L'Homme H (Disparitions)

Bijo to Ekitainingen
The H Man


ORIGINE
Japon
L'Homme H (Disparitions) Affiche

ANNEE
1958
REALISATION
Ishiro Honda
INTERPRETES
Yumi Shirakawa
Kenji Sahara
Akihiko Hirata
Koreya Senda
Makoto Satô et Yoshifumi Tajima
Critique L'Homme H (Disparitions)
{Photo 1 de L'Homme H (Disparitions)} Réalisé en 1958 et jadis sorti en vidéo sous le titre « Disparitions », L'HOMME H constitue un étrange mélange de science-fiction, de polar et d'épouvante auquel s'ajoute les habituelles considérations sur le péril nucléaire, typiques du cinéma fantastique nippon de l'après Seconde Guerre Mondiale. Né en 1911, Ishiro Honda a acquis une célébrité internationale en 1954 avec le fameux GODZILLA, qu'il enchaîna à d'autres produits de SF comme HALF HUMAN, RODAN, PRISONNIERE DES MARTIENS ou BARAN LE MONSTRE GEANT.

Fonctionnant sur un principe similaire à ses Kaiju Eiga (ou « films de monstres géan{Photo 2 de L'Homme H (Disparitions)} ts ») précédents, L'HOMME H ramène toutefois la menace à des proportions plus humaines et propose une intrigue linéaire, manifestement inspirée par THE BLOB, mais teintée d'éléments provenant du cinéma policier.

Le film débute par les inexplicables disparitions de Yakuzas, dont on ne retrouve que les vêtements. La seule témoin, une belle chanteuse de boite de nuit, affirme à la police que les gangsters ont été dissous par une force mystérieuse. Bien sûr, personne ne la croit mais, peu à peu, les forces de l'ordre se rendent à l'évidence : un monstre nucléaire, une sorte de nouvel « homme at{Photo 3 de L'Homme H (Disparitions)} omique » (autrement dit un Homme H) sème la terreur et transforme tout ce qu'il touche en une masse gélatineuse.

Dans la tradition du Blob, l'Homme H ressemble à une boule de gelée gluante adoptant, parfois, une apparence vaguement humaine mais généralement semblable à une simple flaque dissolvant ses victimes. Les prémices de L'HOMME H se basent, bien évidemment, sur le traumatisme des bombes lancées sur Hiroshima et Nagasaki mais aussi sur les souffrances dont ont souffert des pêcheurs nippons, voyageant sur le mal nommé Lucky Dragon, après avoir traversé une zone supposée « sûre » où ont{Photo 4 de L'Homme H (Disparitions)} été testées des bombes nucléaires.

En dépit d'un scénario laissant espérer une série B amusante et nerveuse, L'HOMME H manque, malheureusement, cruellement de nerf et son rythme assoupi se révèle pénible, donnant envie de voir Honda se lancer plus franchement dans l'horreur et la science-fiction. Hélas, une bonne partie du temps de projection est consacrée à une intrigue policière routinière, entrecoupé d'une romance insipide et le monstre lui-même n'apparaît qu'à mi parcours. Les inévitables intermèdes musicaux, situés dans le nightclub dans lequel se produit l'héroïne, donnent également la désagréable impression que le métrage tire à la ligne pour atteindre la durée réglementaire, fut elle réduire à 80 minutes. Néanmoins, Ishiro Honda sauve les meubles en offrant au film un visuel splendide et des éclairages savants qui lui donnent une identité intéressante reprenant, entre autre, les codes du polar classique.

Petite production distrayante quoique longuette, L'HOMME H demeure une curiosité sympathique pour les amateurs de science-fiction rétro mais ne possède pas suffisamment de rythme ou d'originalité pour s'imposer comme un authentique classique. A voir pour les nostalgiques.

Frédéric Pizzoferrato
04/02/2011
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Sueurs Froides.fr > Critique > Retrospective
AUTEUR DE L'ARTICLE: Frédéric Pizzoferrato
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