Le sens du devoir 7

Huang jia shi jie: Zhi hai lang
In the line of duty 7: Sea Wolves


ORIGINE
Hong Kong
Le sens du devoir 7 Affiche

ANNEE
1991
REALISATION

Siu-keung Cheng

INTERPRETES
Cynthia Khan
Simon Yam
Gary Chau
AUTEUR DE L'ARTICLE: Frédéric Pizzoferrato
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Critique Le sens du devoir 7
{Photo 1 de Le sens du devoir 7} La longue saga LE SENS DU DEVOIR, débutée au milieu des années 80, en arrive, en 1991, à son septième épisode même si les liens avec les précédents restent, comme toujours, ténus. Une nouvelle fois, Cynthia Khan s'impose comme la star incontestée du long-métrage et incarne l'inévitable et interchangeable femme flic adepte des méthodes expéditives et des coups de pieds rageurs. Douée en arts martiaux, la jeunette (23 ans à l'époque du tournage) reprend un rôle bien rôdé puisqu'elle débuta sa carrière trois ans plus tôt dans LE SENS DU DEVOIR 3. Khan enchaina ensuite les séquelles (LE SENS DU DEVOIR 4 et 5), dérivées plus ou moins officielles (LE SENS DU DEVOIR 6), préquelle (NOCES DE FEU) et remake (YES MADAM 92) tout en apparaissant également dans le{Photo 2 de Le sens du devoir 7} quatrième volet de la série concurrente THE INSPECTOR WEARS SKIRT. Bref, Khan constitue l'atout majeur d'un film qui, par contre, ne peut surement pas se reposer sur son scénario, lequel se révèle très classique et guère passionnant. Heureusement, quelques rebondissements plaisants aident à en digérer les invraisemblances et autres facilités pour aboutir à un résultat globalement sympathique.

Après une scène d'action musclée au cours de laquelle l'inspectrice Rachel Yeung met hors d'état de nuire une bande de trafiquants de drogue dirigés par Philip Kwok, la véritable intrigue de LE SENS DU DEVOIR 7 commence. Un cargo croise, en pleine mer, la route d'un petit bateau sur lequel se trouvent quelques dizaines d'immigrants vietnamiens espérant recomm{Photo 3 de Le sens du devoir 7} encer leur vie à Hong-Kong. Malheureusement, le cargo est peuplé de pirates retors qui, après avoir secourus les clandestins, les massacrent à coup de machette pour s'emparer de leurs maigres économies. Le seul survivant est Gary, un type musclé (« il ressemble à Stallone » dira plus tard une demoiselle), un ami de John (le toujours efficace Simon Yam), un des pirates qui le cache dans les cales du cargo. A l'arrivée du navire à Hong Kong, la police le fouille et découvre Gary mais celui-ci, devenu providentiellement amnésique, prend la fuite. Il échoue finalement chez une prostituée, Yelia, une copine de l'inspecteur Yeung. Soupçonné de meurtres, Gary se trouve malgré lui entrainer dans une salle affaire et tente d'échapper à la police et aux pirate{Photo 4 de Le sens du devoir 7} s décidés à le supprimer pour éviter tout problème.

Même s'il recourt à de commodes clichés (comme l'amnésie du héros), LE SENS DU DEVOIR 7 se suit sans ennui et déroule son intrigue sur un rythme soutenu. Bien sûr, comme souvent (toujours ?) avec les séries B d'action « girls with guns » hongkongaises, de pénibles tentatives humoristiques ralentissent inutilement l'intrigue. Ici, la sympathique prostituée Yelia (jouée par Wong Yuk-Hang) apporte l'élément comique souhaité par les producteurs mais, heureusement, cette comédie se limite à quelques brèves scènes. Durant l'essentiel de son temps de projection, LE SENS DU DEVOIR 7 s'avère, en effet, sérieux et même violent, ponctué de nombreux meurtres brutaux et de quelques massacres à l'arme blanche bien sanglants. Au niveau de l'action, Philip Kwok (ancien membre des célèbres Venoms de la Shaw Brothers) chorégraphie de beaux combats qui reposent sur une habile combinaison d'arts martiaux, d'armes blanches et d'armes à feu. Le spectacle, varié, est donc efficace, en particulier lors du final très musclé, situé sur un bateau, où, durant un bon quart d'heures, les « gentils » et les «méchants » s'affrontent énergiquement.

Sans pouvoir rivaliser avec les meilleurs épisodes de la saga (en particulier LE SENS DU DEVOIR IV qui demeure encore aujourd'hui un classique du polar burné en provenance de Hong Kong), ce septième volet s'affirme comme un honnête divertissement. A déguster sans se prendre la tête pour les amateurs de divertissement gentiment bis.

Frédéric Pizzoferrato
03/03/2012
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