Hwahi : a monster boy

Hwa-i: Gwi-mul-eul Sam-kin A-i


ORIGINE
Corée
Hwahi : a monster boy Affiche

ANNEE
2014
REALISATION

Jang Joon-hwan

INTERPRETES
Yeo Jin-goo
Kim Yoon-seok
Jo Jin-woong
Jang Hyun-sung
AUTEUR DE L'ARTICLE: Philippe Delvaux
SES DERNIERS ARTICLESSES FILMS FETICHES
Les garçons sauvages
L'emprise des ténèbres
Tokyo Vampire hotel
Ni juge, ni soumise
Ugly nasty people
Conan le Barbare
C’est Arrivé Près De Chez Vous
Marquis
Princesse Mononoke
Sacré Graal

Critique Hwahi : a monster boy
{Photo 1 de Hwahi : a monster boy} Le gang des serpents, ainsi surnommé en raison de leur froide détermination, a enlevé un jeune garçon dont ils espèrent une rançon... qu'ils n'obtiendront pas. Sept ans plus tard, adopté par les malfaiteurs, l'enfant est devenu un adolescent timide. Aussi doué pour conduire que pour tirer, Hwahi est de plus en plus inséré dans les activités criminelles du groupe. Mais quand il est emmené pour assurer un contrat sur la tête d'une famille récalcitrante à vendre son terrain à un magnat de l'immobilier, des souvenirs d'enfance refont surface, en mê{Photo 2 de Hwahi : a monster boy} me temps que ce monstre qui hante ses cauchemars.

La Corée est en forme cette année, et l'Etrange festival 2014 en tient compte en programmant THE FIVE (une histoire de vengeance), A HARD DAY (des policiers ripoux), MOEBIUS (une famille dysfonctionnelle) et notre HWAHI : A MONSTER BOY qui, pour faire bonne mesure, mélange ces trois thématiques.

Et avec brio puisque, une fois encore, la Corée donne une leçon de cinéma. Certains pourront certes chicaner en avançant que ce sont les mêmes recettes qui sont systématiquement resservies. Mais dè{Photo 3 de Hwahi : a monster boy} s lors que le plat est excellent et que le cuisinier connait son métier, pourquoi faire la fine bouche. Les ingrédients, on les connait : un scénario en béton, des personnages forts et auxquels on s'attache, des situations incongrues, de la violence très graphique, des touches d'humour qui font mouches... le tout au service d'une tragédie grecque. Hwahi n'est rien d'autre qu'un avatar d'Œdipe. Si le roi de Thèbes a tué son père sans connaitre l'identité de celui-ci, Hwahi se confrontera non seulement à son père biologique mais également à ses 5{Photo 4 de Hwahi : a monster boy} pères adoptifs. Sa douleur incommensurable ne pourra s'exprimer que par la violence. Et Jang Joon-hwan ira jusqu'au bout de l'histoire.

Une histoire qui entre en résonnance avec un autre film programmé à l'Etrange festival : le nippo-indonésien KILLERS qui, lui aussi, voyait un tueur instiller son « art » à un innocent (un journaliste plutôt qu'un adolescent dans ce cas).

Jang Joon-hwan n'est d'ailleurs pas un inconnu des amateurs puisqu'il était révélé internationalement en 2003 par SAVE THE GREEN PLANET (Corbeau d'or au BIFFF 2004). Une décennie de quasi silence pour les cinéphiles (à l'exception d'un court métrage et d'un segment du film à sketchs CAMELLIA en 2010), le voici enfin de retour avec ce thriller qui a cartonné en Corée, totalisant près de deux millions d'entrées.

Superbement filmé, doté d'un casting en or, HWAHI fait partie de ces films qui mériteraient une sortie en salle par chez nous, même si les chances en sont peu probables.

Retrouvez nos chroniques de l'Etrange Festival 2014

Philippe Delvaux
24/09/2014
Bookmark and Share

Page précédente    Revenir en haut de la page    Imprimer   Creer PDF

Sueurs Froides.fr > Critique > Asian Scans
Vous aimez Hwahi : a monster boy ?
Trailer Hwahi : a monster boy
Moteur de recherche
Tout est bénévole – si ce n’est pas déjà fait, versez votre obole annuelle à l'association Sin'Art : 5 €