Flash Gordon Conquers the Universe


ORIGINE
USA
Flash Gordon Conquers the Universe Affiche

ANNEE
1940
REALISATION
Ford Beebe
Ray Taylor
INTERPRETES
Larrry Crabbe
Carol Hugues
Charles Middleton
Critique Flash Gordon Conquers the Universe
{Photo 1 de Flash Gordon Conquers the Universe} Une terrifiante et mystérieuse menace s'abat sur Terre : la Mort Rouge. Flash Gordon et ses amis comprennent vite d'où vient le fléau : ils 'agit d'une nouvelle diablerie du tyran de la planète Mongo, Ming !

FLASH GORDON CONQUERS THE UNIVERSE est la suite de deux serials, avec Larry « Buster » Crabbe aussi. Il est donc un peu difficile d'y entrer sans les avoir vus, car les personnages sont censés être déjà connus, ainsi que les habitants, bons et méchants, de la planète Mongo où se déroulent les nombreuses péripéties du film. Ceci précisé, au bout d'un ou deux épisodes, on est dans le bain.

Ming est une sorte de Fu Manchu intergalactique. Comment en effet ne pas penser au symbole absolu du Péril Jaune créé par Sax Rohmer ? Le côté asiatique de Ming est flagrant, à commencer par son physique et son nom ! Les su{Photo 2 de Flash Gordon Conquers the Universe} perbes décors intérieurs de son palais sont orientalisants, comme les jeunes filles qui dansent ou sonnent du gong pour leur seigneur et maître. Comme Fu Manchu, c'est un génie criminel jamais à court d'inventions diaboliques, aspirant maître du monde auquel s'opposent quelques élus, dont Flash Gordon, le professeur Zarkov et la mignonne et boudeuse Dale Arden (Carol Hugues, très bien). Le serial datant de 1940, on peut voir aussi une parabole (volontaire ?) de Hitler (Ming) abattant ses foudres sur la vieille Europe (Mongo) heureusement sauvée par les Etats-Unis (la Terre). Dans des camps de concentration, Ming fait même des expériences sur des cobayes humains ! Son but : rendre la Mort Rouge sélective, qu'elle tue les être intelligents suceptibles de s'opposer à Ming et épargne les idiots à même de devenir ses e{Photo 3 de Flash Gordon Conquers the Universe} sclaves aveugles. Ming aime bien les êtres inférieurs... dès lors qu'ils le servent !

Bien sûr les moyens de l'époque ne permettent guère de retrouver les fastes de la B.D d'Alex Raymond. Cependant, réalisateurs (deux spécialistes du serial et de l'adaptation de comics), responsables des effet spéciaux et décorateurs tirent habilement leur épingle du jeu. FLASH GORDON bouge pas mal (bien qu'on ait parfois l'impression de tourner en rond). Le mélange prises de vue réelles/maquettes est habilement dosé. Les maquettes des palais de Ming et d'Arboria sont réussies, tout comme les combats aériens même s'il est regrettable qu'il n'existe qu'un seul modèle de vaisseau. FLASH GORDON n'est pas avare en scènes spectaculaires, de belles avalanches par exemple. Les costumes sont d'opérette (notamment le style Robin des Bois{Photo 4 de Flash Gordon Conquers the Universe} des hommes d'Arboria), mais ça passe.

On a droit à des bombes incendiaires, des robots, des hommes de pierre (un peu ridicules), des iguanodons (de vrais iguanes ingénieusement filmés)... et même un rayon de la mort qui risque de couper Zarkov en deux, tel Sean Connery dans GOLDFINGER !

Les cliffhangers sont parfois très chouettes, comme quand Dale Arden va être jetée dans les flammes par les hommes de pierre ou quand la petite bande va être submergée par les eaux qui envahissent des couloirs. Un piège que ne renierait pas Fu Manchu.

A la fin, Ming pris à la gorge dévoile son arme secrète, l'équivalent d'une bombe atomique qui lui permettra de détruire la Terre. Finalement c'est lui qui explosera dans sa tour percutée par le vaisseau de Flash qui joue les kamikaze... sans oublier son parachute !

Buster Crabbe, alias Tarzan et Buck Rogers, a le physique du rôle (quelle coiffure !) mais, avouons-le, un charisme assez faible. On se demande même si l'on ne préfère pas Sam Jones, dans la version Dino de Laurentiis... Il est clair que le très classe Ming (Charles Middleton) l'éclipse à chaque apparition.

FLASH GORDON CONQUERS THE UNIVERSE a terriblement vieilli, c'est vrai, mais il comporte encore quelques bons moments et vient rappeler à point nommé combien Georges Lucas est tributaire de ces space-opera old school (les résumés des épisodes précédénts défilent comme dans STARWARS). En ces temps où LA GUERRE DES ETOILES est devenu un incontournable et inattaquable pilier de la culture pop, faire oeuvre de mémoire fait du bien. Relire LES ROIS DES ETOILES et sa suite du très bon Edmond Hamilton ne ferait pas de mal non plus.

Patryck Ficini
22/12/2009
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Sueurs Froides.fr > Critique > Retrospective
AUTEUR DE L'ARTICLE: Patryck Ficini
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