La Maison des Ombres

The Awakening


ORIGINE
Angleterre
La Maison des Ombres Affiche

ANNEE
2011
REALISATION
Nick Murphy
INTERPRETES
Rebecca Hall
Dominic West
Imelda Staunton
Lucy Cohu
Diane Kent...
Critique La Maison des Ombres
{Photo 1 de La Maison des Ombres} Quelques années après la fin de la Première Guerre mondiale en Angleterre, les travaux de Florence Cathcart pour démystifier l'existence des fantômes deviennent de plus en plus connus. Elle est appelée dans un pensionnat afin d'élucider une mort mystérieuse que l'on attribue à la présence d'un esprit maléfique en ces lieux.

Depuis LES INNOCENTS (THE INNOCENTS) de Jack Clayton et, plus récemment, LES AUTRES (THE OTHERS) d'Alejandro Amenábar, nous étions habitués à voir des ghost stories anglaises qui décrivent l'oppression des personnages féminins. Or, l'originalité de LA MAISON DES OMBRES (THE AWAKENING) est de jouer avec nos attentes en nous montrant, et ce dès le premier instant, une héroïne qui n'hésite pas à se confronter à l'élément surnaturel.

Tout d'abord, les amateurs de récits gothiques seront aux anges, car la plupart des stéréotypes répondent présents : un vieil é{Photo 2 de La Maison des Ombres} tablissement rempli de sombres secrets, des individus inquiétants à l'écart du groupe (l'homme chargé de l'entretien, qui dénote dans le paysage uniformisé), des silences qui révèlent beaucoup sur les tensions qui règnent... Or, dès l'introduction, Nick Murphy nous met d'office dans la peau d'un sceptique, puisque son personnage principal, Florence Cathcart est une scientifique connue pour ses travaux de rationalisation des phénomènes paranormaux. Son premier acte consiste même à révéler la supercherie d'une séance de spiritisme.

De ce fait, l'ingéniosité de Nick Murphy se révèle dans le jeu constant entre l'immersion dans la fiction et la mise à distance. Notre réalisateur s'emploie à composer les plans et à diriger les acteurs afin que la suspension de crédulité fonctionne, ce qui évite l'impression de « tout ceci n'est qu'une farce » que Cathcart va s'employer à mettre à jou{Photo 3 de La Maison des Ombres} r. Bien au contraire, plus les situations s'enchaînent et plus l'affaire prend la forme d'une énigme mettant à mal les convictions de la scientifique. LA MAISON DES OMBRES s'affirme alors comme une sorte de remake à peine déguisé de LA MAISON DU DIABLE (THE HAUNTING) de Robert Wise, où l'on voit des scientifiques étudier une maison hantée pour comprendre les origines des manifestations surnaturelles.

D'ailleurs, d'une manière semblable à Wise, Murphy s'intéresse avant tout aux personnages afin que l'impact du récit fantastique puisse s'intensifier. Au fil et à mesure, on s'attache aux différents protagonistes, y compris aux histoires d'amour de certains, alors que cet aspect aurait pu apparaître comme un cheveu sur la soupe. De telle sorte que, si l'enquête de Cathcart est bien l'intrigue principale, notre scientifique ne se révèle pas isolée en ce lieu, mais, au contraire, ell{Photo 4 de La Maison des Ombres} e tisse des liens avec les autres occupants. Ainsi, ce long-métrage va-t-il être l'occasion pour beaucoup de découvrir Dominic West. Déjà connu pour la série « THE WIRE », on peut aussi le voir dans PUNISHER : WAR ZONE ou dernièrement dans JOHN CARTER. Il fait partie de ces acteurs dont le visage parvient à capter l'attention et, d'un seul regard, à rendre perceptibles toutes les épreuves qu'il a traversées sans qu'il ait besoin de dire un mot. D'autres, en revanche, seront sans doute surpris par la performance d'Imelda Staunton. Une actrice anglaise que les fans d'Harry Potter ont l'habitude de voir sous les traits de Dolores Ombrage. Dans le rôle de la gouvernante Maud Hill, elle révèle une palette d'émotions complexes qui en surprendra plus d'un.

Toutefois, certains pourraient se plaindre du classicisme de la mise en scène. Pour ces derniers, cet aspect sera perçu comme un défaut, puisque Nick Murphy donne l'impression de se contenter de ressortir des effets galvaudés qui sentent le vu et le revu. Certes, LA MAISON DES OMBRES ne respire pas l'originalité à ce niveau mais le réalisateur parvient à conserver une efficacité surprenante. Plusieurs situations, comme la découverte de maison de poupées ou Cathcart surprise à regarder par un trou dans le mur, sont loin de nous offrir des scènes inédites, pourtant on se surprend à sursauter même en connaissant la suite, ceci grâce à un travail de montage toujours exécuté avec soin. Même son dernier acte offre un dénouement des plus convenus qui malmène quelque peu la crédibilité de l'ensemble.

En somme, avec ce premier long-métrage (il a fait ses armes dans les séries télés et les documentaires), Nick Murphy réussit son premier essai. Une histoire de fantôme touchante, même si les ficelles sont un peu voyantes.

André Côte
25/08/2012
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Sueurs Froides.fr > Critique > Review
AUTEUR DE L'ARTICLE: André Côte
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