In order of disappearance

Kraftidioten


ORIGINE
Danemark, Norvège, Suède
In order of disappearance Affiche

ANNEE
2015
REALISATION

Hans Petter Moland

INTERPRETES
Kåre Conradi
Huyen Huynh
Anders Baasmo Christiansen
AUTEUR DE L'ARTICLE: Philippe Delvaux
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Critique In order of disappearance
{Photo 1 de In order of disappearance} Dans un petit village enneigé de Norvège, le serviable Ronaldo, immigré danois, se voit décerner le prix du citoyen de l'année. Mais son affabilité va en prendre un coup à la mort de son fils... surtout quand il apprend que l'overdose fatale a été provoquée pour maquiller un crime. Le citoyen modèle va alors remonter la piste criminelle pour éliminer les truands. Loin de s'attendre à la vendetta d'un simple citoyen, ces derniers penseront d'abord à une guerre des gangs déclenchée par le clan serbe concurrent, lesquels a{Photo 2 de In order of disappearance} pprécieront modérément l'élimination d'un des leurs. Le bodycount est enclenché.

Film de clôture du 33e Brussel International Fantastic Film Festival (BIFFF), IN ORDER OF DISAPPEARANCE, déjà primé à Fantasya, confirme la bonne santé du cinéma de genre nordique. Loin de se limiter à un vigilante revanchard, le métrage offre cet humour à froid qui fonctionne si bien dans nombre de films du Nord. Ici, un gimmick découpe le film en autant de chapitre que de meurtre, chacun d'entre eux se terminant par un carton avec une{Photo 3 de In order of disappearance} croix (ou un croissant ou une étoile, choisis ta religion, cher trépassé) et le nom du défunt. La répétition du dispositif est drolatique et permet même l'ellipse sur certains meurtres.

Pour autant, IN ORDER OF DISAPPEARANCE ne fait pas l'impasse sur une violence graphique. Le bon Ronaldo cogne dur et n'a pas de problème de conscience à loger une balle dans le cerveau des responsable de la perte de son fils.

Hans Petter Moland crée une galerie de personnages à la fois crédibles et croquignolets. Mention spéciale au chef du gang, racaille de première mais dépassé par son rôle de père de famille. Mais les autres protagonistes ne se limitent pas aux porte flingues interchangeables, entre les deux gangsters homosexuels et les serbes pour qui la culture nordique est incompréhensible.

Le BIFFF proposait lors de cette même édition 2015 une œuvre assez similaire dans l'esprit à IN ORDER OF DISAPPEARANCE : ONE ON ONE de Kim Ki Duk propose lui aussi une histoire de vigilante en quête de vengeance. Et lui aussi crée des personnages crédibles, notamment ses gangsters dont le réalisateur s'attarde à montrer leur vie familiale parfaitement conventionnelle. Et ici aussi, un humour décalé fait mouche. Bref, on ne peut que conseiller de voir ces deux œuvres en parallèle.

A part quelques scories très mineures, IN ORDER OF DISAPPEARANCE est une excellente surprise qui excelle tant dans son scénario que son humour. Chaudement recommandable.

Retrouvez nos chroniques du BIFFF 2015

Philippe Delvaux
30/08/2015
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