Freehold

Two pigeons


ORIGINE
UK
Freehold Affiche

ANNEE
2017
REALISATION

Dominic Bridges

INTERPRETES
Javier Botet
Mandeep Dhillon
Lee Macdonald
Michael McKell
Mim Shaikh
Kola Bokinni
AUTEUR DE L'ARTICLE: Philippe DELVAUX
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Critique Freehold
{Photo 1 de Freehold} Hussein est un agent immobilier dynamique, un gagnant. Entendez qu'il n'est pas étouffé de scrupule s'il peut toucher une meilleure commission sur ses ventes. Il partage son petit appartement londonien bien aménagé avec sa compagne Mel... et avec un personnage mutique qui, caché, ne se dévoile qu'en l'absence de Hussein et Mel. Ce mystérieux personnage semble en vouloir à Hussein, multipliant les coups fourrés de plus en plus méchants. Le pauvre Hussein ne sait bientôt plus ce qui lui arrivé ni à quel saint se vouer.

Aaaaah, la comédie britann{Photo 2 de Freehold} ique, c'est tout un art.

Ici parfaitement rencontré par ce tout petit budget qui se déroule en huis-clos (on ne quittera jamais l'appartement) et se limite à quelques acteurs. A propos de ces derniers, mention particulière pour Javier Botet, gigantesque et filiforme créature aux limites de l'anorexie et qui campe un envahisseur aussi inquiétant que drolatique.

Tout le sel du film repose en effet sur l'irruption nocturne de ce grand échalas qui passe ses nuits à préparer de mauvais coups à l'encontre de notre agent immobilier : crachats m{Photo 3 de Freehold} élangés au médicament pour gargarisme, étrons laissé dans la cuvette des toilettes pour provoquer la dispute de couples... l'ensemble est aussi méchant que drôle. Et le rire est évidemment redoublé par l'incompréhension du malheureux Hussein qui prend coup sur coup sans y rien comprendre.

Et également inquiétant : qui de nous ne s'est pas parfois demandé si quelque malveillant ne s'était pas introduit chez lui pour faire disparaitre tel objet ou casser tel autre ? La peur de l'irruption, de l'incrustation d'une menace inconnue et introuvabledans notre foyer est assez commune et fonctionne donc très bien auprès du public.

Il n'est pas anodin que l'action se situe à Londres, une des villes où l'immobilier est l'un des plus chers au monde. On a d'ailleurs vu d'autres films de genre produits dans des endroits où l'immobilier est hors de prix jouer scénaristiquement sur ces questions, ne citons à cet égard que DREAM HOME (2010, Ho-Cheung Pang, Etrange festival 2010).

L'homme mystérieux est campé par Javier Botet, qu'on a croisé dans pas mal de films de genre espagnols dans des petits rôles (il démarre chez Brian Yuzna, on le retrouve sur SA MAJESTE MINOR de JJ Annaud puis régulièrement chez Alex de la Iglesia ou encore dans les 4 [REC]...). Depuis 2017, il passe aux productions de genre internationales, mais reste encore le plus souvent cantonné au bas de l'affiche. Il sera cependant le boogey man de SLENDER MAN (2018).

FREEHOLD fait partie de ces jouissifs petits bijoux qu'on ne peut que vous recommander chaudement. Après, faites juste un tour de toutes les cachettes possibles de votre résidence... on ne sait jamais.

Philippe DELVAUX
10/05/2018
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