La Course Contre L'Enfer

Race with the devil


ORIGINE
USA
La Course Contre L'Enfer Affiche

ANNEE
1975
REALISATION

Jack Starrett

INTERPRETES
Peter Fonda
Warren Oates
Loretta Swit
Lara Parker
AUTEUR DE L'ARTICLE: Philippe Mertens
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Critique La Course Contre L'Enfer
{Photo 1 de La Course Contre L'Enfer} Deux couples partent en vacances, sur les routes des USA, en camping-car de luxe. Sortant des sentiers battus pour profiter de la nature et faire de la moto, ils sont témoins d'une cérémonie satanique au cours de laquelle une jeune femme est sauvagement sacrifiée par les membres d'une secte. Poursuivis, ils parviennent à échapper à la hargne des tueurs fous lancés à leur trousse. Ils se rendent alors dans la ville la plus proche, un bled paumé, pour témoigner auprès de la police locale qui ne les prend guère au sérieux. Après avoir fait réparer leur véhicule, ils quittent la petite bourgade. Commence alors une longue poursuite cauchemardesque sur les routes.

Le réalisateur de COURSE CONTRE L'ENFER, Jack Starrett, possède de solides références en matière de cinéma de genre. Il débuta à Hollywood comme acteur et assistant réal{Photo 2 de La Course Contre L'Enfer} isateur et travailla de ce fait sur de nombreux classiques de l'exploitation sixties : MONDO MOD, HELL'S ANGELS ON WHEELS (avec Jack Nicholson dans le rôle principal), BORN LOSERS ou encore ANGELS FROM HELL. Par la suite, il tourna plusieurs films de motards : RUN ANGEL RUN (1969) et surtout NAM'S ANGELS (1970) dans lequel une bande de Hell's angels va tenter de délivrer un prisonnier au Vietnam. Jack Starrett s'attaqua ensuite à la blaxploitation avec, à son actif, un des classiques du genre : CLEOPATRA JONES (1973) dont le personnage principal sera parodié sous le nom de Foxxy Cleopatra dans AUSTIN POWERS IN GOLDMEMBER (2002). Dans les seventies, il réalisa pour la télévision de nombreux épisodes de Starsky et Hutch. En 1982, il sera le bourreau, sous les traits du brutal député sergent Arthur Gault, de Sylvester Stallone dan{Photo 3 de La Course Contre L'Enfer} s RAMBO. L'homme a donc plutôt bon goût dans ses pérégrinations cinématographiques.

En 1975, avant de réaliser COURSE CONTRE L'ENFER, Starrett peut se targuer d'avoir de solides références pour s'attaquer à un film d'horreur mettant en scène deux motards qui partent en vacances sur les routes. Autre point largement positif, il a réussi à obtenir Peter Fonda pour interpréter le rôle principal du film. Celui-ci s'insère d'ailleurs très bien dans le volet " contre-culture " de la filmographie de Fonda qui a débuté, en 1966, avec son rôle de motard dans WILD ANGELS, s'est poursuivie brillamment avec son interprétation d'un publicitaire halluciné au LSD dans THE TRIP (1967) et connaît son apogée, à la fois en terme de succès commercial et de réussite artistique avec le chef-d'œuvre qu'est EASY RIDER (1969).

Lesté de tout{Photo 4 de La Course Contre L'Enfer} es ces bonnes références, COURSE CONTRE L'ENFER apparaît, sur papier, comme plus qu'alléchant. Un crime sanglant, une secte satanique, une poursuite infernale, Peter Fonda en motard quelques années après EASY RIDER... C'est presque trop beau pour être vrai. Soyons honnête, si le film ne tient pas vraiment toutes ses promesses, c'est en bonne part parce qu'il souffre de la comparaison avec les autres réalisations des principaux protagonistes : Fonda et Starrett. La barre est placée trop haut en terme d'espérance. Si le film n'est pas aussi réussi que THE TRIP, HELL'S ANGELS ON WHEELS ou EASY RIDER, il recèle quand même de forts bons moments : la scène du sacrifice rituel et celle de l'attaque du camping-car par les fanatiques de la secte sont visuellement fort réussies. La longue poursuite finale est bien menée et tient la route. Enfin, la conclusion du film, abrupte et noire à souhait, est tout à fait réjouissante et bien dans le ton.

Mais, entre l'arrivée au village et cette mémorable poursuite, le film s'écoule lentement avec un manque de rythme évident. Le réalisateur essaye petit à petit d'installer un climat de paranoïa mais ne convainc pas vraiment. La poursuite effrénée est bien menée, mais le scénario ne parvient pas à faire germer le doute dans l'esprit du spectateur tant les ficelles du scénario sont épaisses. Les coupables ne sont que trop évidents. On devine au premier regard où se cachent les membres de la secte et pour le maintien du suspense... C'est un peu regrettable.

Notons enfin, qu'en avril 2006, le producteur Chris Moore (AMERICAN PIE I et II) faisait ses débuts derrière la caméra pour réaliser un remake de COURSE CONTRE L'ENFER.

Philippe Mertens
22/12/2009
Cet article est paru dans Sueurs Froides n°33
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