Le monde enfin

Quand la nature reprend ses droits


Le monde enfin Affiche

LITTÉRATURE
ANNEE
2006
AUTEUR

Andrevon Jean-Pierre

AUTEUR DE L'ARTICLE: Angélique Boloré
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Critique Littéraire Le monde enfin
La planète Terre connaît un bon coup de balai qui la débarrasse de ses parasites les plus nuisibles : les Hommes.

Un virus éradique l'humanité en quelques jours. Au traumatisme de la brutale extinction s'ajoute celui de l'anéantissement de la race humaine car les rares survivants n'ont plus aucun espoir. L'humanité ne pourra pas se relever d'un si cruel manque d'individu pour perpétuer l'espèce. Mais si l'espèce humaine s'éteint,les autre prolifèrent et reprennent enfin leurs droits alors finalement, il ne s'agit là que d'un mini drame.

Ce livre qui décrit un monde post-apocalyptique est très intéressant et différent car il se présente sous la forme d'un personnage récurrent, un vieillard qui traverse la France et de plusieurs récits se passant à divers moment de l'extinction, quelques jours avant, pendant, quelques années plus tard, presqu'un demi-siècle après.

Le livre pourrait passer pour une ode à la nature et un pamphlet de l'humanité si les personnages dépeints n'étaient pas aussi approfondis et touchants. On est loin d'une vision totalement nihiliste, il s'agit de l'extinction du genre humain qui ressemble à une douce torpeur, à un tendre endormissement. On est loin de la fureur et des cris généralement observés quand on parle du possible anéantissement du genre humain.Le livre fait un peu trop franco-français avec des références et lieux qui n'intéressent que les Gaulois. On ne peut cependant nier qu'Andrevon dépeint avec poésie ses personnages, sa nature et son histoire.

Les différents récits sont également inégaux, certains s'avèrent plutôt obscurs et moins haletants et le style d'écriture peut parfois rebuter le lecteur. L'avalanche de vocabulaire et l'emphase sont particulièrement présentes lors des longues descriptions de la faune et la flore qui envahissent à nouveau le monde. Malgré tout, certaines histoires, certains passages ou personnages sont ahurissants de crédibilité et poignants, en particulier au début du livre. A titre d'exemple, les récits annonçant l'arrivée du virus, décrivant l'extinction, narrant la misérable survie de quelques-uns sont d'une qualité dramatique et d'une pureté narrative rarement vues.

Angélique Boloré
30/11/2013
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