La Guerre des Otages

The Human Factor


ORIGINE
Royaume-Uni, Italie
La Guerre des Otages Affiche

ANNEE
1975
REALISATION

Edward Dmytryk

INTERPRETES
George Kennedy
John Mills
Raf Vallone
Barry Sullivan
AUTEUR DE L'ARTICLE: Nassim Ben Allal
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Critique La Guerre des Otages
{Photo 1 de La Guerre des Otages} Figurant parmi le dernier trio de films de son auteur, LA GUERRE DES OTAGES arrive sur les écrans en 1975, soit un an après la vague de « vigilante-flicks » lancée par Charles Bronson et UN JUSTICIER DANS LA VILLE.

Coutumier des films de guerre, le grand Edward Dmytryk (RETOUR AUX PHILIPINNES avec John Wayne, LE BAL DES MAUDITS avec Marlon Brando) transpose son savoir faire des champs de bataille au cœur même de la cité, lieu aux apparences calmes qui n'en est pas moins empreint d'une véritable sauvagerie.

John Kinsdale est concepteur de systèmes de sécurité et de défense de très haute technologie pour le compte de l'OTAN. Expatrié à Naples avec sa femme e{Photo 2 de La Guerre des Otages} t ses trois enfants, il coule des jours heureux entre son foyer et un travail passionnant.

Mais un soir, tout bascule : sa famille est assassinée par un mystérieux groupuscule d'extrême gauche qui ne tarde pas à faire d'autres victimes parmi les ressortissants américains présents dans la ville.

D'abord effondré, Kinsdale va rapidement retrouver une raison de vivre par le biais de la vengeance : il décide d'utiliser les systèmes de pointe qu'il a conçu pour retrouver les assassins et les éliminer...

Plus de trente ans après sa réalisation, il serait légitime de craindre qu'un film exploitant les technologies d'avant-garde de son époque ait vieilli. Certes, la ty{Photo 3 de La Guerre des Otages} po des caractères du générique n'a plus rien de futuriste, mais c'est l'un des rares éléments à sonner comme daté.

En effet, la high-tech est ici utilisée comme un « McGuffin », car la pierre angulaire du scénario est son personnage principal et la manière dont sa quête va peu à peu lui faire renoncer à toute humanité.

Si les appareils utilisés sont les ancêtres éléphantesques des gadgets de poche d'un Jack Bauer, c'est ici l'effondrement psychologique d'un homme qui est conté.

Porté par les larges épaules de George Kennedy, LA GUERRE DES OTAGES (The Human Factor en vo, terme américain utilisé pour étudier les interactions entre l'être humain et la machine) es{Photo 4 de La Guerre des Otages} t un film d'une formidable sécheresse formelle, de plus en plus âpre à mesure que la vengeance de Kinsdale progresse.

Le découpage est sec, la mise en scène nerveuse sans pour autant surdécouper l'action. Au contraire, poursuites et bagarres sont dirigées de manière réaliste dans un style flirtant avec les polars italiens de l'époque. Réalisant lui-même la plupart des ses cascades, George Kennedy insuffle une dimension supplémentaire à son personnage qui passe du papa poule au physique de gros nounours à un grizzly toutes griffes dehors, comme en témoigne une hallucinante scène de corps à corps dans la cours d'un immeuble ou encore cette poursuite où l'acteur saute de toits en toits.

Mais ce qui reste surtout après la vision de ce film, c'est le désespoir dont il est empreint.

A ce titre, le dernier plan du film, après un final apocalyptique que n'aurait pas renié un certain Harry Callahan, semble poser cette question, toujours diablement d'actualité : la vengeance, et après ?

Sommet d'un certain cinéma des années soixante-dix, série B haut de gamme dirigée par un grand cinéaste hollywoodien et portée par un casting qui, outre l'immense George Kennedy, compte des pointures telles que Raf Vallone ou encore John Mills, LA GUERRE DES OTAGES est un film à la fois attachant et désespéré, à l'image de son personnage principal.

Nassim Ben Allal
22/12/2009
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