I Padroni Della Città

Mister Scarface
The Rulers Of The City


ORIGINE
Italie
I Padroni Della Città Affiche

ANNEE
1976
REALISATION

Fernando Di Leo

INTERPRETES
Harry Baer
Al Cliver
Jack Palance
Vittorio Caprioli
Edmund Purdom
AUTEUR DE L'ARTICLE: Sylvain Pasdeloup
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Critique I Padroni Della Città
{Photo 1 de I Padroni Della Città} Sorti en 1976 « «I padroni della città » met en scène Tony, un jeune escroc plutôt doué pour la bagarre, homme de main de Luigi, un modeste mafieux propriétaire d'une salle de billard. Tony rêve de devenir riche en grimpant dans la hiérarchie mafieuse afin de partir rejoindre son frère au Brésil. Un beau jour ce jeune homme rencontre en quelque sorte son alter égo Ric, petite frappe comme lui, et ensemble les deux hommes vont tenter de dépouiller Manzari, alias Mister Scarface, un parrain mafieux tout puissant et cruel. Aidés par un acolyte haut en couleur, Napoli, bandit sur le retour, le trio va semer les morts sur on passage jusqu'au dénouement, brutal et cynique.

En 1972 et 1973 Fernando Di{Photo 2 de I Padroni Della Città} Leo marquait une génération de cinéphile avec trois films, « Milano Calibro 9 », « La mala ordina » et « Il Boss ». Remplis d'une violence urbaine alors rare, de truands cruels et de flics désabusés, cette trilogie définit certainement le mieux ce sous-genre alors populaire dans le cinéma populaire Italien , le Polizioteschi. Né en même temps que les Brigades Rouges, au tout début de années 70, ce sous-genre allait mêler une décennie durant vedettes Italiennes telles qu'Adolfo Celi ou Tomas Milian et stars Américaines au crépuscule de leur carrière, Henry Silva, Richard Conte ou dans le film qui nous intéresse aujourd'hui l'immense Jack Palance. La présence de ce monstre sacré confère à « I Padro{Photo 3 de I Padroni Della Città} ni Della Città » un cachet bienvenu d'autant que cet opus s'avère décevant par rapport aux autres œuvres de Fernando Di Leo.

Moins pessimiste, moins violent mais aussi moins rythmé le métrage pâtit également d'une interprétation sans grand relief, Palance excepté. Ainsi si dans le rôle de Tony, Harry Baer, futur collaborateur régulier de Fassbinder, ne s'en tire pas si mal, Al Cliver, dans celui de Ric, s'avère inexpressif et monolithique, loin de tenir la comparaison avec Jack Palance lors de leurs scènes communes. Ces deux personnages sont pourtant intéressants, par leur pâle envergure et leurs ambitions dérisoires, particulièrement Tony, représentatif d'une jeunesse sans conscience, ni v{Photo 4 de I Padroni Della Città} isée réelle, allant de menu larcin en menu larcin. Al Cliver, sosie Italien de Marlon Brando, restera pourtant, lui, dans le coeur de nombreux fantasticophiles, pour sa présence dans les deux chefs d'œuvre de Lucio Fulci que sont « L'enfer des zombies » ou « l'au-delà » . Dans le rôle de Napoli le comique italien à succès Vittorio Caprioli apporte de son côté une touche loufoque absente de premiers films de Di Leo faisant parfois tomber « I Padroni Della Città » dans une légèreté un peu hors propos. Caprioli, excellent comédien au demeurant, continuera dans sa lancée en accompagnant notre Jean Paul Belmondo national quelques années plus tard dans « La magnifique » qu'il ira même jusqu'à co-écrire avec Philippe De Broca.

Si le choix de Di Leo d'apporter un touche comique à son film peut paraître discutable « I Padroni Della Città » reste tout de même truffé de scènes d'action très bien tournées telle cette course poursuite à pied entre Tony et un homme de main de Manzari ou la scène finale, règlement de compte d'une réelle virtuosité cinématographique. Néanmoins décevant et même quelque peu anecdotique par rapport à d'autres titres plus ambitieux tel que « le clan des pourris » d'Umberto Lenzi, sorti la même année « I Padroni Della Città » reste à voir pour la présence du très grand Jack Palance et pour l'influence proclamée qu'a eu Fernando Di Leo sur un Quentin Tarantino par exemple.

Sylvain Pasdeloup
04/01/2015
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