L'Ile du Diable

Zakimort : L'isola del Diavolo


ORIGINE
Italie
L'Ile du Diable Affiche

LITTÉRATURE
ANNEE
1967
AUTEUR

Carpi Pier

AUTEUR DE L'ARTICLE: Patryck Ficini
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Critique Littéraire L'Ile du Diable
{Photo 1 de L'Ile du Diable} 1965, Italie. Le succès de la B.D DIABOLIK, depuis trois ans, fait des envieux et les imitations et concurrents fleurissent dans la péninsule. KRIMINAL et SATANIK défraient la chronique depuis 1964, KILLING (le roman-photo devenu culte) ne va pas tarder à émerger.

En attendant, l'excellent Pier Carpi (collaborateur de DIABOLIK, justement !) crée pour l'éditeur Gino Sansoni (le mari de l'une des mères de DIABOLIK, Angela Giussani, il faut suivre...) le personnage féminin de ZAKIMORT. Davide Barzi, dans son LE REGINE DEL TERRORE, émet l'hypothèse que les sujets de Carpi et ses collaborateurs refusés pour DIABOLIK étaient ensuite adaptés pour ZAKIMORT... Une hypothèse somme toute trè{Photo 2 de L'Ile du Diable} s logique. Une façon de rester en famille.

Qui est ZAKIMORT ? Une séduisante jeune héritière, Fedra, qui combat le crime masquée d'un loup noir, seulement vêtue d'une combinaison moulante indiciblement sexy. Son père gangster fut assassiné par des traîtres. Depuis lors elle applique une justice sommaire sur les criminels, assistée de deux compagnons. Face à elle, un flic, Norton, évidemment ignorant de son identité secrète et amoureux d'elle ! Comment pourrait-il en aller autrement lorsqu'on connaît cette beauté fatale ?

Après un premier épisode mouvementé, LA MORT BLONDE, Fedra connut plus de 90 aventures violentes (mais sans excès) entre 1965 et 1972. Un tel succès, que ne con{Photo 3 de L'Ile du Diable} nurent pas tous les clones de DIABOLIK, fut amplement mérité par le talent narratif de Carpi et une troupe de dessinateurs efficaces. Un véritable soin fut apporté à ZAKIMORT.

La violence des ZAKIMORT ne versa jamais dans le sadisme complaisant ou l'érotisme (terriblement réjouissants, avouons-le) de KRIMINAL ou, surtout, KILLING (SATANIK en France). On peut parler à son propos d'une B.D noire, d'un fumetto nero comme on dit en Italie, plutôt réaliste (si tant est qu'un simili roman- feuilleton puisse l'être), délicieusement scénarisée avec une qualité constante pour la petite dizaine d'épisodes que nous avons pu lire. Les couvertures françaises des Editions de Poche jouèrent ce{Photo 4 de L'Ile du Diable} pendant parfois sur une imagerie franchement érotique, voire SM, qui dut en décevoir plus d'un une fois le petit livre ouvert... Le temps d'Elvifrance n'était pas encore venu !

L'ILE DU DIABLE, à la couverture qui tombe à pic pour illustrer notre propos précédent, est un bon épisode qui voit un journaliste découvrir un terrible secret sur un homme d'affaires sud-américain. Celui-ci n'est autre que le Roi du Vice, un chef mafieux qui devrait être en train de purger 20 ans de travaux forcés sur l'Ile du Diable ! Avant de passer l'arme à gauche, le journaliste a le temps de prévenir son amie Fedra (Phédre en France). Zakimort se lance dans l'action, en partie pour le venger.

« Zakimort ne pardonne jamais ! » « Cette femme est le diable en personne ! » « Personne n'échappe à Zakimort ! » Ces extraits des dialogues en disent plus long qu'un discours sur le sort qui attend les malfrats.

Zakimort tente de percer le mystère de l'Ile du Diable : qui remplace le vrai coupable dans cette prison ? Zakimort poignarde les bandits, un peu à la façon de Diabolik, tandis que l'un de ses comparses étrangle avec une cordelette.

Tout finira bien (enfin, cela dépend pour qui), on s'en doute, après 120 pages absolument trépidantes, par une explosion d'hélico en plein vol et un Big Boss dévoré vivant par des requins.

Tous les charmes de la vie mondaine selon Miss Zakimort...

Patryck Ficini
03/08/2017
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