Killers

Kirazu


ORIGINE
Indonésie – Japon
Killers Affiche

ANNEE
2014
REALISATION

Mo Brothers (Kimo Stamboel & Timo Tjahjanto)

INTERPRETES
Oka Antara
Rin Takanashi
Kazuki Kitamura
AUTEUR DE L'ARTICLE: Philippe Delvaux
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Critique Killers
{Photo 1 de Killers} Nomura, tueur psychotique japonais, et Bayu, journaliste indonésien, se confrontent par vidéos en ligne interposées lorsque le premier tente de révéler au second ses pulsions meurtrières.

Après MACABRE (2009) et des segments de ABC OF DEATH (2012, « L is for libido ») et de V/H/S/2 (2013, « Safe haven »), voici déjà arrivé le nouveau film des Mo Brothers. Une coproduction entre l'Indonésie via Merantau (THE RAID) et le Japon via la Nikkatsu, ce qui témoigne d'un cinéma asiatique essentiellement positionné sur les divers marchés locaux, et que l'occident cantonnera le plus souvent aux dvd ou au circuit des festivals. K{Photo 2 de Killers} ILLERS a ainsi été présenté à l'Etrange Festival 2014 après un passage au BIFFF, et sort en dvd chez Wild Side en novembre.

Coproduction oblige ( ?), le scénario développe deux histoires de tueurs en série qui vont s'entrecroiser pour in fine s'affronter lors du dernier acte. Pendant une bonne partie du métrage, les deux intrigues restent d'ailleurs relativement séparées, ce qui allonge d'autant la durée du film (137 minutes) et en constitue sans doute la plus grande faiblesse.

A noter qu'il y a peu, un autre film avait joué, dans un registre totalement différent, la carte du tueur en série qui veut transmettre à u{Photo 3 de Killers} n « élève » : CHAINED (Jennifer Chambers Lynch, 2012), découvert au BIFFF 2013. Tandis que le thème de l'image des meurtres, régulièrement traitée au cinéma, se retrouve par exemple dans le thaïlandais AB-NORMAL BEAUTY d'Oxyde Pang (2004).

KILLERS s'inscrit quant à lui dans une veine typiquement... coréenne ( !), celle du thriller à résonnance morale. A l'instar d'un J'AI RENCONTRÉ LE DIABLE par exemple, les réalisateurs jouent du genre pour affronter une question morale, d'ailleurs de manière assez semblable à celle du film de Kim Jee-woon : à se frotter aux monstres, on en devient un soi-même et, une fois la barrière franchie, il n'est plus possible de revenir en arrière. Il faudra alors en payer très cher les conséquences.

C'est ce qu'apprendra à ses dépens un journaliste de Jakarta qui, attaqué et en état de légitime défense, a mis une vidéo de sa tuerie en ligne. Approché par un serial killer japonais qui décèle en lui une pulsion meurtrière, il est poussé à se venger d'un homme d'affaire véreux qui l'a par le passé écrasé. Et bien entendu, rien ne se passera comme prévu. Quant au tueur en série, il torture et tue des femmes suite à un trauma impliquant sa défunte sœur bien aimée.

Le cinéma des Mo Brother évolue positivement, le scénario et la mise en scène ont bonifié depuis MACABRE. La mise en scène est dynamique, la violence est graphique, dans la tradition asiatique, le personnage du journaliste est crédible et soigné... l'intrigue un peu moins. Les réalisateurs ont visiblement eu à cœur de tutoyer les sommets du thriller asiatique, mais n'en ont pas (encore ?) la carrure. Bien qu'imparfait, le résultat est cependant de très bonne facture et augure du meilleur pour la suite de leur carrière.

Retrouvez nos chroniques de l'Etrange Festival 2014

Philippe Delvaux
25/09/2014
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