Latitude Zero

Ido zero daisakusen


ORIGINE
Japon
Latitude Zero Affiche

ANNEE
1969
REALISATION

Ishirô Honda

INTERPRETES
Joseph Cotten
Cesar Romero
Akira Takarada
Richard Jaeckel
Linda Haynes
AUTEUR DE L'ARTICLE: Philippe Chouvel
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Critique Latitude Zero
{Photo 1 de Latitude Zero} 1969 - Un bateau japonais sillonne l'océan Pacifique. A son bord se trouvent trois scientifiques chargés d'étudier les fonds marins : le commandant de l'expédition, Ken Tashiro, et ses deux assistants, l'américain Perry Lawton et le français Jules Masson. Le trio embarque dans un bathyscaphe. Mais rapidement les ennuis commencent avec la formation d'un volcan au fond de la mer. Les trois hommes sont entraînés dans une faille et perdent connaissance. A leur réveil, ils se trouvent dans un étrange sous-marin piloté par le non moins curieux capitaine Mc Kenzie. Celui-ci est en effet né au XVIIIème siècle, et a fondé une cité sous-marine dans laquelle tous les habitants vivent en parfaite harmonie. C'est là que se dirige le submersible, en vue de soigner Masson qui a été gravement blessé lors du choc. En attendant, l'équipage du vaisseau Alpha doit d'abord échapper à un autre sous-marin, le Black Shark, commandé par le maléfique Malic, l{Photo 2 de Latitude Zero} ui aussi âgé de deux siècles, et qui a juré de détruire Mc Kenzie.

Un sous-marin volant, un soleil artificiel, une ville sous-marine, un hôpital au look de château de la Renaissance, des chauves-souris mutantes, un griffon et des rats géants, des réacteurs dorsaux et des gants lance-flammes... voici un rapide inventaire de ce que l'on peut trouver dans ce délirant et fort divertissant LATITUDE ZERO. Entre un génie du mal qui greffe des cerveaux humains sur des créatures hybrides, et un savant utopiste ayant inventé une formule immunisant contre les balles de revolver, le public est convié à un spectacle sans le moindre temps mort. Si ce film à l'ambiance « Steampunk » évoque fortement les œuvres de Jules Verne (notamment le personnage de Mc Kenzie, très proche du capitaine Nemo), les décors et monstres kitsch, les gadgets incroyables, et les personnages devenant presque des super-héros ne laissent aucun doute quant à l'origin{Photo 3 de Latitude Zero} e du film. Seul le Japon a été capable de réaliser de tels longs métrages, d'élaborer des scénarios saugrenus engendrant au bout du compte un film capable de réjouir autant les enfants que les adultes.

L'homme derrière LATITUDE ZERO n'est autre que Ishirô Honda, le père du Kaiju Eiga (film de monstre japonais), et créateur du légendaire Godzilla (GOJIRA, 1954). Son œuvre, comme celle de bien d'autres réalisateurs japonais, témoigne du traumatisme qu'a subi le Japon à la fin de la seconde guerre mondiale. Hiroshima et Nagasaki portent encore aujourd'hui les stigmates de la folie de l'homme ; et c'est ainsi qu'à travers ses films Honda s'est souvent évertué à avertir son public contre les dangers du progrès, les méfaits de la pollution, et en général du côté obscur de l'être humain. Pour LATITUDE ZERO, le cinéaste s'est entouré d'une distribution internationale, à forte consonance anglo-saxonne, englobant des acteurs prestigieux{Photo 4 de Latitude Zero} comme Joseph Cotten et Cesar Romero. Ce dernier, malgré une filmographie impressionnante, reste avant tout connu pour son interprétation du Joker dans le serial BATMAN que produisit William Dozier dans les années soixante. Joseph Cotten, quant à lui, fut célèbre dès le début des années 40, grâce à Orson Welles qui lui offrit le premier rôle dans CITIZEN KANE et LA SPLENDEUR DES AMBERSON. L'acteur enchaînera les films majeurs : LE TROISIEME HOMME, NIAGARA... puis connaîtra une seconde carrière dans le cinéma d'exploitation. On le retrouvera ainsi dans LADY FRANKENSTEIN, BARON BLOOD ou encore LE CONTINENT DES HOMMES POISSONS.

Moins connu, Richard Jaeckel a participé à pas mal de productions bis intéressantes, parmi lesquelles figurent deux films de William Girdler : GRIZZLY et DAY OF THE ANIMALS. Mais l'un de ses rôles les plus marquants est peut-être celui qu'il tenait dans MAKO : THE JAWS OF DEATH, et où il incarnait un vétéran du Vietnam capable de communiquer avec les requins. Les Japonais sont aussi bel et bien présents, fort heureusement, et ce n'est pas une surprise de voir un visage familier du Kaiju Eiga : Akira Takarada, qui a joué dans une demi-douzaine de Godzilla, dont le tout premier. Pour l'anecdote, le personnage du français Jules Masson est campé par Masumi Okada, qui présente la particularité d'être né à Nice et d'avoir vécu les quatre premières années de son existence dans notre pays.

LATITUDE ZERO est assurément un film majeur de la science-fiction japonaise, même si les monstres géants exotiques sont ici remplacés au profit d'une histoire d'influence plus occidentale, puisque proche de l'univers de Jules Verne. Ce qui ne nous empêchera pas d'apprécier les costumes et diverses tenues très « flashy » des héros et aussi des personnages féminins, comme la ravissante Linda Haynes. Ce mélange de genres ne rend ce film que plus agréable à regarder.

Philippe Chouvel
22/12/2009
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