La Prêtresse du Diable

Magie noire et Massacres !


La Prêtresse du Diable Affiche

LITTÉRATURE
AUTEUR

Perkins H.T.

AUTEUR DE L'ARTICLE: Patryck Ficini
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Critique Littéraire La Prêtresse du Diable
Revoici H. T. PERKINS et son super agent secret, FREDERIC BARON, pour la plus grande joie du lecteur simplement soucieux de se distraire à bon compte.

Cette fois, LA PRETRESSE DU DIABLE nous entraîne dans l'Afrique des sixties pour une aventure parfois gore (main tranchée, décapitation) où notre héros doit lutter contre le surnaturel (réel ou simulé ?). On n'est jamais loin du vaudou de VIVRE ET LAISSER MOURIR. La prêtresse du diable du titre sème le trouble avec ses guerriers qui résistent aux balles, pour libérer l'Afrique de l'oppresseur blanc. Seul BARON, formé par un lama tibétain ( !), peut l'arrêter. Le thème de la reine blanche en Afrique est un classique du roman et du film d'aventures depuis HAGGARD ou BURROUGHS. On peut songer aussi à un certain cinéma bis. On est loin en tout cas du réalisme un peu pesant et vrai dire peu excitant d'un COPLAN COUPE LES PONTS, au cadre similaire - et la comparaison s'arrête là. Le continent est le même mais PERKINS délire, se laisse emporter. Parfois on se demande si on est dans un espionnage ou dans une aventure de JOHN SINCLAIR, le célèbre détective de l'occulte allemand. Il faut dire que la langue est la même que chez JASON DARK : simplissime. On est dans le non-style absolu cher à un certain roman de gare. Ce BARON pourrait être écrit par un bon élève de terminale, et pourtant ça marche. C'est agréable, ça s'avale comme un hamburger juteux et ça fait du bien par où ça passe. C'est un peu du UMBERTO LENZI millésimé sixties (SUPER SEPT et compagnie). Pour apprécier ce type de roman, il faut laisser de côté le mépris naturel propre à qui croit savoir ce qui est et ce qui n'est pas de la vraie littérature. L'important est ailleurs : dans le plaisir un peu simple éprouvé à lire un petit bouquin qui file à toute allure et à la lecture duquel il est impossible de s'ennuyer. Aussi adepte des cinémas de quartier riches en bisseries les plus variées, le public populaire des années 60 ne s'y trompait pas : ce type d'oeuvre est idéale après une journée de travail pour se changer les idées. Ce qui est aussi un droit fondamental du lecteur.

Et puis ce n'est pas tous les jours qu'on découvre un bouquin d'aventures teinté de fantastique et de gore dans une collection d'espionnage... C'est tellement mieux que S.A.S.


Informations

Patryck Ficini
07/11/2010
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