Sean S. Cunningham, Takashi Shimizu, Ruggero Deodato, Neil Marschall et un Jess Franco affaibli, car il se déplaçait en chaise roulante.

Côté programmation, on peut dire que ce fut une bien belle année. Commençons avec les moins bons de ceux qu'on a pu voir pour Sueurs Froides, pour terminer avec les gros morceaux du festival.

Et c'est à SHROOMS d'ouvrir le bal, film Irlandais de Paddy Breathnach. Quelques jeunes partent dans une forêt irlandaise pour y consommer des champignons hallucinogènes. Une jeune femme ingurgite un spécimen dangereux, qui aura des effets secondaires. Elle est désormais hantée par des visions du futur et voit ses amis mourir de la main d'un tueur mystérieux. Le parallèle avec REEKER est inévitable, par une ambiance très surréaliste, et par le côté énigmatique de l'agresseur. SHROOMS, tout comme son homologue américain, nous r{Photo 3 de Fantastic'Arts 2008} éserve un final avec une surprenante révélation. Mais là où REEKER a su garder un minimum de cohérence dans ses propos, SHROOMS part dans tout les sens. Paddy Breathnach multiplie les points de vue, rajoute des personnages par ci par là, les envoie aux quatre coins de la forêt... Bref, on se perd complètement au fil du métrage. La performance des acteurs n'est malheureusement pas très convaincante. S'il reste quelques aspects qu'on peut encore sauver, ce sont l'humour franchement drôle (les habitants de la forêt sont aussi hilarants qu'effrayants) et une pincée de gore bienvenue (castrations, coups de hache bien sentis...).

Après $LA$HER, Maurice Déveraux nous revient avec un nouvel assaut: END OF THE LINE. Exit l'amateurisme de son film précédent, nous sommes plutôt dans la petite série B. Ca raconte l'histoire de quelques passagers d'un métro aux prises avec une bande de fanatiques religieux. Là aussi, ça ne vole pas très haut, END... alignant les poncifs et les clichés. Les personnages sont tous très caricatura{Photo 4 de Fantastic'Arts 2008} ux, sans dimension ni saveur. C'est du vu et revu, mais l'humour assez noir et une poignée de scènes très gore nous évitent de sombrer dans les bras de morphée. C'est la fête de l'arme blanche : couteaux et haches sont utilisées à tour de bras et le sang coule à flots. De nombreuses personnes succombent sous les coups portés par ces fanatiques, accompagnés de ''Dieu vous aime!'' ou de ''je suis votre salut!'' N'ayant pas tenu jusqu'à la fin, il est difficile de dire si le niveau du métrage s'élève ou pire, s'écrase complètement.

Un peu plus sérieux déjà, mais pas meilleur pour autant, ALL THE BOYS LOVE MANDY LANE de l'Américain Jonathan Levine, étonne par une photographie époustouflante, qui est à ranger aux côtés de LA COLLINE A DES YEUX (remake), par une teinte majoritairement sépia. On pourrait croire à un 'survival', mais c'est bel et bien un slasher. Une jeune étudiante, Mandy Lane, est courtisée par tout le monde, mais reste inaccessible. Un de ses camarades trouve la mort en essayant de l'impressionner. Quelques temps plus tard, elle décide de se joindre à une bande d'amis qui vont faire la fête dans le ranch du père de l'un d'eux. Une série de meurtres va alors casser l'ambiance. Jonathan Levine, dont c'est le premier long-métrage, prends (perds?) son temps pour présenter ses personnages. A l'inverse de WOLF CREEK, qui avait su trouver le bon ''timing'', ALL THE BOYS... s'égare en chemin, et l'ennui s'installe rapidement. Il ne trouve pas le bon équilibre, les scènes de suspense survenant trop tardivement. Les quelques meurtres, assez violents (meurtres au fusil à pompe, batte de baseball), sont filmés caméra hésitante, ce qui atténue grandement l'impact sur le spectateur. Une mauvaise gestion du suspense, l'incursion tardive d'éléments horrifiques, un beau travail sur la photographie détruit par le montage trop découpé et un retournement final très moyen rendent l'ensemble très dispensable.

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Patrick Lang
22/12/2009
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