Le Diable à Sept Faces

Il diavolo a sette facce


ORIGINE
Italie
Le Diable à Sept Faces Affiche

ANNEE
1971
REALISATION

Osvaldo Civirani

INTERPRETES
Carrol Baker
George Hilton
Stephen Boyd
Critique Le Diable à Sept Faces
{Photo 1 de Le Diable à Sept Faces} Une femme est persécutée par des malfrats désireux de retrouver un diamant très couteux...

Comme le remarque fort justement Monster Bis, LE DIABLE A 7 FACES est généralement considéré comme un giallo grâce à ses deux vedettes, Carol Baker (après les sexy-thrillers d'Umberto Lenzi) et George Hilton (acteur fétiche de Sergio Martino pour ses giallos). La publicité de l'époque a dû jouer là-dessus aussi par la grâce de ce titre si particulier qui évoque LE CHAT A 9 QUEUES. On dirait que les scénaristes n'ont pas pu ou voulu écrire un film à la Argento mai{Photo 2 de Le Diable à Sept Faces} s que le producteur a tout fait pour le vendre comme tel, au risque de décevoir le public dont il se moquait certainement. Effet de mode oblige !

En réalité, le film de Osvaldo Civirani n'est qu'un simple policier sur fond de trafic de diamants. Un thème apparemment porteur en 1971 si l'on songe aux DIAMANTS SONT ETERNELS (tourné en partie à Amsterdam comme ce film) ou à NUIT D'AMOUR ET D'EPOUVANTE de l'excellent Luciano Ercoli, qui n'en signait pas moins un vrai giallo comme on les aime.

Qui ne tuerait-on pas pour une poignée de diamants ?

L'intri{Photo 3 de Le Diable à Sept Faces} gue se traîne hélas une heure durant, avec beaucoup de bavardages et quelques scènes de fausse peur qui achèvent de donner une vague coloration giallo au métrage. On a ainsi droit à un photographe inquiétant (bon début), à un chinois portant masque de gorille ( !) et couteau étrange (ridicule) et à une impeccable scène d'angoisse avec découverte d'un cadavre de femme.

Caroll Baker, qui eut ses fans, ne vaut pas l'autre star du giallo Edwige Fenech (elle est plus âgée aussi) mais heureusement George Hilton est très convainquant dans un rôle semblable à{Photo 4 de Le Diable à Sept Faces} celui qu'il tenait dans l'excellent QUEUE DU SCORPION. Le casting nous offre aussi la joie de retrouver ces sales trombines de Franco Ressel, Ivano Staccioli et Luciano Pigozzi. Toujours un plaisir !

Osvaldo Civirani filme aussi quelques bagarres, une poursuite en voiture et une éprouvante scène de torture où la pauvre Baker a la tête plongée plusieurs fois dans une baignoire. Très dur. Et choquant quand on voit qui la torture.

A la fin Carol Baker est traquée dans un moulin par un Luciano Pigozzi déchaîné, puis sauvée par le sadique de la baignoire qu'elle écrase sous les chenilles d'un engin de chantier après une course haletante. Tout ce final remarquablement troussé réveille et captive enfin le spectateur. C'est le meilleur moment du film, et quelle bonne idée que celle du moulin ! Comment peut-on tourner en Hollande sans utiliser aussi ce décor fabuleux ?

Si LE DIABLE A 7 FACES avait fait preuve d'un tel rythme et d'une inspiration pareille pendant toute sa durée, quel bon polar il aurait été ! Hélas... son rythme est définitivement pépère, comme la musique du pourtant brillant Stelvio Cipriani.

Patryck Ficini
22/12/2009
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Sueurs Froides.fr > Critique > Retrospective
AUTEUR DE L'ARTICLE: Patryck Ficini
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