Jellyfish


ORIGINE
Royaume-Unis
Jellyfish Affiche

ANNEE
2018
REALISATION

James Gardner

INTERPRETES
Liv Hill
Sinead Matthews
Frankie Boyle
AUTEUR DE L'ARTICLE: Sophie Schweitzer
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Critique Jellyfish
{Photo 1 de Jellyfish} Sarah Taylor est une adolescente à la mine renfrognée qui au lycée passe son temps à critiquer ses camarades. Son professeur d'art vivant la met au défi de faire un numéro suspectant que son élève rebelle cache une vie plus sombre. Et le professeur voit assez juste puisqu'en effet Sarah pourvoit aux besoins de sa famille en s'occupant de son frère et sa sœur plus jeunes. La jeune femme enchaîne les petits boulots mal payés, et parfois, fait des extra avec des vieux dans des ruelles à qui elle fait des handjobs. Mais sa{Photo 2 de Jellyfish} vie bascule lorsque sa mère bipolaire ne s'est pas rendu aux rendez-vous lui permettant de toucher une providentielle allocation qui paie de loyer de leur appartement. Sarah va devoir trouver une solution pour leur éviter de se retrouver à la rue prenant pour cela tous les risques.

JELLYFISH première réalisation de James Gardner est dans la droite lignée de FISH TANK, film social sur une adolescente et ses aspirations artistiques confronté à la dureté de la vie et surtout à des hommes aux mains baladeuses. Les deux films{Photo 3 de Jellyfish} ont tous deux été remarqués au festival du film britannique de Dinard où justement JELLYFISH a été récompensé par le grand prix.

JELLYFISH n'est pas seulement un film social, il convoque l'humour comme une arme contre la vie, et le stand-up comme moyen de parler de ses malheurs, de ses frustrations et de prendre une revanche sur la vie. C'est ce qu'essaie de lui transmettre le professeur d'art vivant. Ce dernier n'est pas sans évoquer le personnage de Robin Williams dans LE CERCLE DES POETES DISPARUS.

Certes, le film n'est pas des plus originaux, on y reconnaît les mêmes thématiques abordées l'année précédente par MOI, DANIEL BLAKE de Ken Loach, grand habitué aux films sociaux anglais. Mais ce portrait d'une jeunesse sacrifiée même s'il n'est pas nouveau a l'originalité de lui donner un nouveau souffle par l'humour, le stand-up, et le fait en mettant une jeune femme dans le rôle-titre.

Liv Hill, la jeune comédienne britannique, crève l'écran dans ce rôle pas évident d'une jeune femme qui est littéralement prête à tout afin de sauver sa famille de la rue. Son air renfrogné finit par nous toucher. Son regard nous transperce dans un presque regard caméra. Le charme de la jeune comédienne étant utilisé à propos par le réalisateur qui n'hésite pas à balayer un décor vide, où elle n'y est pas, pour souligner l'enfer qu'elle endure, ou prolonger un gros plan sur son visage afin d'accentuer sa détresse, mais aussi sa détermination. Ces deux éléments sont la force du film. Le prix d'interprétation délivré par le jury du Dinard film festival est bel et bien mérité.

Sophie Schweitzer
10/02/2019
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