La Cité des Zombies

Last rites


ORIGINE
USA
La Cité des Zombies Affiche

ANNEE
2006
REALISATION

Duane Stinett

INTERPRETES
Noël G
Reggie Bannister
Howard
Ethan Ednee
Ryan King
Dayanah Jamine
AUTEUR DE L'ARTICLE: Patryck Ficini
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Critique La Cité des Zombies
{Photo 1 de La Cité des Zombies} Une météorite s'écrase sur le pont au-dessous duquel se rassemblent des clochards (jolie scène !). Contaminés, les SDF reviennent à la vie. Ils rejoindront bientôt un entrepôt où vont s'affronter des gangsters et des flics.

Tous ces films de zombies, littéralement inspirés par la série de George Romero, finissent par se ressembler. Des idées originales à propos des zombies, une volonté de renouveler en profondeur le mythe comme cela se pratique depuis longtemps avec les vampires, sont rarissimes. Peut-être est-ce le cas de la comédie FIDO ou du japonais STACY. La plupart du temps, les zombies sont interchangeables d'un films à l'autre, un peu plus frais ou un peu plus pourris (à la Fulci), sans que cela change grand-chose à leur statut de créature fantastique. Maintenant, le mythe est-il intrinsèquement plus limité qu{Photo 2 de La Cité des Zombies} e celui des vampires ou est-ce que le meilleur, une fois le style Romero surexploité, reste à venir ?

Généralement, seuls les points de vue des victimes constituent le réel changement d'un film à l'autre (THE ZOMBIE DIARIES), avec, c'est vrai, le lieu de l'action (PLANE DEAD) même si le huis-clos imposé par Romero (« la-maison-assiégée ») demeure quasi obligatoire. Ce, peut-être pour d'évidentes contraintes budgétaires. On se souvient des rêves de Jacques Tourneur (VAUDOU) ou Romero lui-même quant à la mise-en-scène d'une véritable guerre humains/morts-vivants. Même aujourd'hui cela semble difficile à mettre en œuvre. Les très gros budgets nécessaires sont peu usités dans le film d'horreur... Pour mémoire, c'est à cette guerre entre « normaux » et infectés (ces cousins des zombies, depuis THE CRAZIES, toujours d{Photo 3 de La Cité des Zombies} e Romero) qu'aboutit l'excellent roman RAGE de David Moody, dont les droits auraient déjà été acquis par Guillermo Del Toro. Il est vrai que la guerre proprement dite, avec hélicoptères de combat et bataille rangée, n'intervient qu'à la fin du livre.

On peut presque considérer, à quelques incohérences près, que tous ces films de zombies narrent différentes péripéties, à différents coins du monde, de la même invasion de mort-vivants. Cette abondante filmographie formerait ainsi un gigantestesque assemblage de témoignages d'une fin du monde romerienne. Un peu comme WORLD WAR Z de Max Brooks. Et pourquoi pas ? L'idée du météore porteur de la contagion (dans LA CITE DES ZOMBIES) pourrait être une hypothèse plausible pour les films de Romero, qui a toujours voulu laisser les causes réelles de la résurrection des morts dans{Photo 4 de La Cité des Zombies} le flou artistique.

LA CITE DES ZOMBIES regroupe des humains dans un entrepôt encerclé par les zombies. Rien d'original, à part le fait qu'il s'agit de membres de gangs latinos et noirs (avec leurs copines), évidemment rivaux et pleins de haine l'un envers l'autre. Le concept fait vaguement penser au japonais JUNK avec ses bandits. Pour pimenter un peu leurs relations extrêmement conflictuelles, le réalisateur y ajoute deux flics (détestés par les deux camps) et un gars de la télé égaré (LA victime idéale, quil servira même d'appât aux voyous !). Alors, comme de juste, tout ce petit monde plutôt antipathique (la vulgarité omniprésente !) et très macho (il faut voir comment ils traitent les deux filles), passe son temps à s'engueuler et à se menacer. C'est à qui criera le plus fort (et le plus d'insultes), à qui jouera le mieux de ses gros bras ou de son gros flingue. C'est souvent le cas dans les huis-clos. Au lieu de s'unir vraiment, les personnages s'agressent et jouent l'un contre l'autre. Peut-être ce cliché cinématographique reflète-t-il une réalité.

Comme dans nombre de films de zombies basiques, les personnages se font attaquer par les zombies, leur échappent, se font réattaquer et ainsi de suite, leur abris s'avèrant des plus poreux. Il serait bon d'échapper plus souvent à ce schéma quasi immuable. Si les jeux de pouvoir entre mecs virils et musclés fatiguent vraiment, les attaques de zombies n'en sont pas moins violentes et efficaces, avec même, mais trop rarement, du gore bienvenu, à la Romero. On a ainsi droit à un impressionnant déchirement facial.

Une version trash du célèbre « Ouvrez grand la bouche et dites ah ! »

Patryck Ficini
22/12/2009
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