Happy End


ORIGINE
Allemagne
Happy End Affiche

ANNEE
2005
REALISATION

Daniel Stieglitz

INTERPRETES
Matthias Scherwenikas
Brunhild Falkenstein
Marta Heselberger
Christoph Hufenbecher
AUTEUR DE L'ARTICLE: Jean-Sébastien Gaboury
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Critique Happy End
{Photo 1 de Happy End} Leo Schwarz est un écrivain en panne d'inspiration. Afin de retrouver la flamme, il s'installe à la campagne dans un appartement vendu pour une bouchée de pain. Il emménage mais rapidement de biens étranges événements vont troubler la quiétude de Leo. Son enquête le mène vers une vérité insoupçonnée.

A la lecture du résumé, on remarque vite que Happy end est tout sauf original. Une histoire racontant la mort d'une petite fille dans un accident de voiture, voilà en quoi se concentre les 100 minutes du film. Au fil de ses investigations, Leo découvre une multitude d'indices. A commencer par le père de la fillette. Un alcoolique au dernier degré dont la principale activité est de battre sa fille, provocant l'exaspération des voisins. A{Photo 2 de Happy End} aucun moment, on voit le père frapper son enfant mais lors d'une scène, un des voisins, un mécanicien grassouillet, pénètre violemment dans l'appartement et, armé d'une pioche, il est prêt à en décou-dre avec le père. A ce moment, la gamine apparaît, le visage boursouflé sous les coups. L'homme se ravise et quitte les lieux, abasourdi. Ce flashback comme tous les autres permet à Leo de mener à bien son enquête. Comme de coutume dans ce genre de productions, les scénaristes préparent des rebondissements afin de maintenir un tant soit peu l'attention du spectateur. Hélas, Happy end n'est qu'une pâle copie des productions américaines. L'appartement, sorte de garçonnière pour écrivain en panne d'inspiration, est présenté au début dans u{Photo 3 de Happy End} n état d'abandon. Le réalisateur insiste sur les poussières et autres saletés accumulées durant les sept années d'inoccupation. Séquence typique de cinéma qui n'a rien inventé : Leo fait la vaisselle et du nettoyage sur une musique rythmée. Accumulant gags pas drôles et maladresses pénibles, on se rend vite compte du peu d'ambition de Happy end. De même, l'acteur incarnant Leo est franchement mauvais. Roulant les yeux pour simuler la surprise ou rigolant comme un tordu, le choix de Matthias Scherwenikas n'est pas très judicieux. Les autres ne sont guère mieux lotis si on excepte les voisins de Leo. La psychologue de Joana (la fillette morte) est aussi lamentable. Nommée le docteur Gruber, elle est persuadée que Joana est schizophrène{Photo 4 de Happy End} et converse avec une dénommée Ruth. La fin nous apprendra que la réalité est toute autre. De même, Leo prend des photographies lors de son emménagement, et développe sa pellicule dans la dernière demi-heure. Ô surprise, devinez qui apparaît dans le reflet d'un miroir ! Afin de ne pas dévoiler cet épineux suspense, le metteur en scène, Daniel Stieglitz dresse un tableau guère glorieux du cinéma commercial allemand. A défaut d'originalité, Happy end brosse de doux frissons notamment lors du final. Leo descend dans les méandres du sous-sol de l'immeuble. Evidemment, sa lampe de poche le lâche et c'est avec des allumettes qu'il continue son exploration. Obscurité et respiration saccadée confèrent à cette séquence une certaine réussite. Même si on s'attend à une macabre rencon-tre, Happy end se rachète brièvement sur le dernier quart d'heure. A retenir aussi Joana apparaissant en ombre dans le rideau de la douche pendant que Leo tente vainement d'ouvrir la porte bloquée. Effet vu à plusieurs reprises chez d'autres plus talentueux mais qui garde une certaine efficacité. Mais avant cela, il faut se farcir des grosses ficelles. Leo doit apprendre à lire les indices laissés par le fantôme : balle rouge roulant sous une armoire où est dissimulée une boîte, dessins de l'enfant, cauchemars,... Happy end est décevant et ses trop nombreux défauts nuisent à toute créativité. Amateur de série B sans grande envergure, Happy end vous est réservé et recommandé. Pour les autres...

Jean-Sébastien Gaboury
22/12/2009
Cet article est paru dans Sueurs Froides n°30
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