La Gorgone

The Gorgon


ORIGINE
Angleterre
La Gorgone Affiche

ANNEE
1964
REALISATION
Terence Fisher
INTERPRETES
Peter Cushing
Christopher Lee
Barbara Shelley
Richard Pasco
Michael Goodliffe
Critique La Gorgone
{Photo 1 de La Gorgone} Vandorf, petit village allemand situé non loin de Leipzig, vit dans la terreur : sept meurtres irrésolus ont été commis ces cinq dernières années, le dernier concernant la fille de l'aubergiste, qui devait se marier avec un peintre, Bruno Heitz. Ce dernier est retrouvé peu après pendu dans la forêt. La police en déduit qu'il a tué sa fiancée avant de se suicider. Mais tout le monde ment dans le village, ou du moins cache la vérité, qu'il s'agisse de l'inspecteur Kanof ou du Docteur Namaroff, brillant chirurgien dirigeant l'institut Vandorf avec l'aide de sa charmante collaboratrice, Carla Hoffman. En réalité, toutes les victimes ont été... pétrifiées !!! Les meurtres se déroulent toujours lors de nuits de pleine lune, non loin du château Borski abandonné depuis un{Photo 2 de La Gorgone} demi-siècle. La population redoute que la cause de ces morts violentes soit due à une créature deux fois millénaire nommée Megaera, une Gorgone, capable de transformer en pierre tous ceux qui croisent son regard...

Après avoir dépoussiéré tous les monstres sacrés de la Universal, du vampire au monstre de Frankenstein, en passant par la momie et le loup-garou, Terence Fisher s'est ensuite attaqué à une créature issue de la mythologie grecque qui n'avait fait jusqu'alors que de brèves incursions dans le cinéma, à travers le peplum (LES TITANS, PERSEE L'INVINCIBLE) : la gorgone ! Maléfique et terrifiante, avec une chevelure surmontée de serpents, la gorgone possède le pouvoir de transformer ses ennemis en pierre, par la seule force de son regard. Ce monstre redoutabl{Photo 3 de La Gorgone} e, Terence Fisher le met en vedette pour la première fois dans l'histoire du cinéma. En cette occasion, le réalisateur est entouré de noms prestigieux : John Gilling au scénario (qui réalisera deux ans plus tard LA FEMME REPTILE, présentant quelques similitudes avec THE GORGON), James Bernard pour la musique (qui composa les bandes originales des deux premiers chefs d'œuvre gothiques de la Hammer : FRANKENSTEIN S'EST ECHAPPE et LE CAUCHEMAR DE DRACULA). Et que dire du casting qui réunit une fois encore le plus célèbre duo de la firme anglaise : Christopher Lee et Peter Cushing. Les deux acteurs prestigieux (remarquables comme à leur habitude, même si Christopher Lee n'apparaît essentiellement que dans la seconde partie) partagent de surcroît la vedette avec u{Photo 4 de La Gorgone} ne actrice emblématique du cinéma fantastique : Barbara Shelley (LE SANG DU VAMPIRE, LE VILLAGE DES DAMNES, DRACULA PRINCE DES TENEBRES).

Avec THE GORGON, Terence Fisher ne se contente pas seulement d'être le premier à mettre au premier plan cette créature mythologique, mais il apporte en plus quelques touches personnelles intéressantes concernant le pouvoir de la gorgone. En effet, cette dernière n'est pas seulement un monstre confiné dans son corps, mais possède la faculté de s'incarner dans une enveloppe humaine, et d'en prendre totalement le contrôle lors des cycles de pleine lune. Telles les sirènes, elle peut attirer ses victimes par des chants ; ou sinon forcer un ennemi à croiser son regard par sa volonté. Mais le plus intéressant est évidemment le pouvoir de pétrification, qui est en fait variable en fonction de l'intensité du regard porté sur la créature, et de la force mentale de la victime. Ainsi, la pétrification peut ne pas être immédiate, mais progressive (ce qui nous vaut une scène particulièrement réussie avec le personnage du Professeur Jules Heitz, d'une intensité dramatique remarquable), voire partielle (Paul Heitz parvient à rester en vie après avoir vu le reflet de la gorgone à travers un bassin, mais ses cheveux ont blanchi, et on peut supposer qu'il a vieilli prématurément).

Ces trouvailles, ajoutées à la qualité du casting, de la mise en scène et du scénario, atténuent largement l'évidence quant à l'identité de la gorgone. Terence Fisher signe là l'un de ses meilleurs films, un parmi tant d'autres !

Philippe Chouvel
22/12/2009
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Sueurs Froides.fr > Critique > Retrospective
AUTEUR DE L'ARTICLE: Philippe Chouvel
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