La station de l’Agnelle


ORIGINE
France
La station de l’Agnelle Affiche

LITTÉRATURE
ANNEE
2000
AUTEUR

Dunyach Jean-Claude

AUTEUR DE L'ARTICLE: Angélique Boloré
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Critique Littéraire La station de l’Agnelle
Ce premier tome de recueils de nouvelles de Jean-Claude Dunyach paru en octobre 2000 chez L'Atalante peut avoir quelque chose d'un peu surprenant car le lecteur, après la première nouvelle, se retrouve dérouté par le thème de la seconde, puis de la troisième, puis encore de la suivante. En effet, dans un premier temps, il pouvait s'attendre à lire de la science-fiction, ce qui semble être l'un des thèmes de prédilection de l'auteur, mais les histoires n'évoluent finalement dans aucun genre en particulier. Elles touchent à des thèmes variés et sont de longueurs très différentes. Il y a bien un dénominateur commun car les histoires qui ne traitent pas explicitement de science-fiction et qui pourraient s'inscrire dans un autre genre littéraire, se révèlent néanmoins relativement intemporelles. Cependant, ce mélange des genres peut dérouter le lecteur car elles ont pour théâtre des stations orbitales, parlent de tueurs en série anonymes ou encore tissent des intrigues avec des fantômes. De quoi parle-t-on finalement ? De fantastique, de merveilleux, d'horreur, de science-fiction ? Apparemment, c'est sans importance pour l'auteur, il écrit indifféremment pour le lecteur. La belle écriture, simple et précise, de Jean-Claude Dunyach est au service de textes, pour certains efficaces, pour d'autres poétiques ou même philosophiques.

La station de l'Agnelle (11 pages)

Esquisse d'un monde futuriste plein de vaisseaux et de conquête de l'espace par les hommes avec La Station de l'Agnelle, sorte de mausolée initiatique pour le personnage principal.

Les parallèles (8 pages)

Réflexions livrées pêle-mêleet tranche de vie surprenante d'une créature extraordinaire évoluant sous terre, se laissant porter par les différentes couches de pierre formant comme des courants, tel un monstre marin fantastique... et tragique car ces êtres perdent leurs souvenirs à chaque nouvelle mue de leur peau.

Histoire d'amour avec chute (18 pages)

Peinture d'un monde, pas si éloigné que ça de l'actuel finalement, dans lequel les êtres humains transforment leur corps dans une sorte de course frénétique. Ils se mettent exagérément en scène car exister, c'est se montrer. Et vivre, c'est s'exhiber à outrance, de manière originale et de plus en plus extrême.

Le gardien de l'ange (8 pages)

Gentillet petit récit sans grande ambition relatant un face à face entre une sorte de gardien angélique et un homme âgé.

Fin del'été indien (3 pages)

Quelques lignes parlant d'un peuple un peu rustre, qu'on imagine être des Inuits par exemple, qui voit d'un œil morne d'autres hommes arriver et commencer à abattre les arbres.

Ce que savent les morts (14 pages)

Longue histoire fantastique d'une île sur laquelle prennent pied une fois par an d'étranges enfants issus de la mer. Les habitants viennent les prendre, les emmènent chez eux et les ramènent ensuite pour les rendre à la mer. C'est un récit surprenant et différent, qui interpelle le lecteur et qui fait écho par plusieurs aspects à l'étrangeté et la différence de textes de Serge Brussolo dans sa période Fleuve Noir Anticipation.

Le jeu des dédicaces (4 pages)

Très court récit d'un auteur livrant des dédicaces lors de la sortie de son dernier ouvrage et qui reconnaît dans l'une des personnes qui attendent un authentique futur auteur.

L'heure des vers (13 pages)

Histoire d'enfants, de mort et de morts. Dans une institution pour jeunes garçons, qu'on imagine située vers le début du siècle dernier, un bouc émissaire subit les brimades d'un fort à bras en culottes courtes. Dans une sorte de rage aveuglante, l'enfant se vengera avec une espèce de châtiment pour le coup très fantastique.

Rapport sur les habitudes migratoires des pères Noël (4 pages)

Court exposé, animalier ou anthropologue au choix, des membres de l'espèce « Père Noël », leurs coutumes, leurs flux migratoires. C'est très mignon et franchement drôle.

Le jugement des oiseaux (30 pages)

Longue nouvelle traitant d'une caste de tueurs futuristes. Ce récit allie science-fiction et poésie.

Angélique Boloré
03/08/2014
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