La Scomunicate di San Valentino

Sinfull nuns of San Valentine


ORIGINE
Italie
La Scomunicate di San Valentino Affiche

ANNEE
1974
REALISATION

Sergio Grieco

INTERPRETES
Françoise Prévost
Jenny Tamburi
Paolo Malco
Franco Ressel
Corrado Gaipa
Gino Rocchetti
Pier Giovanni Anchisi
AUTEUR DE L'ARTICLE: Philippe Delvaux
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Critique La Scomunicate di San Valentino
{Photo 1 de La Scomunicate di San Valentino} Esteban Albortos, accusé à tort du meurtre de Monseigneur Doloso, fuit l'inquisition espagnole. Blessé, il se réfugie au couvent où est enfermée Lucita Fuentes, la jeune fille qu'il aime. Il y est caché par le sacristain Joaquin. Lucita est une novice qui doit prononcer ses vœux dans cinq jours. Elle n'a pas la vocation mais son père lui a imposé le couvent pour l'éloigner d'Esteban. En effet, une haine centenaire tenaille les Fuentes et les Albortos.

Le couvent est tenu de main de fer par l'abbesse et les allées et venues ainsi que les rendez-vous secrets d'Esteban et Lucita passent difficilement. Nos deux tourtereaux sont immédiatement repérés par Josefa, une autre jeune novice, qui partage sa chambre avec Lucita. Josefa file du mauvais coton : elle lit des livres mis à l'index, se laisse aller à ses penchants saphiques et fait c{Photo 2 de La Scomunicate di San Valentino} hanter Lucita dont elle exige les faveurs en prix de son silence. Mais un autre personnage mystérieux a découvert les pérégrinations de Lucita et bientôt Josefa est retrouvé poignardée. L'inquisiteur Onorio accuse Lucita qui est torturée. Pour éviter une fouille du couvent qui ferait découvrir Esteban, elle avoue ce que veut entendre Onorio. Condamnée à mort, elle est transférée à la prison de Séville. Esteban est alors caché par la mère supérieure qui lui dissimule ce transfert et la sentence.

Ces nonnes pécheresses seraient vaguement adaptées d'une pièce de Victor Hugo. Peut-être de Torquemada. Mais gageons que l'illustre auteur, qui cachait pourtant un tempérament égrillard et une tripotée de maîtresses, aura conservé à ses nonnes leur robe de bure. Plus d'un siècle plus tard, Sergio Grieco ne s'embarrasse par de ce fatras vestimentair{Photo 3 de La Scomunicate di San Valentino} e et dénude dès que faire se peut son casting.

« Nous sommes dans un nunsploitation après tout, nom de Dieu ! Alors Seigneur, donnez-nous notre sein quotidien » croirait-on entendre. Et le Seigneur se pencha sur ces fesses à profusion et vit que cela était bon. Ainsi soit-il.

Petit rappel pour les distraits du fond de la classe : Ken Russel signe en 1971 THE DEVILS, adapté d'Alexandre Dumas et Aldous Huxley - excusez du peu -, et lance durablement la mode des films de nonnes, de préférences délurées et satanistes ou contraintes et torturées. L'Italie, jamais en reste pour sauter dans le wagon d'une nouvelle mode, embraie immédiatement et livre une série de pépites ou de produits nettement moins recommandables.

Ces nonnes de Saint-Valentin (le saint des amoureux, tiens) ne sont pas une mauvaise cuvée. Le produit ne décolle pas de la{Photo 4 de La Scomunicate di San Valentino} sphère de la série B à petit budget (on n'est pas dans LES FANTOMES DE GOYA) mais conserve encore un charme certain. Ceci à condition d'excuser un décors parfois insuffisamment remplis, une musiquette hispanisante mais troublée d'un synthétiseur antédiluvien un peu cheap (nous sommes en 1974) ou encore un opérateur caméra insensible aux reflets solaires sur l'objectif... Rien de vraiment grave cependant.

L'assassin-mystère, botté et tuant à l'arme blanche, date déjà le film de par son aura toute « giallesque ». Le métrage de Grieco se divise à part égale entre aventures et érotisme léger. Du premier, il développe ledit assassin mystérieux, une rivalité familiale, une lutte entre Esteban et l'inquisiteur, des relents satanistes... un menu varié donc. Du second, quelques roucoulades entre amants se disputent aux (menues) tortures inquisitoriales.

Le final emprunte au théâtre son mode de résolution, conclusif pour tous les personnages et rétablissant la justice en ce bas monde. Auparavant, il aura été précédé du climax, clairement pompé des susnommés Diables de Ken Russel, mais traité ici de manière assez bis. On entend par là que si les manifestations de folie du couvent sont très correctes (angles de caméras zarbi et expression too much des actrices...), la mise à mort par suffocation en emmurant les nonnes dans leur couvent est par contre difficilement crédibles : le couvent est nantis de nombreuses fenêtres ! (Ne criez pas au spoiler : ce type de séquence est le passage obligé d'un grand nombre de nunsploitations). Mais bon, ne pinaillons pas : nous cherchons le spectacle et non l'authenticité et c'est exactement ce à quoi s'acharne Grieco à nous délivrer. Amen !



Philippe Delvaux
22/12/2009
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