L'agent invsible contre la Gestapo

Invisible Agent


ORIGINE
USA
L'agent invsible contre la Gestapo Affiche

ANNEE
1942
REALISATION

Edwin L. Marin

INTERPRETES
Jon Hall
Peter Lorre
Ilona Massey
Sir Cedric Hardwicke
Critique L'agent invsible contre la Gestapo
{Photo 1 de L'agent invsible contre la Gestapo} Au début des années '40, Hollywood se lance dans le cinéma propagandiste afin de soutenir l'effort de guerre. Les principales figures du cinéma de divertissement se sentent investis de vertus patriotiques et s'en vont mener la guerre contre la Germanie. Après Sherlock Holmes et Tarzan, l'Homme invisible rejoint la résistance anti allemande avec ce bien nommé AGENT INVISIBLE CONTRE LA GESTAPO. L'intrigue, rudimentaire, ne cherche pas la complication : Frank Raymond, le petit fils de Griffin (alias l'Homme Invisible) refuse d'utiliser sa for{Photo 2 de L'agent invsible contre la Gestapo} mule, qu'il juge trop dangereuse. Cependant, après avoir été agressé par des espions de l'Axe, son opinion change et, après le bombardement de Pearl Harbour, Raymond se porte volontaire pour infiltrer l'Allemagne nazie. Rien d'original pour un déroulement linéaire qui accumule les clichés, dont l'inévitable romance entre notre héros et une espionne.

Comme la plupart des grands « monstres » de la Universal, l'Homme Invisible devient moins effrayant et plus sympathique au fil des séquelles et celle-ci ne fait pas exception, le maniaque homicide mégalomane des premiers opus cédant la place à une sorte de super-héros avant la lettre. Ses aventures sont donc légères, voire burlesques (notamment la scène du diner romantique entre une jeune espionne et un nazi perturbé par les facéties de notre homme transparent) et sont surtout destinées à ridiculiser un ennemi présenté comme stupide et caricatural (les Allemands ne semblent connaitre que « Heil Hitler » comme vocabulaire !). Excepté une première scène étonnamment dramatique au cours de laquelle le héros se voit torturé par des agents secrets germaniques qui menacent de lui couper la main dans une presse le reste du long-métrage joue la carte du divertissement humoristique. Le tout se révèle donc distrayant, la durée réduite (80 minutes) aidant à digérer le côté prévisible du scénario et le manque de moyens de l'ensemble qui, souvent confiné dans une pièce, ressemble parfois à du théâtre filmé.

Nominé à l'Oscar des meilleurs effets visuels, L'AGENT INVISIBLE CONTRE LA GESTAPO ne déçoit pas à ce niveau : si certains fils qui soutiennent les objets manipulés par l'Homme invisible se devinent, la plupart des trucages s'avèrent réussis et étonnants. Nous avons donc droit aux classiques scènes où le héros se maquille pour apparaitre partiellement visible et les responsables des effets spéciaux ne négligent aucun détail, montrant même les coussins s'enfoncer légèrement lorsque l'Homme invisible s'assied dans un fauteuil. De la belle ouvrage.

Sans rivaliser avec les deux premiers volets de la saga, cet AGENT INVISIBLE CONTRE LA GESTAPO reste une petite série B appréciable pour les nostalgiques.

Frédéric Pizzoferrato
22/12/2016
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Sueurs Froides.fr > Critique > Retrospective
AUTEUR DE L'ARTICLE: Frédéric Pizzoferrato
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