Gong Tau


ORIGINE
Hong Kong
Gong Tau Affiche

ANNEE
2007
REALISATION

Herman Yau

INTERPRETES
Mark Cheng
Maggie Siu
Suet Lam
Critique Gong Tau
{Photo 1 de Gong Tau} Un policier est victime d'une malédiction que l'on appelle communément à Hong-Kong « Gong Tau ». Celle-ci frappe principalement les proches de la personne visée, ce qui est d'autant plus dramatique. C'est ainsi que le pauvre flic assiste impuissant à la mort de son bébé de quelques mois et aux douleurs incessantes que doit subir sa jeune épouse, lesquelles sont infligées par un sorcier qui plante des aiguilles dans une poupée à l'effigie de la jeune femme ! S'il veut lui venir en aide, il devra découvrir le mal qu'il a commis et qui suscite en son ennemi un tel désir de vengeance.

Herman Yau traîne ses guêtres dans le cinéma Hong-Kongais depuis quelques années, et ses œuvres approchent résolument plus l'exploitation que l'art. En dépit d'une bonne réputation héritée de la période bénie d{Photo 2 de Gong Tau} es « Category 3 » aux début et milieu des années '90 (EBOLA SYNDROME, BUNMAN THE UNTOLD STORY), Herman Yau n'a pas vraiment concrétisé les espoirs que les cinéphages du Bis le plus extrême lui portaient. Dès les premières minutes de GONG TAU, on croit pourtant assister à sa résurrection.

Un début en effet particulièrement prometteur... Le cinéma de Hong Kong ne nous ayant plus habitué depuis longtemps à un nu intégral et frontal. GONG TAU se permet ce luxe dès la dixième seconde ! Plus tard, nous auront droit à un gros plan sur le sexe masculin d'un homme fraîchement décédé ! Plus loin encore, nous assistons à la mort absolument atroce d'un... nourrisson ! Durant une séance de magie noire, un sorcier plante des aiguilles dans une poupée représentant le pauvre bébé... Précisons que la caméra ne{Photo 3 de Gong Tau} se détourne pas une seule seconde du nouveau né lorsque le sang s'échappe des plaies infligées par les aiguilles... S'ensuit une scène d'autopsie particulièrement réaliste et surtout écoeurante lorsque le médecin légiste découvre dans les entrailles du cadavre un mille-pattes d'une bonne vingtaine de centimètres.

Passé les vingt premières minutes, on se dit que GONG TAU ressemble à s'y méprendre à une entreprise de réhabilitation du cinéma HK tant du début des années '90 que de celui des années '80. Période bénie où la colonie anglaise s'était inspirée, une bonne demi-douzaine de fois, du gore outrancier d'EVIL DEAD pour nous offrir des morceaux de bravoure tels que BLACK MAGIC, DEVIL FETUS ou encore SEEDING OF A GHOST. Des films légendaires où se côtoyaient gore, horreur, exotisme, érotismeet mauvais goût. Cette pincée de graveleux apparaît également dans le film qui nous concerne ici à l'occasion du détail de la recette d'une bonne possession démoniaque, laquelle compte parmi ses ingrédients du sperme ainsi que de la graisse humaine...

Après cette entrée en bouche plutôt savoureuse, il faut bien admettre que le film s'avère malgré tout très décevant. La faute en incombe à un rythme déséquilibré. Après une première demi-heure impressionnante, Herman Yau semble avoir grillé toute ses cartes et tourne en rond jusqu'au final où l'intérêt est renouvelé mais n'atteint pas non plus le délire de la première partie. Le second problème de GONG TAU provient de ses effets spéciaux. En dehors de la séquence d'autopsie on ne peut plus crédible, tous les autres effets ont été réalisés au moyen du numérique. Peu réalistes, trop propres, ils ne parviennent pas à insuffler ce brin de folie macabre qui imprégnait les bandes auxquelles se frotte GONG TAU. Notez que la photographie très froide ainsi que les décors urbains impersonnels renforcent complètement la superficialité des moments de bravoure du film.

On aurait aimé que Herman Yau plonge complètement son film dans l'ambiance des dix années précédant la rétrocession. Cette réactualisation manque de saveur et s'avère beaucoup trop lisse. Aux réserves près ici émises, les séquences que nous avons décrites détonnent néanmoins dans la production actuelle et devraient en étonner plus d'un. GONG TAU est également une bonne excuse pour admirer deux superbes acteurs HK dans des rôles plus imposants que d'habitude : Lam Suet et Mark Cheng.

André Quintaine
22/12/2009
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Sueurs Froides.fr > Critique > Asian Scans
AUTEUR DE L'ARTICLE: André Quintaine
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